FISHARE, la pêche moderne

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La plupart des espèces de poissons d’eau douce sont illustrés dans nos récits. Nous adorons pêcher le brochet, la truite, la carpe ou encore le chevesne et le black bass.

FISHARE, le goût du partage

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Le drop shot, une technique de pêche à utiliser

Le drop-shot est à mon sens une des techniques qu’un pêcheur qui débute se doit de connaître afin de lui permettre de prendre rapidement du poisson. La perche est la première espèce carnassière ciblée par cette technique. Vous pourrez capturer également du sandre, du brochet, du black-bass et bien d’autres espèces telles que le chevesne, le rotengle, voire même la carpe.

Le matériel recommandé

La canne

Deux écoles s’affrontent ! Certains recommandent une canne d’action « fast » voire « extra-fast » tandis que d’autres conseillent une action « regular fast ». J’utilise les deux mais pas dans les mêmes circonstances. Elle peut-être spinning comme casting, c’est surtout une affaire de goût.

Le heavy-drop

L’action « fast » s’impose dans le cadre d’une pratique en heavy-drop. C’est-à-dire avec un montage drop-shot doté d’un plomb terminal de plus de 15 grammes. C’est une approche édictée par les conditions automnales ou hivernales. En effet, les rivières sont souvent en crue et par conséquence les débits sont importants. Il faut impérativement plomber lourdement pour résister au flux. 

Cette pratique va de pair avec l’usage de leurres souples de tailles 3 à 4 pouces. La puissance de la canne sera a minima une Medium (5-20 grammes) et idéalement une Medium-Heavy (10-30 grammes).

Le drop-shot light

L’action « regular fast » est la plus appropriée. Le plomb terminal va rarement dépasser les 10 grammes. Le souple est souvent un 2 pouces qui imite soit un petit poisson, soit une écrevisse, soit une larve ou un ver de terre. Le drop-shot light se pratique en période estivale et en début d’automne quand les prédateurs sont focalisés sur les alevins et les bestioles vivant dans les herbiers. 

La puissance de la canne oscille entre une Ultra-Light (0.5 à 5 grammes) jusqu’à une Medium-Light (3 à 15 grammes). La perche commune, espèce cible, a une bouche fragile, ce qui oblige à utiliser une canne d’action « regular fast ». Cette action particulière limite le décrochage du poisson au cours du combat. 

La résonance de la canne est fondamentale. Il s’agit de sa capacité à transmettre tout ce qui se passe au bout de ligne à la main du pêcheur. Vous devez sentir le plomb taper le fond, sentir l’aspiration d’une perche sur la queue du souple, détecter toute anomalie qui devra être suivie d’un ferrage. La longueur de la canne varie entre 2 et 2.40 m suivant que l’on pêche d’une embarcation ou du bord, et en fonction de l’encombrement des berges.

Le moulinet

Il ne sert que de réserve de fil. Il convient d’utiliser un moulinet en rapport avec la puissance de sa canne et de l’espèce visée, soit une taille 1000 à 2500 pour une canne spinning.

Tresse ou nylon ?

Tresse sans hésitation, il faut ressentir tout ce qui se passe en bout de ligne. Le diamètre se doit d’être cohérent avec votre matériel. Je vous recommande une tresse comprise entre 6 et 12 centièmes de mm.

Bas de ligne

Il est en fluorocarbone pour sa résistance à l’abrasion et pour sa discrétion. Le diamètre va se situer entre le 22 et le 30 centièmes de mm.  Sa longueur doit être au minimum de la longueur de votre canne.

Le montage et ses variantes

https://www.youtube.com/watch?v=OCMmlmyPWpU

Le montage est assez simple dans sa conception. Il s’agit d’un plomb terminal qui repose sur le fond. Plus haut sur le bas de ligne un hameçon y est fixé directement par un nœud palomar ou en potence. La pointe de l’hameçon doit être tournée vers le haut.

A la place du plomb drop-shot, vous pouvez utiliser une tête plombée. Sur laquelle je vous conseille d’utiliser un souple de type “shad” en 3 pouces et pour le souple, monté en potence, une taille de 2 pouces. Ce montage imite à merveille un prédateur chassant une proie. 

Le kickback rig est une autre variante du montage drop-shot, il est recommandé pour les secteurs peu encombrés sur le fond. Il s’apparente à un montage à la tirette. Il semble beaucoup plus utilisé en Allemagne qu’en France. La vidéo ci-dessous vous montre bien le montage, son animation et ses résultats en action de pêche.

https://www.youtube.com/watch?v=aVvLqUhPYy8&t=3s

Les hameçons

Il faut utiliser une taille d’hameçon adaptée au leurre employé. En fonction de l’encombrement du poste pêché, vous pourrez utiliser des hameçons simples à œillet  ou des hameçons texans. Le montage du souple sur l’hameçon pourra se faire :

  1. comme sur une tête plombée traditionnelle,
  2. piqué par le nez,
  3. façon wacky.

Table de correspondance entre la taille de l’hameçon à utiliser et la taille du leurre souple. Attention, plus le numéro de l’hameçon est grand, plus l’hameçon est petit en taille.

Taille du leurre Taille de l’hameçon Taille de l’hameçon texan
2 pouces (5 cm) N° 6 à 4 N° 4
3 pouces (7.5 cm) N° 4 à 1 N° 1 à 1/0
3 pouces 1/2 (8.5 cm) N° 1/0 à 2/0 N° 2 à 3/0
4 pouces (10 cm) N° 2/0 à 3/0 N° 3/0

La plombée

Drop-shot plombée

La forme

La nature du fond et l’encombrement du poste vont vous guider dans le choix de la forme de votre plomb terminal. Ainsi, la forme :

  • Bâton passe bien au milieu des herbiers et sur un fond caillouteux. Elle n’a par contre pas une bonne tenue sur le fond, en cas de forts courants, le plomb risque de dériver. Ce qui vous obligera peut-être à utiliser un poids supérieur. 
  • Conique est à privilégier en pêche à la verticale d’un bateau ou d’un float-tube. Elle résiste très bien à une forte pression du courant, et sa large surface fait qu’elle s’enfonce peu sur fond sablonneux-vaseux. Elle s’accroche facilement dans un entrelac d’herbiers ou de bois mort, à privilégier sur un substrat propre. 
  • Ronde est le modèle passe-partout. Le plomb s’accroche facilement sur un fond caillouteux. 
  • Poire est un intermédiaire entre le modèle bâton et le plomb rond.

La matière

La grande majorité est faite de plomb. Le tungstène se développe mais le prix d’achat est plus élevé pour ce matériau. Un plomb en tungstène sera plus discret qu’un modèle en plomb de même poids. C’est intéressant uniquement pour les pêches en drop-shot light. 

Mais cela peut également être judicieux si votre choix est lié à une volonté délibérée d’émettre un son plus aiguë (tungstène) lors du contact de la plombée avec un substrat dur, ou au contraire un bruit mate (plomb). J’ai trop peu expérimenté cette option pour vous faire part de mon opinion. 

J’utilise pour ma part, essentiellement, le plomb comme matériaux pour son aspect économique. En effet, la perte de tout ou d’une partie du montage n’est pas rare au cours d’une session.

Le poids

Mon choix se fait en fonction de la vitesse du courant, du vent, de la distance de pêche, de la profondeur du poste. Je vous recommande dans une rivière pas trop rapide (type Saône) de commencer par un plomb pesant 10 grammes. Il faut que vous preniez l’habitude d’observer ce qui se passe et d’analyser ce que vous ressentez.

Si vous sentez à travers la ligne jusqu’à votre poignet, l’impact du plomb sur le fond c’est déjà un bon indice. Si vous n’éprouvez rien ! Passez à un poids plus lourd… un seul gramme de plus peut faire la différence. 

Si vous pêchez en rivière, dès que vous allez soulever le plomb du fond, le courant va prendre appui dessus et le décaler naturellement vers l’aval. Il faut observer si le plomb se décale de quelques centimètres ou au contraire de plusieurs dizaines de centimètres. C’est une indication pour savoir si la plombée est trop lourde ou trop légère, en fonction de ce que vous voulez faire.

En cas de vent, pour garder le contact, vous serez peut-être dans l’obligation de pêcher plus lourd qu’à l’accoutumée. Ajustez le poids du plomb aux circonstances de pêche, cela peut avoir une incidence sur le rythme des touches. Croyez-moi, quand vous pêchez à côté d’un spécialiste, et que lui enchaîne les touches quand vous vous n’en avez presque aucune, c’est que vous devez ajuster un ou plusieurs paramètres du montage.

Le poids influence la vitesse de descente du montage vers le fond, et en fonction de l’animation que vous lui conférez, cela peut avoir une incidence. A noter également qu’il est possible d’utiliser une plombée composée de chevrotines fendues, étalées sur le bas de ligne pour faire en sorte que le montage descende dans la couche d’eau de façon lente afin d’intercepter des prédateurs suspendus dans la colonne d’eau.

Le plomb drop-shot

Son avantage majeur constitue en un pince fil, système permettant de changer rapidement le plomb par un autre, tout en conservant la même distance entre la plombée et l’hameçon. Néanmoins, n’importe quel plomb peut convenir pour cette technique. Vous pouvez utiliser :

  • un plomb d’Arlesey qui est équipé d’un émerillon. Ils sont distribués dans des poids allant de 5 à 30 grammes. 
  • De simples chevrotines fendues,
  • Des olivettes fendues recyclées de votre passé de pêcheur au coup. 

Drop-shot plomb d'arlesey

Où pêcher en drop-shot ?

Cette technique est très polyvalente. Elle vous permettra aussi bien de pêcher en grande profondeur comme dans moins d’un mètre d’eau. Le drop-shot se pratique dans une grande diversité de biotopes : en rivière, en fleuve, en canal, en lac de barrage comme en étang.

L’action de pêche en drop-shot

Les animations

A la verticale

Si vous êtes à bord d’une embarcation, l’une des actions envisageables est une animation à la verticale sur un poste marqué. Pour une certaine discrétion évidente, la plupart du temps, on opère avec une grande profondeur sous le bateau, mais ce n’est pas une vérité absolue.

La clef de la réussite dans une faible profondeur devant être la discrétion de l’approche. Ainsi, j’ai pu faire l’expérience en kayak, avec 1 m 50 d’eau sous le Hobie, en tenant ma canne spinning en porte-plume, d’arriver à déclencher la touche d’un brochet embusqué dans un herbier. Bien, évidement cette approche sera facilitée si vous êtes ancré ou que la dérive est presque nulle.

Un pêcheur urbain du bord peut user de cette approche s’il pratique à l’aplomb d’un quai contre lequel les perches aiment se tenir. En ville, les quais sont parfois renforcés par des palplanches métalliques, qui offrent un palier, la longueur de la canne permet d’explorer toute la hauteur du mur. Et, lorsque des péniches sont amarrées, l’espace entre le navire et le quai contraint souvent le pêcheur à utiliser un montage drop-shot. 

Cette approche se fait sur des postes marqués : forêt d’arbres immergés en lac de barrage, cassure en plan d’eau, trouée dans un herbier aquatique de bordure, etc…

La diagonale

Si vous pêchez du bord, vous serez contraint par une action en diagonale. Mais, même un pêcheur pratiquant depuis une embarcation peut agir de la sorte, pour gagner en discrétion dans la prospection d’une berge en pente douce par exemple.

Il vous suffit de lancer vers le large, de laisser couler votre montage jusqu’au fond. Et puis, vous le ramenez par des petits bonds successifs, en faisant des pauses pour laisser le temps au montage d’opérer.

Vous pouvez soit tirer le montage vers vous, en le levant légèrement (uniquement en rivière) pour que le courant décale le montage avant de le déposer en douceur sur le fond. L’autre manière de procéder constitue à faire une tirée sèche vers le haut de 30 à 50 cm avant de le laisser retomber vers le fond.

La touche

Elle est souvent ressentie par un « toc » qui ne laisse aucun doute. Toutefois, elle peut être plus subtile comme une impression de lourdeur. Cela se produit au moment où vous reprenez contact en douceur avec votre montage. L’attitude habituelle d’un prédateur est de s’enfuir avec sa proie dans la gueule, mais il arrive aussi qu’il s’en saisisse en restant sur place. Lorsque l’on a une impression de lourdeur, c’est en fait que le carnassier qui tient l’appât dans sa gueule ne bronche pas à la tension de la ligne. En cas de doute, il est préférable de ferrer !

Cette manière d’opérer peut se pratiquer autant sur des postes marqués (cassures, champ d’herbiers aquatiques immergés en grande partie…) ou sur une zone vierge. La pêche en drop-shot aide beaucoup dans la visualisation de la morphologie d’un secteur. En effet, on doit bien percevoir le contact de la plombée avec le fond (c’est pourquoi il vaut mieux, au début, être trop plombé que pas assez).

Le drop-shot en toute saison

Cette technique peut se pratiquer de janvier à décembre.

En période estivale lorsque la canicule fait grimper les températures, et que les carnassiers semblent amorphes. Une de leurs zones de  confort se situe à ce moment-là dans les couches inférieures où la température de l’eau est moins chaude. Le drop-shot par sa prospection lente et justement très proche du substrat sera parfois la seule technique capable de déclencher l’attaque d’un carnassier opportuniste qui aura peu d’énergie à dépenser pour se saisir de cette proie.

En automne, en proposant un petit souple en 2 pouces imitant à merveille un alevin de l’année imprudent ; en bref, une proie facile et naïve aux yeux d’un carnassier dans une approche en downsizing.

En hiver, la froideur de l’eau rend les poissons léthargiques. Une fois encore, l’animation proche du fond, lente et insistante peut déclencher une touche d’un carnassier.

Appâts naturels et drop-shot

J’ai plus de 20 ans d’expérience de pêche aux leurres, toutefois, je vais déroger à cette vision. Je pense qu’il ne faut pas négliger les appâts naturels. 

Le drop-vif

En lieu et place du leurre on utilise un petit poisson vivant qui passe plus ou moins vite de vie à trépas. Je vous recommande la lecture de deux articles. Le premier article expose cette technique qui exige une embarcation (bateau, kayak ou float-tube). Le second article démontre qu’il est possible de pratiquer le drop-vif en milieu hostile, au milieu de bois noyés

Le drop-ver

Il peut être utilisé toute l’année mais sa période de prédilection va de janvier à avril durant la fermeture de la pêche du brochet. La réglementation interdit toutes les imitations de poissons, écrevisses ou tout appât susceptible de capturer de manière non accidentelle un brochet. Le ver de terre n’est pas considéré comme un appât susceptible de capturer un brochet. Il permet de continuer à pêcher la perche ou le sandre pendant cette période. Il suffit de remplacer le souple par un lombric bien vivant.

Avantages et inconvénients

Les avantages

  • Présentation d’un appât proche du fond presque immobile,
  • Présentation discrète,
  • Facile à appréhender par un débutant,
  • Aide à identifier la nature du fond (dur = cailloux, mou = sable ou vase),
  • Aide à identifier la topographie du fond (pente, cassure…),
  • Technique peu onéreuse,
  • Tous les carnassiers peuvent être capturés.

Les inconvénients

  • Le carnassier peut parfois engamer profondément, même en utilisant un souple.
  • La perte de matériel est inévitable, parfois 3 à 4 montages complets par session.

En conclusion, le drop-shot n’est qu’un montage ! A vous, pêcheur, d’adapter l’appât (ver de terre, poisson, écrevisse ou autre bestiole), sa taille (du 2 au 5 pouces), sa nature (naturel ou imitation souple) ainsi que le poids terminal (5 à 30 grammes) pour présenter une proie qui décidera le prédateur que vous traquez.

Le downsizing, une stratégie de pêche efficace !

Le downsizing est une stratégie d’adaptation du pêcheur, visant à réduire la taille du leurre proposé afin de s’adapter à l’humeur des poissons. En effet, les carnassiers peuvent focaliser leur prédation sur des proies de plus petites tailles qu’à l’accoutumée.

Connaissance du milieu

Hausse des températures

La période estivale est souvent synonyme de canicule. Cela exerce un réchauffement naturel de l’eau qui entraîne une diminution du taux d’oxygène dissout. La conséquence peut être une certaine léthargie de la gente piscicole.

Développement des herbiers

En été, l’eau est souvent limpide, et cela contribue au développement des herbiers aquatiques. Leurs croissances se fait en premier sur les bordures peu profondes. Leur densité varie en fonction de la nature du fond. Et, le degré de pénétration de la lumière influence la profondeur jusqu’à laquelle ils vont pousser. Les herbiers offrent des caches, des postes de chasse, de l’oxygène… le pêcheur ne doit jamais les négliger.

Taille des proies

De mars à juin, les poissons blancs comme les carnassiers se sont reproduits donnant naissance à une manne d’alevins. À fin août ils ont grossi pour atteindre une taille entre 3 à 5 cm.

Habitats favoris des alevins

Les alevins affectionnent des bordures peu profondes et/ou encombrées où ils pourront trouver un refuge très vite. Les grands classiques sont la bordure d’une plage en pente douce, une mise à l’eau bateau en milieu urbain, les herbiers. Il est facile de les observer à l’aide d’une paire de lunettes polarisantes.

Le downsizing pour quels carnassiers ?

Tous les carnassiers sont susceptibles de focaliser leurs chasses sur des proies plus petites. Les alevins seront plus ciblés par la perche commune ou le black-bass que par le silure. Néanmoins, il n’est pas rare de piquer un brochet sur un montage drop-shot destiné à la perche.

Brochet pris en drop-shot en downsizing

L’observation : la clef vers le downsizing.

Vous saurez que vous devez mettre en oeuvre une stratégie de downsizing en analysant votre pêche.

Mon parcours habituel

J’aime observer régulièrement la rivière et son évolution dans le temps. Je prends des notes sur mon smartphone et les retranscrit sur un carnet de pêche. Le fruit de ces observations m’aide à en comprendre le fonctionnement pour au final prendre plus de poisson. Je traque essentiellement la perche. Les structures susceptibles d’abriter ce carnassier sont nombreuses :

  • Haut-fond,
  • Bloc rocheux,
  • Escalier descendant sous l’eau,
  • Cassure,
  • Herbier,
  • Arbre et autres obstacles urbains immergés.

Downsizing poste type

La taille réduite des postes, à cette époque, fait que j’utilise peu les poissons-nageurs. En effet, ces derniers ne disposent pas de l’espace suffisant pour entrer en action. En conséquence, je monte plus souvent en bout de ligne un leurre souple sur une tête plombée.

Un cas concret pour mieux comprendre

Lors d’une session avec mon pote Nicolas, je constate au bout de 30 à 40 minutes que la majorité des touches aboutissent à un ferrage dans le vide. Elles sont franches mais sans que l’on puisse les concrétiser.

Il nous fallait trouver le petit plus qui permettrait de concrétiser les attaques. En prenant le temps d’observer le milieu, je constatais la présence de nombreux alevins proches de la surface. Leur taille avoisinait les 2 à 3 cm. Ce regroupement de fourrage ne pouvait pas être ignoré des perches qui abondent sur mon secteur. Je cherchais dans ma sacoche un souple se rapprochant le plus dans sa forme et sa couleur à ce fourrage.

C’est ainsi, que je finis par monter un Shad Impact (Keitech) en 2 pouces coloris sexy shad. Cette couleur imitant le mieux les alevins que j’observais. Dès la première coulée je rentre du poisson. La plupart des prises ont le leurre en bord de gueule. J’en déduisais que le modèle en 3 pouces précédemment utilisé ne devait être saisi probablement que par la queue. Et que, dès que nous tendions la ligne, la perche relâchait sa proie.  En 2 heures de pêche, ce jour là je capturais plus de 25 poissons.

Perche sur souple en 2 pouces et downsizing

Se remettre en cause perpétuellement

Il faut sans cesse se questionner, analyser sa pêche pour progresser. Nous avons essayé différent(e)s :

  • Coloris pour identifier celui qui assurait le meilleur rendement.
  • Plomblées pour comprendre si une animation saccadée ou au contraire planante jouait sur le rendement.
  • Montages, certains jours le drop-shot donnait mieux que le linéaire.
  • D’identifier la tenue des percidés.
  • Profondeurs pour savoir où elles évoluaient.
  • Animations (rapide, lente, insistante…) pour les faire réagir.

Nous avons régulièrement tenté de remonter la taille de notre souple. Les leurres en 3 pouces faisaient généralement chuter le nombre de captures, mais ce n’est pas grave si dans le même temps la taille moyenne augmente. Il n’en fut rien ! En un mois, j’ai capturé plus de 360 perches dont quelques jolies prises au milieu de la troupe des petites et moyennes.

Les techniques ou animations gagnantes

Le darting

Le darting n’est pas une technique mais plutôt une animation ayant le don de déclencher l’agressivité des perches. En procédant au milieu d’un banc d’alevins, l’attrait de cette animation n’en sera que plus grande.

Suivant les conditions, il faudra réaliser des animations sèches ou au contraire lentes, proches du fond ou d’un obstacle connu ou repéré avec vos lunettes polarisantes. Certains jours, les touches interviendront sur le fond ou à sa proximité immédiate, et à d’autres moments plus haut dans la colonne d’eau. Le poids de la plombée, permet de rendre le leurre plus planant ou à l’inverse, plus saccadé. Il faut chercher, expérimenter pour trouver ce qui les rend dingues.

Le drop-shot

Mon pote Nicolas est un expert dans ce domaine, j’ai beaucoup appris à ces côtés. Il utilise cette technique tant en prospection que pour insister sur un poste donné. Le plomb est posé sur le fond, et le leurre plus haut de 20 à 50 cm. L’animation se veut insistante, et le leurre moins mobile qu’un leurre animé en darting, il sera plus facilement cueilli par une perche les jours difficiles. On peut opérer :

  • à la verticale du poste, par exemple en pêchant d’une embarcation ou à l’aplomb d’un quai en street-fishing.
  • en diagonale, en lançant son montage vers le large, et en le ramenant par petites tirées vers soi, un mixte entre le darting et le drop-shot traditionnel.

Je me rappelle d’une session à deux pêcheurs, où dans un herbier à proximité immédiate d’une cassure, nous avons enregistré quelques 60 perches en deux heures de temps.

Le linéaire

  • en cranking, il suffit de lancer et de récupérer au moulinet canne à l’horizontale ou basse comme on le ferait avec un crankbait.
  • façon mort-manié, la canne scion vers le haut, une succession de tirées suivies de relâchés accompagnés. Je préfère cette animation qui a su décider plusieurs perches, surtout les jours où j’explorais le large en lançant au milieu du chenal de navigation.

Les contraintes du downsizing

Le vent

L’utilisation d’un leurre souple en 2 pouces impose l’usage de petites têtes plombées dont le poids n’excède pas 5 grammes. En présence de vent violent soufflant en rafales, les distances de lancer vont se réduire drastiquement. La plupart du temps, j’en suis réduit à explorer des postes en bordure, presque à mes pieds. Il y a la solution d’alourdir sa tête plombée, mais dans ce cas, on peut modifier fortement l’apparence de la nage. Et enregistrer des refus car la nage n’est pas assez naturelle. Une option possible, pour contrer ce désagrément, est de pêcher en drop-shot. Le poids du plomb peut être important (10 grammes), sans que cela ait de l’influence sur la taille du souple et sa présentation.

La fragilité du leurre

Un leurre souple en 2 pouces est plus fragile que le même modèle en 4 pouces. Cela est encore plus vrai avec un modèle gorgé en attractant. L’attractant est une substance chimique ou un arôme naturel (ail, calamar, anis…) visant à faire garder en bouche plus longtemps le leurre. Il laisse dans l’élément liquide une trace olfactif pour attirer un carnassier.

L’attractant est un avantage indéniable quand les touches sont timides. Lorsque les touches sont plus franches, vous pouvez opter pour un modèle à la gomme dure qui résistera mieux dans le temps.

En conclusion, il faut savoir observer et analyser sa pêche, pour, en l’absence de touches ou en cas de nombreuses touches manquées, savoir prendre la décision de descendre en taille. La période estivale et de début d’automne me semble le moment opportun pour tenter une stratégie en downsizing, en particulier, du fait de l’abondance des alevins.

Pêche à la surprise à l’insecte artificiel

La pêche à la surprise est la technique estivale par excellence. Toutefois, je vous propose aujourd’hui d’adapter cette technique ancestrale, en remplaçant la sauterelle ramassée dans les champs par des imitations d’insectes en version souple.

Le chevesne, l’espèce principale ciblée

Le chevesne se nourrit proche de la surface à cette période de l’année, en quête d’insectes et autres proies dérivantes. Cette espèce aime se tenir sous ou à proximité immédiate des frondaisons. En effet, elles sont pour lui à la fois une source de nourriture, de sécurité et de confort. Le chevesne vit en banc d’individus de taille similaire, mais il est tout à fait tolérant à la présence d’autres espèces.

La répartition spatiale se fait en fonction de la taille des individus. Les plus petits (- de 15 cm) se tiendront plus particulièrement sur les hauts-fonds, où la faible profondeur leur assure sécurité. Les plus beaux sujets (+ de 30 cm) quant à eux se tiendront sur les postes offrant le meilleur abris et/ou zone de confort. C’est à dire comportant de l’ombre, source de fraîcheur en période caniculaire, de la nourriture, de la sécurité et ne nécessitant pas la dépense de trop d’énergie. Les postes à ne pas négliger : le dessous des frondaisons, les sous-berges creuses, les profonds (fosse ou intérieur d’un virage), les amas de bois morts accumulés par les crues… Les individus de taille moyenne occuperons pour leur part, les postes laissés par leurs aînés, et c’est souvent eux que l’on voit marauder en plein courant.

Le chevesne n’usurpe pas sa méfiance. Il a les sens perpétuellement en alerte, prêt à se saisir promptement d’une proie tombant à l’eau. Il a également la faculté de recracher très vite un appât qui ne lui convient pas, tout comme de fuir à la moindre vision d’un pêcheur, ou à toute anomalie dans son champ visuel très large.

Discrétion dans l’approche

C’est l’un des premiers aspects de cette pêche à la surprise, l’approche doit être irréprochable. Les postes comme pour la pêche de la truite, s’attaquent toujours de l’aval vers l’amont.

Votre tenue vestimentaire

Tout d’abord, sans porter pour autant une tenue de camouflage, vous devez veiller à porter des vêtements aux couleurs pas trop voyantes : marron, vert, gris foncé… en rapport avec les couleurs de la végétation. Il faut vous fondre dans le décor.

Lenteur des gestes

Les gestes se doivent d’être mesurés, effectués avec lenteur, sans hésiter à faire des pauses sans bouger pendant plusieurs secondes. Cela va sans dire, il vous faudra marcher d’un pas léger. Attention, a ne pas faire bêtement rouler une pierre le long de la berge dont le « plouf » sonnera comme une sirène d’alerte pour toute la faune alentour.

Le soleil

Il est préférable d’avoir le soleil face à soi, sinon vous devrez faire attention à votre ombre qui pourra couvrir l’eau et alerter les poissons sur votre présence. Il est bon de se tenir en retrait le plus possible, d’employer une canne longue et de confondre son ombre avec celles des arbres ou arbustes environnants.

La marche du héron

Si vous êtes contraint de marcher dans l’eau, je vous recommande d’adopter la « marche du héron ». Observez cet animal lorsqu’il chasse les alevins ou autres batraciens.

Si l’eau m’arrive au niveau du mollet, j’opère de la même manière qu’un héron. Je sors mon pied de l’eau en douceur, avant de le replonger avec la même discrétion que le héron. Si toutefois, une légère onde se forme, je n’hésite pas attendre plusieurs secondes qu’elle se dissipe avant de faire un autre pas en avant. Ainsi, je peux approcher de très près un poisson ou le poste que je convoite.

Dès lors que l’eau m’arrive presque au genou, marcher comme un héron devient délicat. Alors, j’avance avec des petits pas pour ne pas créer de vague devant moi. Je suis très attentif à poser mes pieds sur un substrat stable, j’évite les zones vaseuses par exemple.

Précision dans vos lancers

Les chevesnes aimant se tenir sous les frondaisons, il faudra la plupart du temps que votre leurre tombe à l’aplomb des feuilles. Pour réussir à chaque fois, il faut être en confiance et se concentrer sur ce que l’on fait.

Si vos lancers sont approximatifs, cela se ressentira dans votre réussite. Il n’y a pas honte à s’entraîner dans votre jardin à viser une assiette en carton que vous placerez sous un massif d’arbustes pour simuler un poste.

Sens de l’eau affûté

J’ai pu constater que lorsque le ciel est couvert, sans soleil, les chevesnes se tiennent peu à proximité de la surface. Néanmoins, ils sont toujours opportunistes, et l’impact de l’insecte tombant sur l’eau peut faire monter un poisson. Si les poissons refusent de monter en surface, j’explore les veines d’eau comme pourrait le faire un pêcheur au « toc ». Il faut être attentif à la moindre anomalie, déplacement latéral de la ligne ou arrêt.

A contrario, lors de journées très ensoleillées, de nombreux poissons sont visibles en surface. Les plus petits sujets maraudent loin des frondaisons, parfois dans très peu d’eau à la recherche d’alevins, mais les sens toujours en alerte. Si vous observez un banc, il vous faut cibler un poisson en particulier, et faire en sorte que l’imitation lui tombe derrière, au niveau de sa nageoire caudale. Le chevesne se retourne alors toujours, par réflexe, pour se saisir de la proie potentielle.

Il faut prendre le temps d’observer, à la recherche d’un gobage, le remous formé en surface donne une indication sur la taille probable de l’individu qui se nourrit. Un gobage c’est également un signe d’une activité orientée vers la surface.

Si vous n’observez aucun gobage, cela orientera votre approche vers l’exploration minutieuse de tous les postes susceptibles d’abriter du chevesne.

Une zone d’ombre et une souche voilà un poste de choix ne pas négliger.

Faire preuve de sang-froid

Il ne faut surtout pas ferrer tant que le poisson n’a pas l’esche en bouche. Il peut y avoir un gros remous sur votre leurre, tant que vous ne sentez pas le poids du poisson, ne tendez pas la ligne ! Je sais que nous avons souvent le mauvais réflexe de le faire. C’est là où votre sang-froid va intervenir.

Une astuce, si votre fil s’est pris dans une basse branche, et que le leurre est sur l’eau vous pouvez opérer un mouvement d’ascenseur de l’imitation. Ainsi, vous allez imiter à merveille une proie qui se débat à la surface, l’impact répété va générer une onde qui va alerter le chevesne de fort loin. A vous d’être patient pour attendre plusieurs secondes, parfois presque une minute avec la touche qui sera le plus souvent violente.

Vous aurez alors peut-être à combattre un poisson avec votre ligne toujours prise dans la basse branche, mais dans 80 % des cas l’attaque libère la ligne de la branche.

Les esches essayées

Woodlouse (Illex)

Sa taille de 30 mm est bien adaptée pour le chevesne, un petit sujet (18-20 cm) arrive sans trop de peine à l’engloutir dans sa large bouche. Son excellente flottabilité, maintient le leurre en surface même s’il est chahuté par une veine d’eau rapide ou un tourbillon. J’ai choisi de l’armer avec un hameçon drop-shot n° 4 de chez VMC (référence 7136). Il se lance très bien à une dizaine de mètres malgré son faible poids (1,1 gramme).

Cricket (Big Bite Baits)

Ce modèle est mon imitation favorite, son faible poids de moins d’un gramme la rend difficile à lancer s’il y a du vent, la distance moyenne avoisine les 7 mètres. Je réserve cette imitation à une pêche de précision à courte distance, idéale en petite rivière très encombrée. Le fabricant l’indique comme flottant, en réalité elle est plutôt coulante lentement. Pour améliorer sa flottabilité, j’ai piqué sur l’hameçon n°10 à hampe droite un petit morceau de liège découpé dans un bouchon de vin. A l’inverse, je peux monter une bille en tungstène pour explorer une veine d’eau entre deux eaux.

Grasshopper (Big Bite Baits)

Ce modèle coule lentement même armé d’un simple hameçon sans lest. Je le monte avec un hameçon n°8 mouche Devaux (référence D830BL-08) sans ardillon, dont la hampe est deux fois plus longue. Je fais ressortir la pointe au bout de l’abdomen. Cet hameçon est en coloris black nickel qui va parfaitement avec le coloris black de ma sauterelle.

Je le destine à la capture des gros chevesnes. Je réserve son usage sur les postes les plus profondes et/ou encombrés où peuvent se tenir de beaux sujets. Tout comme le modèle cricket, il m’arrive de le monter avec une bille en tungstène pour explorer plus en profondeur.

Insecter (Reins)

Ce modèle se lance effectivement très bien et à grande distance, il est le seul leurre pouvant être utilisé avec une canne de puissance Light (2-8 grammes) du fait d’un poids de 2,3 grammes. Il a une excellente flottabilité. Il me m’apparaît toutefois un peu surdimensionné pour traquer le chevesne sur mes parcours, si j’ai bien réussi à déclencher des attaques aucun d’eux n’a réussi à s’en saisir. Pour l’armement, j’utilise un hameçon sans ardillon n° 8 mouche Devaux référence D830BL-08, à la hampe deux fois plus longue.

Je transperce l’Insecter avec un bâton de coton tige pour créer un canal à travers le leurre, ainsi je peux glisser l’hameçon à hampe double, et cacher l’œillet dans le leurre de manière à faire ressortir la pointe. Le coloris nickel black de l’hameçon se confond avec le coloris « smoke » de l’Insecter. Je recommande ce modèle pour traquer en surface, les très gros chevesnes (+40 cm) en street-fishing ou le black-bass.

Le matériel pour la pêche à la surprise

La canne

D’une puissance ultra-light impérativement, c’est à dire capable de propulser un leurre compris entre 0.5 et 5 grammes. Son scion doit être assez souple, action parabolique. C’est cette action qui aide à propulser le leurre à bonne distance et avec précision. Dans notre cas, je dois dire qu’une longueur de 210 cm est un réel atout, elle permet de se tenir en retrait de la berge pour effectuer certaines animations avec discrétion. J’opère avec la canne Wixom 5 RKF 210 UL de chez Caperlan, un modèle très abordable.

Le moulinet

Le moulinet sert plus de réserve de fil, et comme il n’est pas nécessaire d’assurer une animation la vitesse de récupération n’est pas prépondérante. A cette fin, je recommande un petit moulinet en taille 1000 garni en tresse 6/100 ème.

Le bas de ligne

Du fait de l’usage d’une tresse plutôt que d’un nylon, j’y adjoint systématiquement un bas de ligne en fluorocarbone d’une longueur au moins égale à celle de ma canne, en diamètre 16/100 ème pour gagner en discrétion. Le fluoro étant plus lourd qu’un nylon, j’ai volontairement opté pour un diamètre fin mais suffisamment résistant à l’abrasion dans les obstacles et/ou contre les branches en cas de mauvais lancer.

Il est possible d’adopter un bas de ligne en nylon translucide de diamètre 16 à 20/100 ème pour aider à la flottaison. Je n’utilise aucune agrafe car elle contribue à faire couler l’insecte.

Pêche de la truite en Haute-Marne avec Bertrand Masse, guide de pêche

En ce dernier week-end end d’avril, l’équipe Fishare se lance un défi ! Comment réussir un week-end de pêche malgré de mauvaises conditions climatiques ? Nos complices : Bertrand Masse, un guide de pêche implanté dans la Haute-Marne, et Fishtripr, la plateforme de réservations d’aventures de pêche en France et à l’étranger, qui nous a permis de voyager et pêcher au Sénégal quelques semaines auparavant.

Au programme : rencontres, découvertes, aventures, apprentissage de techniques de pêche et on l’espère, la capture de quelques truites mythiques le tout sous un temps de cochon.

Le plan de bataille

Nous nous retrouvons donc en Haute-Marne, un département situé au nord de Dijon. Langres en est la ville la plus connue avec son fromage inimitable et c’est aussi ici que la Marne prend sa source. Le département possède de nombreux cours d’eau de première et deuxième catégories. De grands lacs réputés sont aussi présents sur le territoire et accueillent des records de poissons comme les lacs de la Forêt d’Orient avec leurs énormes brochets.

La diversité piscicole du département en fait un terrain de pêche aux merveilleuses histoires et aux rencontres fabuleuses.

Jour 1

Le briefing du guide

« Le vent et le froid prévus seront des obstacles pour la réussite du weekend. Nous visiterons des berges difficiles d’accès. Il va donc falloir être bon, précis et battre du terrain. Nos amies les truites seront bien cachées, pas très actives et si elles le deviennent il faudra être réactif pour tirer notre épingle du jeu ! Mon leurre de prédilection : le SMITH D-Contact version 2, coloris 31 ! »

Bertrand Masse, guide de pêche

Le Rognon sous un temps de cochon, de quoi être en appétit !

Quelques pulls, de grosses chaussettes de ski, des waders et un coupe-vent seront indispensables pour la journée. La jolie route empruntée nous emmène aux bords de l’eau où nous nous équipons rapidement. Il nous tarde de commencer à pêcher. Nous traversons une très belle étendue de prairie avant d’accéder au Rognon en contrebas d’un petit talus escarpé. Une fois au bord, nous découvrons une jolie rivière, pas très large mais au courant bien prononcé.

Bertrand Masse, guide de pêche, nous fait découvrir la rivière du Rognon en Haute-Marne

Nous débuterons notre pêche avec des poissons nageurs coulants rapidement pour visiter les magnifiques veines d’eau du parcours. Les lancers doivent être longs et efficaces. En effet, les truites sont malignes, nous devons donc remonter le courant pour éviter de nous faire voir, et prospecter loin où elles ne peuvent se douter de notre présence. Sur le parcours, nous croisons de larges fosses idéales pour une pêche plus plombée. Notre guide nous conseille donc de passer sur des leurres souples pour venir racler le fond et provoquer des attaques.

Bertrand nous montre aussi comment prospecter un joli poste en berge opposée, en utilisant la force du courant pour amener notre leurre en dérive dans un endroit impossible à pêcher autrement. Très beau mouvement et bel apprentissage !

Après quelques lancers, Bertrand fait se déplacer une magnifique truite cachée sous les frondaisons. Celle-ci semblera tentée par son leurre, mais n’ira pas jusqu’à l’attaque ! L’envie de voir un joli poisson monte.

https://youtu.be/4e9NiJPz2eE

La découverte de cette magnifique rivière et la visite de quelques poissons nous donne encore plus l’envie de continuer notre découverte. Nous retournons au moulin, Bertrand nous avait prévu un bon repas local. Tels trois apôtres, nous voilà attablés autour de belles viandes grillées. Après le froid, le festin ! De quoi reprendre de l’énergie pour l’après-midi chargée qui nous attend. Tout en dévorant et en sirotant une bière bien méritée, Louis observe par la fenêtre la rivière qui coule sous le moulin. Une magnifique truite arc-en-ciel nous gratifie de sa présence par un joli gobage. Détendue, passagère, elle nous nargue ouvertement.

Après-midi « grosses truites » de la Marne !

Nous arrivons sur un joli parking en bord de Marne ; d’un côté le canal, de l’autre, la Marne sauvage s’écoulant de façon bien rectiligne. Dans le canal, quelques petits chevesnes en surface et de petites perches au fond… intéressant, les poissons sont là. Allons voir côté rivière ! Notre guide nous conseille de rester à bonne distance des berges car les truites nous observent. Et si elles nous voient, ce sera le capot assuré.

Après une descente glissante jusqu’ à l’eau, nous observons la rivière… Le fond est plat et peu profond, le courant est rapide et glisse sur de petits galets ovales. La rivière a un profil large où nous avons la place de pêcher à plusieurs, on va pouvoir s’en donner à cœur joie !

Boite de leurres équipée de poissons nageurs
Les leurres, au chaud dans leur boite, sont prêts à en découdre !
Chaussure de wading pour la pêche de la truite
La discrétion est de mise pour espérer leurrer une truite, accroupissons-nous !
Louis sur les pas de Bertrand Masse, guide de pêche en Haute-Marne
Louis suit les pas de Bertrand pour espérer prendre une belle truite…

L’observation est de rigueur et la bonne humeur au rendez-vous. “Cherchez les vaironnées”, nous préconise Bertrand, dégoulinant sous cette sale pluie qui ne nous lâche pas d’une semelle. Vaironnées ? Mais c’est quoi ? Il s’agit d’une concentration de vairons en fraie, soit un festin pour nos amies les grosses truites !

Equipés de poissons nageurs, cuillères ondulantes et leurres souples, nous remontons la rivière en quête d’un poisson mythique qui voudrait bien se faire leurrer. Après deux cents mètres d’un ratissage en bonne et due forme, la grêle s’abat violemment sur nous. En trente secondes, la rivière se transforme en surface explosive où nous ne distinguons plus rien. De petit grêlons viennent nous mitrailler pendant deux minutes infâmes. Recroquevillés sous un parapluie, la pêche continue, et miracle : le soleil apparaît enfin.

Vite, c’est le moment, les rayons devraient réchauffer un peu l’eau et peut être nous permettre de tirer notre épingle du jeu ! Regain de confiance dans l’équipe ! On est au top : au soleil et revigorés. Louis a accroché un Black Minnow 70 de chez Fiiish et bat du terrain. Tel un tirailleur sénégalais, il enchaine les tirs précis. Il fait preuve d’un regain de dextérité rendant ses lancers de plus en plus précis. Le soleil brille, les leurres dansent dans cette eau limpide et brillante. Et là, surprise, tout se précipite, le frein se met à chanter, et voilà Louis en mode combat. Prenant quelques longueurs la belle est inexorablement attirée vers l’épuisette de notre Bertrand. Le premier poisson tant attendu rentre délicatement dans l’épuisette et s’en décrochera d’elle-même ! Dame Fario se laisse capturer en douceur.

Une truite fario prise au black minnow de chez Fiiish et mesurant 42 cm
Une truite fario prise au black minnow de chez Fiiish et mesurant 42 cm
Une truite fario prise au black minnow de chez Fiiish et mesurant 42 cm

Heureux, nous savourons cet instant bien mérité où le poisson et l’homme se rencontrent sur une rivière baignée par le soleil. Un joli poisson de 43 cm à la robe magnifique nous regarde avant de reprendre le chemin de l’eau paisiblement. Louis ne s’était pas trompé, le Black Minnow coloris naturel aura fait la différence… une première fois ! En poursuivant ce parcours, quelques minutes après, Louis se démarquera une fois de plus sur une truite plus petite, mais tout aussi combative, ferrée en plein courant.

https://youtu.be/dB17J8uExgc

Avec le soleil, la vie se réveille et de beaux ombres gobent à tout-va. Instant de grâce.

Bilan du parcours : quelques truites ratées, deux belles sauvages et un record truite pour notre Louis ! Mission accomplie pour notre guide. Il n’a rien lâché ! Les bons conseils et la patience nous ont permis de débusquer les seuls poissons actifs sous ce temps hivernal.

Retour sur le Rognon pour le coup du soir…

Les conditions météo se sont remises en berne… « Winter is coming ». Mais notre motivation est toujours au beau fixe. Nous voulons encore des poissons ! Nous nous équipons Florian et moi de leurres souples couleur blanc/naturel, dans l’espoir d’égaler les rois du jour : Louis et son Black Minnow !

Louis qui pêche le Rognon en Haute-Marne à la recherche des truites
Nous slalomons entre les gouttes à la recherche des truites du Rognon.
Une lamproie après la fraie, dans le Rognon en Haute-Marne
Au recoin d’un méandre, nous trouvons sur la rive une jolie lamproie de Planer morte après la fraie. Quelle drôle de tête, mi-sangsue, mi-requin !
Louis et Georges attentifs aux conseils de Bertrand Masse, guide de pêche en Haute-Marne
Pas de poisson pour l’instant, mais un bel apprentissage au compteur !

Le Rognon n’a pas perdu de sa superbe, il est fougueux, rapide et ne laisse pas de place à l’erreur. Un bruit sourd à cinquante mètres en aval nous fait comprendre qu’un arbre mort vient de s’effondrer dans la rivière. Nous y étions dix minutes avant, coup de froid… on a eu de la chance. Nous finissons le parcours sur deux prairies à l’herbe grasse, sur nos côtés, un splendide double arc-en-ciel sur fond de ciel grisonnant – et au milieu coule une rivière. Louis nous fera le coup du chapeau avec une jolie troisième petite truite combative, toujours sur son leurre fétiche du jour.

Arc-en-ciel sur la rivière du Rognon en Haute-Marne

Jour 2

Le parcours du moulin

Après un sommeil lourd, le réveil sonne pour 6h. Petites poches sous les yeux, c’est l’heure du brief autour d’un café bien chaud. La pluie et le mauvais temps sont toujours de la partie. Nous opterons donc pour visiter le parcours privé du moulin de Bertrand, ce même moulin où nous avons passé la nuit.

En arrivant sur le parcours, la première chose qui vous touche est le bruit de l’eau coulant doucement le long de la bâtisse. Une belle rivière vient traverser les fondations de l’édifice et s’écoule avec douceur dans le terrain voisin. Une eau limpide, et quelques jolies plantes aquatiques virevoltent au gré du courant. La rivière idéale pour prospecter à vue, et s’essayer à la pêche à la mouche !

C’est donc avec plaisir, que nous démarrons ce deuxième jour de pêche où nous suivront à la trace notre guide sur son parcours qu’il connaît à merveille. Équipé de sa canne à mouche, Bertrand nous fait une démonstration de cette pratique de toute beauté. Sa soie fouette la pluie pour se déposer délicatement sur l’eau en aval du petit pont traversant sa propriété. Malgré le temps, de belles truites arc-en-ciel gobent les éclosions de sedges – petits insectes ailés – en surface. En élèves attentifs et positionnés sur le pont, nous prenons un cours magistral pendant que trois grosses arcs-en-ciel narguent nos leurres en contrebas. Tout le monde passe en mode “pêche à vue”…

Gobage ! La soie se tend sous le coup de la magnifique chandelle que la truite arc-en-ciel piquée par Bertrand nous offre. Un joli combat se met en place.

Bertrand Masse pêchant une truite arc-en-ciel
Le vainqueur sera notre guide avec un joli poisson.

Après avoir descendu son bief sur cinq cents bons mètres, nous nous mettons à prospecter méticuleusement chaque bordure et caches, dans l’espoir de faire craquer « la truite du fond du trou ». Les poissons semblent plus réactifs qu’hier. Nous enregistrons plusieurs décroches à la cuiller tournante et au leurre souple imitant des larves d’insectes. Le Black Minnow de la veille semble moins efficace aujourd’hui.

Nous observerons trois beaux brochets en fraie, tapis dans les algues à un mètre du bord. À notre approche, ils partiront s’ébattre dans le fond. De ce début de parcours calme et tranquille se dégage une belle sensation de lenteur paisible, tout en couleur et en beauté.

Bertrand Masse conseille Louis pour pêcher la truite
Bertrand prodigue ses conseils à Louis
Georges écoutant les conseils de Bertrand Masse pour la pêche de la truite
Georges, attentif, applique à la lettre les préconisations du guide

Un peu plus loin, nous chevaucherons un joli pont enjambant la Marne, où nous pourrons observer une multitude de poissons en contrebas ; carpes, barbeaux, énormes chevesnes et brochets à la forme oblongue se confondent dans ce cours d’eau, dans l’attente d’un brin de soleil.

Nous continuons à remonter le parcours magnifique de Bertrand. Le décor se fait plus urbain avec des retenues d’eau et de belles cascades. Des spots idéals pour la pêche des truites à l’affût ! Le leurre qui semble le mieux répondre est une jolie cuillère ondulante maniée par Florian. Ça brille, ça brille ! Les touches se multiplient, mais sans résultat final. La pluie est toujours là, brouillant les pistes et rendant la pêche tactique au possible.

Dernière belle retenue d’eau, Florian balade son ondulante et subit une touche soudaine. Il ferre dans la seconde ! L’énorme truite arc-en-ciel vient de lui jouer la chanson du bulldozer. Elle doit bien mesurer 60 cm, tirant comme une furie au bout de sa canne ultra light. Branle-bas de combat pour ramener ce poisson énorme sur une canne finalement un peu (trop) light.

https://youtu.be/CIRVmrH66yc

Sur un mouvement tout en force, elle finira par casser… encore un raté. Décidément ! Quelle aventure.

Nous finirons cette matinée en rentrant au chaud, bien contents d’avoir pu toucher quelques poissons même si les truites furent plus malignes que nous. Un repas pris tous ensemble en vitesse, de chaleureux merci à notre hôte qui nous aura régalés et nous voilà repartis pour de nouvelles futures aventures de pêche.

Bilan sur l’expérience de guidage avec Bertrand

  • Nous avons découvert une région magique, aux rivières diverses et poissonneuses.
  • Le gîte et le domaine privé de notre hôte/guide sont à couper le souffle par leur beauté.
  • Les parcours sur lesquelles Bertrand nous a guidés étaient tout bonnement sensas.
  • Le bonhomme est professionnel, adorable et possède une culture de la rivière et de la pratique de la pêche impeccable.
  • Nous avons beaucoup rigolé, et avons profité au max.
  • Malgré les conditions climatiques désastreuses, Bertrand a su nous faire pêcher de jolis spécimens et un record pour Louis.

Congratulation et tous nos remerciements à notre guide Bertrand Masse. On reviendra se venger sur les brochets avec le soleil !

Pour finir, découvrez toutes les expériences de pêches proposées par Bertrand sur Fishtripr. Et si comme nous vous voulez tenter l’aventure, bénéficiez de 20€ de réduction sur Fishtripr en vous inscrivant dès maintenant :


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Que vaut le nouveau float tube FLTB-5 de Caperlan ?

A l’occasion de la sortie de son nouveau float tube, Caperlan nous a proposé de tester son float tube FLTB 5. Après maintenant deux mois de tests acharnés représentant plus de 40 sorties, il est tant pour nous de vous en faire un retour.

Les caractéristiques du float tube

Vendu 190€, il faut savoir que le float tube Caperlan a été créé dans le but de satisfaire un public le plus large possible. Il dispose de nombreux avantages.

Il existe différents types de float tube que nous vous avons présenté dans l’article comment choisir son float tube. Ici, il s’agit d’un « float tube commun », c’est-à-dire qu’il repose sur deux boudins disposants chacun de leur propre chambre à air. De plus, l’assise et le dossier sont gonflables de sorte à garantir un confort optimal durant vos sessions.

float-tube décathlon poche amovible
Les poches amovibles du FLTB-5 de Caperlan
Vue d'ensemble du float tube FLTB-5
Le float tube FLTB-5 de chez Caperlan

Ensuite, il est recouvert d’une toile de polyéthylène qui est très compacte, ce qui va vous permettre de pouvoir passer dans les ronces sans l’abîmer. Enfin, il dispose d’une quantité folle de petits détails qui au fil des sorties vont vous changer la vie :

  • Une option sac-à-dos pour le porter sans se mouiller le dos
  • Un repose canne intégré
  • Des poches amovibles pour s’organiser comme on le souhaite
  • Un tissu de réception conçu pour mesurer les poissons
  • Des poignées facilitant le transport sur de courtes distances
  • Des sorties d’eau sur le dessous facilitant le séchage
  • Une assise haute pour ne pas avoir les fesses mouillées
  • Ou encore un stop valve permettant de bloquer votre valve sans qu’elle ne rentre dans le tissu lors du gonflage

Mon avis après 2 mois d’utilisation

La découverte

Tout d’abord la découverte du float tube, avec les premiers réglages que ce soit :

  • La profondeur du dossier
  • La pression à mettre lors du gonflage dans l’assise et le dossier
  • Trouver mes repaires avec ce nouvel engin

Cette première phase a été un peu compliquée pour moi. En effet, j’utilise un float tube avec une assise et un dossier en mousse depuis 8 ans. Je ne me sentais pas à l’aise sur le float tube. J’avais l’impression de pencher, et puis le siège couinait du au frottement entre l’assise et le dossier. Mais rassurez-vous, cette période n’a duré que l’équivalent de 2 à 3 sorties.

L’expérimentation

C’est durant cette phase, que j’ai vraiment pris conscience de l’engin qui avait été mis à ma disposition. Pendant cette période j’ai souhaité découvrir le potentiel de ce float tube. J’ai alors essayé d’en trouver tous les défauts possibles.

float-tube décathlon, porte-canne
Premiers essais du nouveau float tube Caperlan
Passage dans les ronces avec le FLTB 5 de chez Caperlan
Passage dans les ronces avec le FLTB-5

Premier test, le transport à dos d’homme.

J’ai marché deux fois trois kilomètres avec le float tube sur le dos pour tester l’option sac-à-dos. La première fois, à la fin de la marche le dossier était complètement dégonflé. En conséquence, j’ai pêché l’après-midi sans dossier. Mais je ne souhaitais pas m’arrêter sur un seul test. La seconde fois, j’ai fais très attention lors du gonflage. À la fin de la seconde marche, le dossier n’avait pas bougé, et était toujours gonflé comme je l’avais souhaité.

L’explication est simple, la première fois la toile était en contact avec la valve et c’est pour cela que le dossier s’est dégonflé. Donc, lors du gonflage il faut faire attention à bien placer votre toile pour ne pas qu’elle nuise au gonflage de votre float tube.

Second test, charge maximale.

Lors d’une session, j’ai proposé à un ami d’essayer le float tube pour qu’il me dise ce qu’il en pensait. Son retour a été très pertinent ! Cet ami pèse un poids d’environ 130 kg. Et le float tube FLTB-5 de chez Caperlan est annoncé pour porter une charge jusqu’à 130 kg.

Il avait eu beaucoup de mal à trouver un float tube à un prix abordable, capable de supporter son poids, lors de l’achat de son premier float tube. Voici ses réflexions à l’issu de son test : « J’ai été très à l’aise sur ce float tube, je ne me suis à aucun moment senti en danger, ou alors en position inconfortable. La taille massive des boudins m’a réconforté lorsque je suis monté sur le float tube, car ils sont source de stabilité. »

Troisième test, l’assise.

Je ne suis pas une personne très grande (environ 170 cm), et certaines fois il est difficile de se sentir en bonne posture lorsque je palme. La distance entre le dossier et l’assise est longue et ne me permet pas de me caler convenablement. Mais sur ce modèle, une mousse a été rajoutée spécialement pour les personnes comme moi. Elle permet de se caler, et de se sentir bien lors des déplacements sur l’eau.

Assise du FLTB 5 de chez Caperlan
Assise du float tube FLTB 5 de chez Caperlan

Quatrième test, le porte-canne intégré.

Des fois cela m’arrive en partant précipitamment de chez moi d’oublier mon porte canne. Et en arrivant sur le spot, je ne peux alors emmener avec moi qu’une ou deux cannes.

Durant la cinquième sortie ce fût le cas ! Et ce jour-là j’avais emporté quatre cannes. De base, le porte-canne intégré au FLTB 5 n’est conçu que pour une seule canne. Mais j’ai voulu essayer d’embarquer malgré tout mes quatre cannes.

La première, je l’ai gardée avec moi en main pour pouvoir pêcher. Et j’ai calé les trois autres dans le porte canne intégré. Les cannes rentraient sans souci, et cela m’a permis de les transporter pendant toute la journée. Mais il faut noter que j’ai du faire très attention lors du changement de canne car le porte-canne est conçu pour une seule canne. En conséquence, si vous prenez plusieurs combos, il faut tenir toutes vos cannes lors de la manipulation pour s’assurer qu’elles ne tombent pas à l’eau.

L’amusement

Une fois tous les test finis et connaissant le potentiel du float tube, je l’ai amené partout. Et oui, je ne l’ai pas précisé plus tôt mais ce float tube ne prend presque aucune place dans la voiture. Désormais, il est en permanence dans ma voiture. Ainsi, je sais qu’il sera présent à chacune de mes sorties si besoin.

float-tube décahtlon transport

En conclusion

Ce float tube est le résultat d’une recherche très aboutie. Il conviendra à tous les pêcheurs qui aiment vadrouiller, débutants comme confirmés, à un prix qui défie toute concurrence et sans réel défaut.

J’ai été bluffé par la qualité de ce modèle, et à présent j’ai troqué mon ancien float pour celui-ci !

FISHARE, plus qu'une chaîne Youtube

A travers nos vidéos, nous voulons retranscrire notre passion pour la pêche telle que nous la pratiquons. Vous pouvez retrouver des vidéos abordant notamment la pêche au leurre et la pêche de la carpe.

Si après l’une de nos vidéos, vous n’avez qu’une hâte, c’est d’aller pêcher… Alors nous avons accompli notre but !

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