FISHARE, la pêche moderne

Retrouvez sur fishare-peche.fr toutes les techniques de pêche modernes respectueuses du poisson et de son environnement. Vous pouvez lire nos articles ou visionner nos vidéos. Tout y est traité : matériel de pêche, comportement du poisson ou encore réflexions philosophiques sur la pratique de la pêche sportive.

La plupart des espèces de poissons d'eau douce sont illustrés dans nos récits. Nous adorons pêcher le brochet, la truite, la carpe ou encore le chevesne et le black bass.

FISHARE, le goût du partage

Vous nous connaissez déjà peut être par le biais de nos aventures en vidéo, accessibles sur Youtube ou sur la partie vidéo du site. Avec fishare-peche.fr, nous souhaitons partager notre philosophie de pêche moderne de manière différente.

Une équipe de rédacteurs sélectionnés pour leur approche de la pêche ainsi que pour leur plume vous partagent leurs meilleurs conseils. Techniques de pêche, test de matériel, tutos de pêche, réflexions sur leur pratique... Ce sont autant de thématiques que vous pouvez retrouver régulièrement sur le site.

NOS DERNIERS
ARTICLES

Lisez nos derniers articles. Retrouvez des conseils sur la pêche qui vous ressemble.

Fabriquer ses assist hook – Bricoleurre

Dans cet article, Pierre-Vincent nous propose de fabriquer nos propres assist hooks. Mais d’abord, à quoi servent les assist hooks ? Très souvent, les hameçons des poissons nageurs et autres leurres vendus dans le commerce sont équipés d’hameçons triples. Bien des pêcheurs sont désormais soucieux de respecter les poissons capturés car ils pratiquent le « no-kill » ou bien le prélèvement raisonné. Ils veulent donc donner le maximum de chances au poisson de repartir dans de bonnes conditions. Le passage des « triples aux simples » est donc l’une des illustrations de cette démarche respectueuse. Vous pouvez d’ailleurs regarder cette vidéo pour en savoir plus : Changer ses hameçons de poisson nageur (triples / simples).

Lorsque l’on cherche des hameçons plus respectueux, on peut choisir des hameçons simples « classiques » comme les Decoy Troutin Single que nous conseillons, vendus avec ardillons que vous pouvez écraser bien entendu. On peut aussi choisir des assist hooks qui permettront de donner moins d’appui sur le leurre au poisson ferré et donc, moins de chances de se décrocher. Vous pouvez par exemple vous orienter vers les Sure Hook de chez Smith. Mais avec un peu de temps, vous pouvez fabriquer vos propres assist hooks personnalisés à faible coût !


1/ LE MATERIEL

Il vous faudra du vernis, de la soie de montage de mouches et quelques outils de Fly Tying (montage de mouche en français) peuvent vous être utiles mais ne sont pas indispensables.

Pour les hameçons, choisir des hameçons forts de fer et bien piquants, car il n’y a rien de plus rageant que de se faire ouvrir un hameçon par une grosse truite.

Pour ma part, j’utilise des hameçons à mouches dont l’oeillet n’est pas gênant : le mieux, ce sont les hameçons palettes.

2/ LES LEURRES

Sur certains leurres, il est indispensable d’utiliser les bonnes tailles d’hameçons pour éviter qu’ils se croisent. Sur certains leurres, type d-contact 50, je recoupe les hameçons pour avoir la bonne taille.

3/ LE MONTAGE

1. Prendre un morceau de backing d’environ 5 cm et fixer votre soie de montage.
2. Descendre à la moitié de l’hameçon puis fixer votre morceau de backing.
3. Remonter la ligature jusqu’à atteindre l’oeillet.
4. Former une boucle. Réajuster votre boucle avant de la fixer définitivement par plusieurs tours de soie de montage.
Lorsque vous arrivez au 3/4 de votre ligature, coupez l’excédent de backing.
5. Lorsque vous arrivez au 3/4 de votre ligature, coupez l’excédent de backing.
6. Continuez jusqu’à l’emprisonner.
7. Une fois arrivé au bout de votre ligature, faire une ou deux clefs pour sécuriser, puis couper.
8. Si vous n’êtes pas sûr de votre noeud, mettre un point de colle, type Glue.

4/ VERNIS

Une fois vos hameçons faits, il vous reste à les vernir. Deux solutions :

-le vernis bi-composant, si vous avez fait de nombreux hameçons et si vous n’êtes pas pressés;

-le vernis prise rapide, sans hésiter à mettre plusieurs couches.

(Pour ma part, je mets une petite goutte de vernis sur le backing pour le protéger des abrasions)

Voilà, il ne reste plus qu’à vous lancer ! Et pensez aux hameçons sans ardillons pour nos Belles…

Laissez parler votre imagination pour le choix de vos réalisations…

Article imaginé par Pierre Vincent

assist hook
assist hook
assist hook
assist hook
assist hook

Le street fishing vu par un pêcheur old-school – Episode #01

 

J’habite à Lyon. La Saône coule à 5 minutes de chez moi. En toute logique, je devrais être un street fisher expérimenté mais c’est loin d’être le cas ! L’urbanisation des berges, leur propreté douteuse, la difficulté à identifier les postes à pêcher, m’ont longtemps éloigné de ces berges.

J’ai décidé que la saison 2017 serait mon année de découverte de cette pêche urbaine.

Il me semble naturel de vous faire part de mon retour d’expériences, il vous permettra peut-être de vous décider à vous mettre au street fishing ou de progresser dans cette pêche si particulière.

Des sessions ultra-courtes

Une session truite avec les temps de trajet me fait m’absenter 3 à 5 heures de chez moi, pour une sortie en float-tube il faut compter de 5 à 7 heures. Une sortie street ne dure en moyenne que 2 heures.

Je les réalise en semaine après le travail et avant que ma femme ne rentre de son boulot. Je pense pouvoir augmenter mon nombre de sorties par an de 10 à 20, et ainsi développer encore plus mes connaissances en pêche.

Chaque sortie pêche, même si elle ne dure que 30 minutes, contribue à développer vos connaissances du milieu, d’une espèce, de son comportement alimentaire, de ses tenues de prédilection.

C’est grâce à ce cumul d’expériences que vous allez acquérir au fil des années, que vous saurez de plus en plus vous adapter. Et au final prendre du poisson, quand le pêcheur moyen n’en fait pas ou peu.

Le matériel

Cela a été la première question que je me suis posé. Quelle canne prendre ? Une casting ? Une spinning ? Quelle puissance ? Quelle action ?

  • Mon choix s’est fait en fonction des espèces que j’allais cibler, la perche et le chevesne en priorité.
  • Mon choix s’est fait en fonction des leurres que j’avais pré-sélectionnés (hardbait taille 40 à 65, souples en 2 pouces, lame de 3 à 5 grammes, mini spinnerbait…)

J’ai choisi ma Damiki Blue Angel EX 662 Light, une canne achetée en 2008 et conçue à l’origine pour la traque du black-bass. Je connais sa réserve de puissance (ses records : brochet 75 cm ; truite fario 37 cm ; perche commune 42 cm et chevesne 60 cm) et je sais qu’elle peut lancer les leurres que j’ai sélectionné. Il est important de pêcher avec du matériel que l’on connaît bien et dans lequel on a pleine confiance. Je l’ai couplé à un de mes vieux moulinets un Shimano Exage 1000 garni en tresse 10/100ème blanche (qui offre plus de discrétion dans l’eau), avec une pointe en fluoro d’au moins 2 mètres de 25/100ème.

Je pense utiliser plus tard dans la saison, une casting de puissance 5-20 grammes pour pêcher plus creux en fin d’automne et début d’hiver.

La hauteur variable des quais

La hauteur variable des quais m’a posé un problème. Comment les pêcher au mieux ?

Ci-dessus, dans cette configuration, la hauteur du quai avoisine les 3 mètres. En fonction de l’envie du moment, je pêche :

  • Soit en utilisant une technique où la canne n’a pas à être orientée scion vers l’eau comme le drop-shot ou avec un leurre souple sur tête plombée animé façon mort-manié.
  • Soit en utilisant un poisson-nageur avec une bavette importante [crankbait tel que le diving chubby (Illex) ou un longbill minnow tel que Bevy Shad (Daïwa)], et en pêchant agenouillé voire même en pêchant assis sur le bord du quai, les pieds dans le vide.

Ci-dessus, dans cette configuration, la hauteur du quai est de moins d’un mètre. Il est facile d’avoir le scion au ras de l’eau, voire même dans l’eau pour permettre au leurre de pêcher le plus creux possible.

Les quais font parfois 5 à 6 mètres de haut. J’opte alors pour une animation sur un plan vertical avec une lame vibrante dandiné du fond vers la surface, ou un montage drop-shot.

L’une de mes premières belles perches capturées en street fishing, un poisson de 25 cm.

A bientôt pour un autre épisode,

Fabriquer facilement son micro spinnerbait – Bricoleurre

Un « pêcheur-bricoleurre » sommeille en vous ? Vous souhaitez réaliser un leurre unique à vos couleurs?
voici un guide rapide et visuel qui vous permettra de réaliser simplement vos propres « micro spinnerbait ».

Micro spinner bait

Temps de réalisation : 2 à 3 heures de travail (hors temps de séchages).
Difficulté : Moyenne 

  1. De quoi ai-je besoin ?
  2. Former l’armature de base
  3. Préparer la partie plombée
  4. Ponçage, peinture et résine
  5. Formation du corps du spinner
  6. Montage Final de la palette et de l’hameçon.

De quoi ai-je besoin ?

Outillage

  • Pince à bec long
  • Pince coupante
  • Pince à plier ronde
  • Pince spéciale à boucler
  • Pince universelle
  • Vrille de perçage ou perceuse manuelle de maquettisme
  • Lime d’horloger plate
  • Pinceaux à maquettes fins
  • Pinceau large
  • Aérographe (optionnel)
  • Outils de nail art
  • Mini Pince à anneaux brisés Smith
  • Troisième Main


Matériel

Former l’armature de base

Description : L’armature de base est constituée d’une tige de corde à piano terminée à une de ses extrémités par une boucle.

Étape 1 :
Couper environ 15 cm de corde à piano à l’aide de la pince coupante

Étape 2 :
A l’aide de la pince à plier ronde ou une pince à boucler pour former la première, boucle.


Étape 3 :

Prendre la boucle avec la pince plate et entourer le bout de corde à piano le plus petit en boucles serrées autour de la tige principale

Redresser doucement la boucle et reformer l’arrondi à l’aide de la pince à boucler et de la pince à bec long et couper l’excédent.
Cette boucle sera la boucle arrière où viendra s’accrocher l’hameçon.

Remarque: Préparez plusieurs tiges en prévision d’erreurs possibles sur les étapes suivantes ou si vous souhaitez fabriquer plusieurs spinner baits



Préparer la partie plombée

Description : Cette étape consiste à élargir un des trous de l’olivette pour permettre le passage de la corde à piano avec la vrille de perçage. Attention, à ne pas percer l’olivette entièrement le but est de constituer un réceptacle pour la partie plus épaisse à la base de la boucle.




Remarque: La tige de corde à piano sera fixée à l’aide d’une colle forte (Cyanoacrylate/ Epoxy)

Ponçage, peinture et résine

Description : Cette étape consiste à préparer l’olivette , la peindre et appliquer une résine de finition avant mise en forme définitive du spinner.

Étape 1 : Ponçage du plomb. Afin d’enlever toutes les imperfections et préparer la peinture, il faut à l’aide d’une lime de précision enlever les imperfections du plomb et obtenir ainsi une surface relativement plane. (pour rendre la surface encore plus lisse vous pouvez appliquer un mastique de carrosserie puis poncer avec un papier de verre à grain fin


Étape 2 : passage d’une première couche de résine pour servir de support à la peinture. (Séchage 1 heure)

Étape 3 :Peinture au pinceau ou à l’aérographe du spinner selon votre choix et votre inspiration (truite fario , fire tiger etc…..)



Remarque: Vous pouvez obtenir des points réguliers sur vos spinners en utilisant des outils de nail art

Étape 6 : Pose des yeux 3D et passage d’une couche de résine protectrice qui sert également à bien fixer les yeux dans la masse du leurre.


Étape 7 : passer de 2 à 3 couches de résines de finition.
Laisser bien sécher le leurre entre chaque couche (temps de séchage moyen 10 h entre chaque couche pour le vernis époxy présenté ici)

Remarque : un rendu optimal sera obtenu avec un tour de séchage

Les indispensables

Formation du corps du spinner

Description : Le but de cette étape est d’obtenir la forme suivante

Étape 1 : À l’aide de la pince à bec long, formez un premier angle d’environ 45 °.


Étape 2 : avec la pince à plier ronde à environ 2,5 cm de la base du plomb former une boucle pour que le fil revienne parallèlement sur la partie inférieure.

Étape 3 : Toujours avec la pince à plier ronde plier sur la partie supérieure à 5 mm de la boucle précédente pour venir former un angle droit avec la tige partant du plomb.


Étape 4 : Toujours avec la pince à plier faire une boucle complète à 2 cm environ sur le haut du « spinnerbait ».

Étape 5 : À l’aide de la pince coupante, enlevez la corde à piano en trop au ras de la dernière boucle.

Montage Final de la palette et de l’hameçon.

Outils :
– Pince à Bec long
– Mini Pince à anneaux brisés Smith

Matériel :
– 2 anneaux Brisés
– 1 palette
– Un émerillon barille
– Un hameçon simple taille 8 ou 10

Étape 1 : fixer l’émerillon à la boucle sur le haut du spinnerbait


Étape 2 : fixer un anneau brisé sur l’émerillon

Étape 3 : Fixer la palette


Étape 4 : fixer le deuxième anneau brisé sur la boucle en bas vers le plomb et fixer l’hameçon.

Le spinnerbait est maintenant terminé. Vous pouvez lui adjoindre un trailer de type virgule ou le laisser tel quel.

Voici quelques exemples










Vous pouvez voir l’efficacité d’un micro spinnerbait maison réalisé avec ce tutoriel dans cette vidéo Fishare : Les foufous de la pêche de la TRUITE AU LEURRE

Bonne Pêche à tous !

Pêche de la truite en été : techniques et astuces

Les conditions de pêche

A cette période de l’année, les eaux sont souvent basses et chaudes. Cela en raison du cumul de plusieurs facteurs :

  • La végétation prélève l’eau nécessaire à sa croissance,
  • Les activités agricoles (arrosage des maïs, abreuvage des troupeaux…) pompent souvent directement dans la rivière,
  • Les activités humaines (arrosage des jardins, pelouse, remplissage des piscines…) puisent eux aussi dans les ressources en eau,
  • L’allongement de la durée d’ensoleillement, de 6 heures du matin à 21 heures du soir contribue à l’évaporation d’une quantité importante d’eau,

Les besoins physiologiques de la truite

La truite est un poisson d’eaux vives avec des besoins en oxygène dissout important, sa survie est directement liée à la température de l’eau. Elle est considérée comme optimale entre 7 et 17 ° C.

Des eaux trop chaudes (+ de 19° C) vont amener la truite à chercher une zone de confort (courant, pied de cascade…) afin d’y bénéficier d’un taux d’oxygène dissout correspondant à ses besoins physiologiques. Elle va aussi réduire ses phases d’activités alimentaires, vers les pointes du jour et durant la nuit.

Le seuil létal est atteint à partir des 22° C… il faut savoir s’adapter pour espérer prendre une truite en période estivale.

Mes conseils 

  • Pêcher les extrémités du jour.
  1. Le coup du soir commence à mon sens vers 20 heures pour finir à la nuit tombante.
  2. Le coup du matin impose de se lever très tôt, pour être idéalement au bord de l’eau lorsque le jour se lève. Je préfère cette option. Car la fraîcheur de la nuit a contribué à faire baisser de quelques degrés la température de l’air, de l’eau et les truites sont souvent déjà à table au moment où vous arrivez au bord de l’eau. Vers 9 heures du matin vous pourrez rentrer chez vous, et profiter des activités de baignades avec vos amis ou votre petite famille.
  • Le parcours de pêche doit avoir les caractéristiques suivantes : très ombragé, comportant de nombreux courants bordés de caches (bloc de pierre, enrochement, dessous de berges…), des zones oxygénées où l’eau est brassée.
  • Le matériel, c’est l’occasion rêvé pour pratiquer en UL, à défaut une canne de puissance Light (2-6 grammes) convient tout à fait. Côté les leurres, il va falloir réduire les tailles : cuillères n° 00 ou 0 et poissons-nageurs (28 à 40 mm).
  • L’équipement du pêcheur, oublier vos cuissardes et autres waders, même ceux dit respirant ! Une paire de chaussures en toile et un pantalon de randonnées léger qui sèche vite conviennent à merveille. L’épuisette me semble impérative pour abréger les combats et permettre une remise à l’eau rapide d’un poisson dans une eau surchauffée. Les lunettes polarisantes (verres jaunes) sont une aide précieuse pour voir le poisson.
  • L’approche sera l’une des clefs de la réussite. Vous devrez attaquer les postes de plus loin qu’à l’accoutumé, vous agenouiller pour vous dissimuler à la vue de la truite suivant votre leurre, vous tenir en retrait sur la berge. Evitez autant que possible de marcher dans l’eau, si vous devez le faire faites-le avec une extrême prudence.
  • La précision sera une autre clef pour réussir. Vous devrez être capable de propulser votre leurre sous une frondaison, où l’ombre offre un poste apprécié des truites. Vous devrez poser votre leurre à chaque lancer au bon endroit, en cette saison la truite ne donne aucune seconde chance au pêcheur maladroit.
  • Soyez attentif au changement de temps, un temps couvert, des orages, une pluie soudaine après une période caniculaire sera une opportunité à ne pas rater pour réussir sa pêche.

 

 

Traque du chevesne en période estivale : conseils et astuces

Présentation : Le chevesne est considéré comme un cyprinidé d’eau vive car il fréquente les eaux claires et courantes de plaines ou de moyenne altitude (jusqu’à 1 000 m).  Il affectionne un substrat mixte (rocheux et sableux) et riche en abris (végétation tant aquatique que rivulaire et les abris en sous-berges). 

Le chevesne est grégaire, vivant en bancs qui se tiennent dans le courant. Il est souvent à proximité de la surface et la tête dirigée vers l’amont dans l’attente d’une nourriture dérivante à l’affût  le long des berges et/ou à proximité des herbiers.

C’est prédateur vorace qui recherche ses proies visuellement, omnivore il consomme aussi bien du poisson que des plantes aquatiques.

La ponte se déroule d’avril à juin, à des températures proches de 15° C sur des fonds d’herbiers ou de graviers. Sa croissance est plutôt lente comme le démontre une étude menée sur la Seine : il atteint la taille de 25 cm a 5 ans… et les 40 cm vers l’âge de 12 ans.

Source : la biologie des poissons d’eau douce européennes de Jacques BRUSLE et Jean-Pierre QUIGNARD 

Le chevesne ayant une valeur gustative jugé médiocre, il a longtemps été peu recherché. Grâce à ce faible intérêt culinaire et à sa rusticité son aire géographique s’étend a presque toute la France, où il est jugé très commun. Il n’est pas rare d’observer de très beaux spécimens dépassant les 50 cm maraudant en surface, les prendre est une autre histoire.

Le matériel

Un ensemble prévu pour la truite, soit une canne de puissance ultra-light (1-5 g) ou light (2-8 g) convient à merveille, coupler à un moulinet de taille 1000 à 2500 garni de tresse fine (6 à 8/100ème) ou de nylon (14 à 18/100ème). Je recommande l’usage d’un bas de ligne de discrétion si vous pêchez en tresse, de minimum de 2 mètres en fluorocarbone de 16 à 22/100ème en fonction de l’encombrement des lieux et de la taille des sujets visés.

Les accessoires indispensables : une bonne paire de lunettes polarisantes qui vous permettrons de voir les poissons postés ou suivant votre leurre ; une épuisette pour abréger les combats et se saisir d’un beau sujet en toute sécurité, sa prise en main n’étant pas évidente du fait d’un mucus glissant ; des waders respirants ou une paire de cuissardes sont fort utiles pour une pratique en wading ; un gilet de pêche dont les poches contiendront tout le nécessaire (coupe fil, pince pour décrocher, carte de pêche, téléphone…).

Mon top 5 des leurres pour le chevesne :

  1. Un wakebait comme le Mitts 28 (Illex), ce leurre a la capacité de faire monter un poisson évoluant dans les couches d’eau inférieures ou de le faire venir de très loinUne vidéo sera certainement plus parlant – https://youtu.be/xfWafNzMY1Q
  1. Un stickbait comme le Mebapen (Smith), le leurre qui peut vous permettre de prendre un très gros.
  2. Un minnow comme le Tiny Fry 38 (Illex) un leurre passe partout.
  3. Une imitation d’alevin montée sur une tête plombée, comme le Power minnow 2″ coloris Smelt (Berkley) ramené par petits bonds dans une fosse sablonneuse ou le long d’enrochement. N’hésitez pas à faire des pauses, le chevesne prend souvent à l’arrêt.
  4. Un petit crankbait flottant pour des récupérations linéaires sous moins d’un mètre d’eau, comme le Saki 27 F (Adam’s).

Les postes qu’affectionnent le chevesne :

Frondaison.

Les plus gros chevesnes se tiendront sous les branches dans l’attente d’une proie dérivante ou tombante des branches. Ils peuvent se tenir immobile poster comme le serait une truite. Pour réussir en ces lieux, il faut être précis pour atteindre le dessous des frondaisons et discret dans son lancer pour que l’impact n’effraie notre ami le chevesne.

Pour un poser discret, apprenez à utiliser votre index tendu contre la lèvre de la bobine de votre moulinet, le frottement du fil contre celui-ci ralentira son déroulement assurant ainsi une entrée dans l’eau ultra-discrète.

Le chevesne est un poisson curieux, il viendra toujours observer ce qui est tombé, parfois longuement avant de le gober ou de s’en détourner. N’animez pas tout de suite votre leurre, laisse le rond se dissiper avant de commencer votre animation, c’est là où les lunettes polarisantes sont précieuses. Si le poisson se détourne, une courte accélération du leurre peut le décider à mordre.

Nénuphar ou autres herbiers aquatiques.

Le chevesne peut se tenir sous les feuilles ou évoluer dans les trouées et couloirs d’eau libre comme un brochet. Il vaut mieux utiliser un leurre qui n’accrochera pas une tige sinon sa perte sera quasi inévitable.

Mon conseil, c’est l’occasion de sortir un leurre de surface comme le Mitts 28 dont la bavette orientée à 90° permettra de franchir les obstacles par un effet de bascule, et l’hameçon simple sans ardillon d’origine s’avère peu accrocheur sauf pour les chevesnes. 😉

Pont.

En ces lieux, le chevesne peut être posté dans le courant formé par une accélération entre deux piles, ou se tenir contre l’une des piles, à l’ombre pour les plus beaux sujets.

Mon conseil, ce poste s’exploite de deux façons : soit avec une imitation d’insecte depuis le tablier du pont soit avec un petit crankbait ou un wakebait depuis la berge par l’aval. Sur un poisson repéré faîte tomber le leurre juste derrière sa queue, il va se retourner et gober sans réfléchir.

Lundi 1er Septembre 2014 – Vacances en Saône et Loire

Arbre noyé. D’autant plus excellent s’il est à proximité d’une frondaison et donnant sur une rive profonde.

Mon conseil, un crankbait flottant ramené linéairement peut faire merveille.

Bordure. Le chevesne aime à être calé contre la berge, parfois dans très peu d’eau.

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