FISHARE, la pêche moderne

Retrouvez sur fishare-peche.fr toutes les techniques de pêche modernes respectueuses du poisson et de son environnement. Vous pouvez lire nos articles ou visionner nos vidéos. Tout y est traité : matériel de pêche, comportement du poisson ou encore réflexions philosophiques sur la pratique de la pêche sportive.

La plupart des espèces de poissons d’eau douce sont illustrés dans nos récits. Nous adorons pêcher le brochet, la truite, la carpe ou encore le chevesne et le black bass.

FISHARE, le goût du partage

Vous nous connaissez déjà peut être par le biais de nos aventures en vidéo, accessibles sur Youtube ou sur la partie vidéo du site. Avec fishare-peche.fr, nous souhaitons partager notre philosophie de pêche moderne de manière différente.

Une équipe de rédacteurs sélectionnés pour leur approche de la pêche ainsi que pour leur plume vous partagent leurs meilleurs conseils. Techniques de pêche, test de matériel, tutos de pêche, réflexions sur leur pratique… Ce sont autant de thématiques que vous pouvez retrouver régulièrement sur le site.

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Pourquoi choisir un guidage de pêche ?

Depuis deux ans, j’ai pris l’habitude d’agrémenter mes courtes vacances par des instants de pêche. Je me suis longtemps questionné sur comment :

  • Apprivoiser une nouvelle méthode de pêche dans un environnement inconnu ?
  • Ne pas se tromper dans le choix des techniques et/ou des leurres ?
  • Obtenir des résultats dans des temps très brefs ?

Le guidage de pêche, une solution intéressante

Je recommande de choisir un guide qui vit sur place. En effet, il connaît les lieux et les secteurs qui donnent du résultat au moment où vous venez pêcher chez lui. Il pêche là depuis de nombreuses années, et tout au long de la saison. Il fera son maximum pour que son client prenne du poisson.

Il est là pour vous faire partager ses connaissances tant sur l’apprentissage d’une technique ou d’un matériel (tel qu’un sondeur) que sur le milieu aquatique. Ce qu’il vous transmettra pourra vous servir sur vos parcours habituels de pêche. De retour chez vous, vous aborderez probablement la pêche sous un autre angle.

Mes expériences

Franchissant les quelques barrières financières et psychologiques qui me retenaient, j’ai donc expérimenté trois guidages de pêche dans trois configurations et zones géographiques différentes :

Prestation et pêche pratiquée Temps de pêche – Période Nombre de personnes Le guide Le lieu Le coût
Pêche à la truite + 2 nuits en location gîte 3 épis 10 heures /
Une journée de guidage
3 personnes Guillaume VERNET Cantal 355 €
Pêche du bar en bateau 6 heures / Le matin au soleil levant 1 personne Stéphane MACREZ Bretagne (Archipel des Glénans) 180 €
Pêche en Guadeloupe, abord de mangrove 6 heures / L’après-midi et couché du soleil 2 personnes Vincent VAILLANT Baie-Mahault / Guadeloupe 260 €

De ces trois expériences, j’ai retiré un réel plaisir et j’ai appris à chaque fois des techniques de pêche que je ne connaissais pas avant ou que je ne savais pas vraiment maîtriser.

À chaque session je n’ai fait aucun capot, et plus encore j’ai toujours fait de belles prises voir manqué de très jolis poissons par manque d’expérience. C’est la pêche !

Ces professionnels vous offrent la possibilité de pêcher avec votre propre matériel ou de vous prêter le leur. À chaque fois que j’ai amené mon matériel, au final je ne l’ai pas utilisé. Le matériel fourni était d’excellente qualité.

guidage peche dans le cantal à truite area
On se prépare à affronter les poissons spécimen à Truite Area dans le Cantal
guidage de peche dans l'archipel des glenans avec la prise d'un bar
Un très joli bar pris au lever du jour dans l’archipel des Glénans
guidage de peche en guadeloupe avec la prise d'un barracuda
Un des nombreux poissons pris lors de mon voyage en Guadeloupe : un barracuda !

Le coût « abordable » d’un guidage de pêche

Le principal frein à la décision de faire appel aux services d’un guide de pêche est le prix à payer pour l’aventure. C’est un budget  ! Mais faîtes le calcul, en moyenne 6 heures de pêche revient à 150 euros, soit 25 euros de l’heure.

N’oublions pas qu’ils ont des charges de fonctionnement (20 à 25 %). Finalement, une partie de pêche de 6 heures rapporte au guide de pêche une moyenne allant de 80 à 100 euros, soit entre 13 à 15 euros de l’heure. Il faut donc beaucoup travailler pour se faire un salaire correct…

Le prix comprend le prêt du matériel (canne, moulinet, leurres) et la mise à disposition d’un bateau sans que vous ayez à payer de suppléments. Les guides, pour certains, concluent des partenariats avec des marques distribuant du matériel de haute qualité dont vous pourrez profiter.

Conseils à suivre

Pour bien vivre cet instant privilégié, il faudra souvent se mettre dans certaines conditions, qui vous permettrons de vivre une expérience inoubliable. Je vous recommande :

  • D’écouter tous les conseils distillés par  le guide de pêche et de vous fier à ses recommandations, sous peine de passer à côté d’une belle session. N’oubliez pas que vous êtes sur leur terrain de jeu/travail. Ils connaissent parfaitement les spots et les conditions de pêche. Faîtes-leur confiance !
  • De vous lever tôt. L’aventure commence quand le soleil n’est pas encore levé.
  • De faire un peu de route. En effet, les spots de pêche ne sont pas souvent là où nous sommes basés en vacances. Il faut souvent prendre la voiture pour rejoindre le point de rendez-vous situé à plusieurs kilomètres.
  • D’accepter de pêcher avec le matériel fourni.
  • D’avoir le pied un peu marin si vous pêchez en mer en embarcation. Pour ne pas gâcher bêtement une sortie en bateau, attention à la loi des « 5 F » : froid, faim, frousse, foif (😅) et fatigue. Si avant d’embarquer, vous ne souffrez d’aucun de ces maux, tout devrait bien se passer.

Votre guide se donnera à fond pour vous faire ferrer du poisson. Mais, n’oublions pas ce que nous aimons dans la pêche : l’imprévisible. Et parfois, ça peut être des pêches difficiles. Soyez aux aguets sur les touches ! Vous aurez des opportunités et… des ratés ! Be focused !

En conclusion

Je compte bien continuer à vivre ces expériences de pêche qui sont nourrissantes, passionnantes et enrichissantes au possible !

De plus, je trouve qu’il est primordial de faire vivre des gens passionnés comme ces guides, pour nous pêcheurs qui demandons à nous perfectionner et voir des poissons qui nous font rêver.

Merci à vous, les guides de nous faire rêver et continuez à faire votre travail toujours avec passion.

Comment reconnaître une frayère à truites ?

Le frai chez la truite a lieu en fin d’automne/début d’hiver. Les poissons construisent des frayères qui assurent à la fois la protection et la bonne oxygénation des œufs. Ces zones se situent souvent en fin de zone calme, en tête de radier où la pente et le courant s’accélèrent, dans 5 à 50 cm d’eau. En creusant dans le fond de la rivière, les truites enfouissent leurs œufs sous une dizaine de cm de petits graviers et galets, de 1 à 5cm de diamètre en général. Une fois terminées, les frayères sont composées d’un dôme allongé sous lequel se trouvent les œufs, et d’une petite fosse juste en amont. Plus les truites sont grandes, plus elles enfouissent leurs œufs profondément (jusqu’à plus de 20 cm), et mieux ils résistent aux crues !

Notons que certains poissons peuvent creuser leurs frayères dans des zones latérales protégées du courant ou à l’abris derrière des blocs, c’est le cas par exemple dans des torrents de montagne à forte pente. Cela permettrait d’éviter la destruction de toutes les frayères lors de crues violentes.

Schéma qui décrit une frayère à truite
Schéma type d'une frayère à truite (FDAAPPMA 87 d’après OTTAWAY et al. -1981, et REISER et al., in FRAGNOUD, -1987)

En plus des petits reliefs, on peut apercevoir une ou plusieurs taches claires là où les poissons ont creusé leurs frayères. La taille de ces tâches est proportionnelle à la taille des poissons qui se sont reproduits : d’une feuille A4 pour des poissons de 25cm jusqu’à plusieurs m² pour des poissons de plus de 60cm. Donc évitons de piétiner ces endroits propices ! (= zone assez peu profonde, avec au fond des petits graviers/galets, généralement en début de courant).

Exemples de frayères à truites
une frayère à truites vue de près
Une frayère à truite d’une rivière Lyonnaise, la Turdine, creusée peu de temps après la suppression d’un seuil qui envasait et asphyxiait entièrement l’amont de la rivière

Cela dit, l’impact d’un homme reste très limité (faible surface de contact avec le substrat, poids assez réduit en général par rapport à une vache qui viendrait s’abreuver par exemple…). Voici ce qui joue vraiment sur les quantités d’alevins produits lors d’une année donnée, en l’absence de pollution qui colmate les nids, de manœuvre de vannes de barrage qui mettent hors d’eau les frayères, etc… :

  • Avant tout, les débits et notamment lorsque les alevins sortent des frayères. Cela se produit entre mars et mai dans beaucoup de cas (cela dépend de la température de l’eau). Ils sont très vulnérables à ce moment-là car leur capacité de déplacement est faible, et des crues à cette période précise anéantissent les pontes. Les débits d’été, période critique pour les futurs géniteurs, conditionnent également l’état de forme des reproducteurs : il faut qu’ils puissent emmagasiner suffisamment de réserves pour produire leurs gamètes, ce qui n’est pas le cas lors d’étés chauds et secs par exemple.
  • La compétition et le cannibalisme… si les alevins de l’année (que l’on appelle « 0+ ») sortent sans mal de leur frayère, ils vont affronter leurs grands-frères et grandes sœurs de l’an passé, plus ou moins nombreux pour les mêmes raisons et qui fréquentent souvent les mêmes postes dans la rivière. Dans ce cas, priorité aux aînés qui ne manqueront pas de dévorer quelques alevins au passage…
Graphique de l'évolution des quantités d’alevins de truites farios sauvages mesurées sur 40 stations de pêche électrique dans le département du Rhône
Évolution des quantités d’alevins de truites farios sauvages mesurées sur 40 stations de pêche électrique dans le département du Rhône

Pour ces raisons, la reproduction de la truite est très variable et les seules conditions environnementales font varier les quantités d’alevins d’une façon étonnante entre les années : il peut y avoir 10 fois plus de truitelles d’une année sur l’autre !

Pour terminer cet article, voici une superbe série de photos mettant en scène la reproduction des truites, signées Alain Gaudiau, président de La Fario AAPPMA.

truite fario en reproduction sur une frayère
alevin de truite fario sur frayère
truite fario en reproduction sur une frayère
alevin de truite fario sur frayère

Quels leurres pour la truite en début de saison ?

Pour pêcher la truite à l’ouverture et en début de saison, il me semble impératif d’utiliser des leurres capables de pêcher en profondeur et de s’y maintenir, malgré le courant puissant de surface et les turbulences. En conséquence, après vous avoir présenté les postes clefs où pêcher la truite en début de saison, voyons ensemble les leurres incontournables à utiliser.

Les poissons-nageurs coulants

Leurres incontournables, le poisson-nageur coulant
Le D-Concept 48 MD de chez Smith, un poisson nageur coulant

Je vous recommanderai les poissons-nageurs à flancs plats, principalement des modèles de chez Smith : D-Contact, D-Compact, D-Concept 48 MD… Ces modèles valent entre 18 et 21 €, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Un seul exemplaire peut suffire.

Sur quels postes ?

Les veines d’eau rapides et puissantes lui conviennent à merveille. Il résistera d’autant plus à la puissance du flot si ses flancs sont aplatis. Mais c’est également un modèle à sortir pour explorer une fosse profonde et de belle dimension.

Quelles animations ?

  • Dans le cadre d’une veine d’eau puissante, surtout en rivière moyenne à grande, par des lancers en travers ramenés canne basse et en récupération continue au moulinet.
  • Pour une fosse, par une animation saccadée faite de courtes tirées latérales de la pointe de la canne pour le désaxer.

Le Powertail

https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=Vp-mi7mVbac

Ce leurre est d’une conception unique. Les poissons-nageurs ont généralement une bavette sur le devant qui détermine leur profondeur de nage. La seule exception était jusqu’à maintenant  le lipless crankbait, qui dispose d’un méplat sur le dessus faisant office de bavette. Le Powertail possède quant à lui, une bavette plastique mobile en queue qui génère l’oscillation latérale du leurre. Sa seconde spécificité est qu’il est disponible en trois densités différentes permettant trois vitesses d’animations différentes, et en trois tailles.

30 mm 38 mm 44 mm
Résine (slow) 2,40 gr 3,80 gr 6,00 gr
Zinc (fast) 4,80 gr 6,40 gr 10,00 gr
Plomb (x-fast) 8,00 gr 12,00 gr 18,00 gr

Vous choisirez les modèles en fonction du profil de vos cours d’eau. Comme je pratique principalement en ruisseau et petite rivière. J’ai retenu les modèles  de 30 mm (en résine et zinc) et uniquement en résine pour le 38 mm.

Sur quels postes ?

Le Powertail convient à merveille pour pêcher les veines d’eau puissantes, comme celles à l’aval d’une cascade. Mais aussi, pour pêcher la cassure juste au moment d’une rupture de pente. Vous pourrez également l’utiliser dans une fosse profonde. C’est un leurre qui coule très vite vers le fond, sans opposer de résistance importante.

Quelles animations ?

La première animation possible est un simple lancer-ramener comme avec une cuillère tournante par une récupération continue au moulinet. En eau claire à limpide, il est facile, avec une paire de lunettes polarisantes, de détecter la présence d’une pierre et de basculer son Powertail derrière elle en abaissant la pointe de sa canne. Le mouvement est amplifié si dans le même temps vous arrêtez momentanément la récupération. Là, vous opérerez de l’amont vers l’aval.

Une variante, à utiliser dans une grande rivière, consiste à lancer un quart amont vers la rive opposée, et de le récupérer en faisant en sorte de couper les diverses veines d’eau. Au lancer suivant, avancer d’un pas vers l’amont. J’utilise cette approche quand je ne peux malheureusement pas pratiquer en wading. 

La seconde animation vise à imiter un petit poisson affolé qui tente de fuir. L’action se fera plus sur un plan vertical. Typiquement, dans une fosse je lance plein milieu de la cuvette, à l’endroit le plus profond. J’attends que la ligne se détende preuve que mon leurre a atteint le fond, puis j’opère une tirée franche vers le haut, avant de faire un relâché en accompagnant la descente du Powertail. Une animation aussi possible à l’aplomb d’une falaise bordant une cuvette.

Il a toutes les qualités requises : la densité et le profil. Le Powertail suivra la pente naturelle du lit de la rivière. Et, il saura résister à la violence des flots, sans oublier les vibrations de sa palette qui attirera les truites de loin.

Les poissons-nageurs suspending

leurres incontournables, longbill minnow

Dans cette catégorie, il existe des minnow (modèle effilé), des crankbait (plutôt rondouillard) et les longbill minnow (un mixte des deux premiers). En début, de saison c’est plutôt ce dernier modèle que j’utilise. Et en particulier, le SC Shiner (Daïwa) ou son cousin le Bevy Shad (Lucky Craft) en taille 40 à 50. 

Sur quels postes ?

Je monte un longbill minnow essentiellement pour explorer une veine d’eau profonde pas trop rapide. Idéalement, elle longe une sous-berge, une falaise ou un enrochement avec des anfractuosités. 

Avec quelles animations ?

  • En récupération continue, avec de temps en temps une petite secousse (twitch) qui désaxe le leurre. S’il y a pas assez de fond, il est possible de réaliser du “bottom taping”. D’où, son utilisation possible en fin de cuvette si elle est sablonneuse.
  • En abusant de l’effet suspending. Une anecdote pour illustrer mon propos, j’ai réussi à déclencher la touche d’une truite postée dans l’anfractuosité d’un mur. Tout simplement, en laissant immobile devant sa cache pendant plusieurs minutes mon SC Shiner 40. J’avais repéré la truite postée, car elle sortait gober de temps à autre. Il était presque 15 heures et le soleil réchauffait les corps. La truite est sortie d’un seul coup pour taper le leurre, s’en saisir et rentrer aussi sec dans sa cache.  L’absence d’animation peut-être payante si la configuration du poste s’y prête.

Les leurres souples

Leurres incontournables le souple

C’est la seule catégorie de leurres ayant la faculté de pouvoir proposer des imitations réalistes de vers de terre ou d’écrevisses, et bien sûr de petits poissons. Voilà le leurre idéal à avoir pour gratter une fosse ou une veine d’eau pas trop tumultueuse. Si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous inviter à lire mon article sur la pêche de la truite au leurre souple.

Le micro-spinnerbait

leurres incontournables, micro spinnerbait

Le micro-spinnerbait est équipé d’une unique palette, souvent une Colorado. Cette forme de palette papillonne loin de l’axe, ce qui convient pour une pêche en buzzing proche de la surface mais pas pour pêcher la truite ! Néanmoins, la marque Hart distribue un modèle équipé d’une palette Willow conçue pour pêcher plus creux. Le Hart SB 1.8 pèse environ 4 grammes. J’aime remplacer le triple de série par un hameçon simple sans ardillon. 

Le micro-spinnerbait est dédié habituellement à la recherche de la perche. Mais, ce modèle de chez Hart convient à merveille pour pêcher la truite en petite rivière ou ruisseau. L’animation consiste en un simple lancer-ramener, à vitesse très lente pour que le leurre racle le fond. Du fait que sa conception limite les accrocs, c’est son atout pour passer au plus près des obstacles. Le coût en est modique, le Hart SB 1.8 vaut moins de 6 euros. Néanmoins, si vous êtes un peu bricoleur vous pourrez fabriquer vôtre propre micro spinnerbait en suivant les conseils d’Emmanuel. 

La cuillère tournante

Leurres incontournables, la cuillère tournante

Il existe deux références célèbres sur le marché, et elles se complètent : la Mepps et la Panther Martin. Ne méprisez pas ce bout de ferraille, manié par des mains expertes, la cuillère est un leurre redoutable. Son domaine d’excellence les veines d’eau brassées, lorsque le flux est divisé en courants secondaires… sans oublier les radiers. 

Trois formes de palettes

  • Ongle, dont le modèle le plus connu est la Mepps Aglia. Elle papillonne loin de son axe ; la moindre vibration la fera tourner, mais si la violence du flot est trop importante elle remontera vers la surface. L’astuce, ralentir la vitesse de récupération, baisser le scion vers l’eau (lorsqu’on pêche en remontant le cours d’eau).
  • Ovale tel que la Mepps Black Fury ou la Panther Martin (photographie). Elle est plus conçue pour pêcher les courants violents et turbulents, où une palette ongle sera en difficulté.
  • Feuille de saule, ainsi appelée parce qu’elle ressemble à la feuille de cet arbre. Elle tourne très près de son axe, donc elle résiste bien au courant rapide. En grande rivière, lancer devant soi et, canne haute, contrôler la dérive vers l’aval en guidant la cuillère devant ou derrière chaque cache.

Mepps ou Panther Martin ?

Pas de choix à faire, il faut se servir des deux. Mepps propose les trois formes de palette, mais la forme du corps faisant office de lest n’est pas très aérodynamique. De plus, pour une même taille de palette, une Panther Martin sera légèrement plus lourde qu’une Mepps. Les Panther Martin se reconnaissent à la forme en goutte d’eau du lest, et à la diversité des coloris parfois très imitatifs (abeille, coccinelle). Mepps a élaboré la XD pour concurrencer Panther Martin.

Taille des cuillères

Le plus petit modèle est le numéro « double zéro » (poids 1.5 gr) qui ne convient guère au début de saison. Je vous conseillerai en ruisseau, la cuillère à partir du numéro « zéro » (poids 2.5 gr), en petite rivière à partir du numéro « un » (poids 3.5 gr), et en grande rivière à partir du numéro « deux » (4.5 gr).

Si je ne devais choisir qu’un type de leurres pour pêcher la truite de l’ouverture à la fermeture, je retiendrais l’indémodable cuillère tournante. C’est le premier leurre que j’accroche au bout de ma ligne, le deuxième samedi de mars.

Les meilleurs postes pour la truite au leurre à l’ouverture

Pour réussir à capturer une truite dès le mois de mars, il faut avoir à l’esprit les conditions de pêche que l’on peut rencontrer car celles-ci influencent le comportement des truites sur leurs tenues. Les postes de pêche à privilégier vont donc évoluer en fonction des conditions et il faudra s’adapter pour réussir ses parties de pêche d’ouverture et de début de saison.

La saison influence l’activité des truites

En France, l’ouverture de la truite intervient chaque année le second samedi de mars. De fait, c’est toujours l’hiver et la Nature est en sommeil. Les arbres sont dépouillés et une gelée matinale est toujours possible. Selon les années, les niveaux d’eau sont quelquefois suffisants. Ainsi, on peut débuter la saison avec un cours d’eau presque en étiage. Mais parfois c’est l’inverse qui se produit. La rivière est en crue s’offrant une belle coloration “chocolat au lait”. Mars est réputé pour ses giboulées, violentes averses passagères qui sont annonciatrices de l’arrivée du printemps.

En altitude, le changement de saison se fait avec un temps de retard par rapport aux départements de plaine. Ainsi en 2018, vers le 15 avril, j’ai eu l’opportunité d’aller pêcher en Haute-Loire sur l’Arzon, petite rivière de plateau. Les conditions étaient les mêmes que celles que je rencontre début mars sur mes parcours habituels en plaine. Déroutant !

Autre aspect à prendre en considération, Dame Fario sort de sa période de frai, elle n’est pas au mieux de sa forme, affaiblie et amaigrie. À cette époque de l’année, les eaux sont froides (7-8°C), cela influe directement sur le métabolisme des truites. Leurs périodes d’activité dans la journée sont de fait réduites. De plus, les proies disponibles peu nombreuses, dans le milieu elles se limitent à du poisson fourrage d’accompagnement (chabot, vairon, goujon…) et-ou aux invertébrés cachés sous les pierres (gammares, porte-bois…).

Les heures les plus chaudes (11-15 heures) et les secteurs s’offrant rapidement aux rayons du soleil sont à privilégier.

Les postes clefs à ne pas négliger !

À cette période de l’année, et pour tenir compte du contexte saisonnier évoqué plus haut,  je me concentre sur les postes les plus profonds, les moins courants et offrant de nombreuses caches potentielles. Voici ma définition d’un poste clef pour pêcher la truite en début de saison.

Le courant régulier

C’est à dire une veine d’eau sans turbulence. Sur la photographie, le courant est profond et il longe une berge sur laquelle se trouve deux vieilles souches. Les racines immergées, plus l’eau qui s’écoule sous la berge offrent de nombreuses caches. L’absence de feuillage permet au soleil d’atteindre l’eau et favorise son réchauffement.

En début de saison, les truites seront postées à proximité de la sous-berge en rive gauche ou derrière une pierre dans le profond du courant. Quant à la tête de courant, elle n’abrite en mars généralement aucun poisson ! Il n’en sera pas de même quelques semaines plus tard, quand les jours s’allongeront et que les températures commenceront à monter.

Poste clef courant régulier

La fosse ou cuvette

Une fosse se définit par sa profondeur, sa vitesse d’écoulement lente, son substrat généralement sableux. Un poste très souvent pris d’assaut en début de saison. Certaines fosses ne font que quelques mètres carrés, d’autres sont immenses.

Le poisson peut se tenir aussi bien dans le milieu du courant ou sur une bordure. Les poissons les plus actifs pourront se tenir entre deux eaux, mais souvent les truites sont posées sur le fond, s’économisant au maximum. C’est le genre de poste occupé toute l’année, où l’on est susceptible de faire plusieurs poissons, si l’on pratique avec méthode.

Postes clefs la fosse

La cascade

Voilà une jolie rupture de pente, de fortes précipitations génèrent ce jour-là un courant plus violent qu’à l’accoutumée. L’écume rend la visibilité des postes plus difficile. La connaissance des lieux permet de détecter de nombreux blocs rocheux susceptibles d’abriter quelques truites.

La violence du flot tombant creuse une fosse sous la cascade. Le courant de surface est toujours plus rapide que celui des couches d’eau inférieures. Les belles truites aiment à se tenir sous la cascade, dans une anfractuosité du seuil. Il ne faut pas négliger les contre-courants, remous à proximité immédiate de la veine d’eau principale et rapide. Dans cette zone morte se tient toujours quelques poissons qui sauront saisir un petit poisson désemparé par la violence du courant.

Poste clef : la cascade

La vidéo ci-dessous présentée par Florian illustre bien cet article. Pour conclure, je ne peux que vous recommander la lecture, de mon article intitulé « Quels leurres pour la truite en début de saison ? » dans lequel est précisé pour chaque type de leurres la configuration dans laquelle ils vont exceller.

Pourquoi les moulinets ont des ratios différents ?

Lors de l’achat d’un moulinet de pêche, peu de pêcheurs se questionnent sur son ratio.

Que représente le ratio de votre moulinet ?

Le ratio représente le nombre de tours que votre bobine effectue lorsque vous faîtes un tour de manivelle (TMV). Un moulinet avec un ratio de 7.3 signifie votre bobine fera 7,3 tours pour un seul tour de manivelle.

Le ratio nous permet de calculer la longueur de fil en centimètres que votre moulinet récupère par TMV. Si l’information n’est pas mentionnée sur la boîte de votre moulinet, il faut :

  • Mesurer le diamètre de votre bobine. 
  • Multiplier ce diamètre par 3,14 ainsi vous obtenez la longueur récupérée par tour de bobine.
  • Multiplier ce résultat par le ratio.

Un exemple, le diamètre de la bobine de mon moulinet fait 3 centimètres et 7.3 pour le ratio. En conséquence, la longueur récupérée par TMV sera de  3 cm x 3,14 x 7,3 = 68,77 cm.

Moulinet Spinning Shimano Stradic ratio

Quel ratio pour quel usage ?

Les ratios vont du 4.8 au 8.3 ; chaque ratio est destiné à une utilisation précise. 

Un faible ratio

Un faible ratio soit entre 4.8 à 5.3 est destiné à une pêche lente. En eau-douce, la pêche au big-bait où le leurre volumineux déplace beaucoup d’eau, se doit être ramené le plus lentement possible. En mer, la pêche de la seiche exige de ramener lentement pour ne pas décrocher sa prise. Dans ces deux exemples, un moulinet de faible ratio est préférable.

Un ratio moyen

Un ratio moyen soit de 6.3 ou 6.4 est souvent destiné à une pratique en power-fishing. Le but étant de battre beaucoup de terrain afin de trouver les poissons actifs. Ainsi, vous disposerez d’une récupération assez importante pour : 

  • Battre du terrain
  • Ramener rapidement un poisson
  • Mettre rapidement fin au combat

Un fort ratio

La pêche en traction, où vous laissez du mou à votre ligne sur les phases de relâchées impose d’utiliser un moulinet à fort ratio. Je vous recommande un ratio de 7.3 à 8.3 ; c’est un aspect fondamental pour récupérer le mou après le ferrage. Un gros ratio est également important, si vous pêchez dans des structures (arbres, nénuphars…). Dans cette configuration, il vous faut brider le poisson dès le ferrage pour l’extraire de la zone à risque.

Spinning ou casting ?

Peu importe le type de moulinet que vous utiliserez. Chaque moulinet dispose d’un ratio précis propre à son modèle. C’est pour cela que peu importe spinning ou casting : les ratios sont présents dans chacun des modèles.

Vous trouverez des moulinets casting avec de fort ratios, comme le Shimano Metanium ou des plus lents comme le Shimano Tranx. En spinning, il existe également des moulinets à faibles ratios comme le Shimano Rarenium et des rapides comme le Shimano Stradic.

Vous pouvez compléter la lecture de cet article par notre vidéo sur le choix d’un moulinet casting.

En conclusion

Lors du choix d’un nouveau moulinet, le ratio sera un point important à prendre en compte. Vous devez réfléchir à l’usage que vous en ferez comme nous venons de le voir ensemble, c’est fondamental. Si l’on utilise un mauvais ratio lors d’une session, c’est notre confort de pêche qui risque d’en être affecté, et cela peut vous gâcher complètement la sortie.

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