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Les meilleurs postes pour la truite au leurre à l’ouverture

Pour réussir à capturer une truite dès le mois de mars, il faut avoir à l’esprit les conditions de pêche que l’on peut rencontrer car celles-ci influencent le comportement des truites sur leurs tenues. Les postes de pêche à privilégier vont donc évoluer en fonction des conditions et il faudra s’adapter pour réussir ses parties de pêche d’ouverture et de début de saison.

La saison influence l’activité des truites

En France, l’ouverture de la truite intervient chaque année le second samedi de mars. De fait, c’est toujours l’hiver et la Nature est en sommeil. Les arbres sont dépouillés et une gelée matinale est toujours possible. Selon les années, les niveaux d’eau sont quelquefois suffisants. Ainsi, on peut débuter la saison avec un cours d’eau presque en étiage. Mais parfois c’est l’inverse qui se produit. La rivière est en crue s’offrant une belle coloration “chocolat au lait”. Mars est réputé pour ses giboulées, violentes averses passagères qui sont annonciatrices de l’arrivée du printemps.

En altitude, le changement de saison se fait avec un temps de retard par rapport aux départements de plaine. Ainsi en 2018, vers le 15 avril, j’ai eu l’opportunité d’aller pêcher en Haute-Loire sur l’Arzon, petite rivière de plateau. Les conditions étaient les mêmes que celles que je rencontre début mars sur mes parcours habituels en plaine. Déroutant !

Autre aspect à prendre en considération, Dame Fario sort de sa période de frai, elle n’est pas au mieux de sa forme, affaiblie et amaigrie. À cette époque de l’année, les eaux sont froides (7-8°C), cela influe directement sur le métabolisme des truites. Leurs périodes d’activité dans la journée sont de fait réduites. De plus, les proies disponibles peu nombreuses, dans le milieu elles se limitent à du poisson fourrage d’accompagnement (chabot, vairon, goujon…) et-ou aux invertébrés cachés sous les pierres (gammares, porte-bois…).

Les heures les plus chaudes (11-15 heures) et les secteurs s’offrant rapidement aux rayons du soleil sont à privilégier.

Les postes clefs à ne pas négliger !

À cette période de l’année, et pour tenir compte du contexte saisonnier évoqué plus haut,  je me concentre sur les postes les plus profonds, les moins courants et offrant de nombreuses caches potentielles. Voici ma définition d’un poste clef pour pêcher la truite en début de saison.

Le courant régulier

C’est à dire une veine d’eau sans turbulence. Sur la photographie, le courant est profond et il longe une berge sur laquelle se trouve deux vieilles souches. Les racines immergées, plus l’eau qui s’écoule sous la berge offrent de nombreuses caches. L’absence de feuillage permet au soleil d’atteindre l’eau et favorise son réchauffement.

En début de saison, les truites seront postées à proximité de la sous-berge en rive gauche ou derrière une pierre dans le profond du courant. Quant à la tête de courant, elle n’abrite en mars généralement aucun poisson ! Il n’en sera pas de même quelques semaines plus tard, quand les jours s’allongeront et que les températures commenceront à monter.

Poste clef courant régulier

La fosse ou cuvette

Une fosse se définit par sa profondeur, sa vitesse d’écoulement lente, son substrat généralement sableux. Un poste très souvent pris d’assaut en début de saison. Certaines fosses ne font que quelques mètres carrés, d’autres sont immenses. 

Le poisson peut se tenir aussi bien dans le milieu du courant ou sur une bordure. Les poissons les plus actifs pourront se tenir entre deux eaux, mais souvent les truites sont posées sur le fond, s’économisant au maximum. C’est le genre de poste occupé toute l’année, où l’on est susceptible de faire plusieurs poissons, si l’on pratique avec méthode.

Postes clefs la fosse

La cascade

Voilà une jolie rupture de pente, de fortes précipitations génèrent ce jour-là un courant plus violent qu’à l’accoutumée. L’écume rend la visibilité des postes plus difficile. La connaissance des lieux permet de détecter de nombreux blocs rocheux susceptibles d’abriter quelques truites.

La violence du flot tombant creuse une fosse sous la cascade. Le courant de surface est toujours plus rapide que celui des couches d’eau inférieures. Les belles truites aiment à se tenir sous la cascade, dans une anfractuosité du seuil. Il ne faut pas négliger les contre-courants, remous à proximité immédiate de la veine d’eau principale et rapide. Dans cette zone morte se tient toujours quelques poissons qui sauront saisir un petit poisson désemparé par la violence du courant.

Poste clef : la cascade

La vidéo ci-dessous présentée par Florian illustre bien cet article. Pour conclure, je ne peux que vous recommander la lecture, de mon article intitulé « Quels leurres pour la truite en début de saison ? » dans lequel est précisé pour chaque type de leurres la configuration dans laquelle ils vont exceller.

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A propos de l'auteur
Je pêche exclusivement aux leurres. J'adore pratiquer en ruisseau et petites rivières, biotopes qui exigent pour réussir une approche discrète et un bon niveau technique. A l'inverse, j'aime aussi arpenter les berges de Saône à Lyon, en street-fishing où j'y traque assidûment la perche. Sans compter, l'usage du float-tube que j'ai beaucoup utilisé à une époque pour chercher le brochet. Et pour finir, je suis un pêcheur engagé, bénévole depuis 2011 dans une AAPPMA.

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