FISHARE, la pêche moderne

Retrouvez sur fishare-peche.fr toutes les techniques de pêche modernes respectueuses du poisson et de son environnement. Vous pouvez lire nos articles ou visionner nos vidéos. Tout y est traité : matériel de pêche, comportement du poisson ou encore réflexions philosophiques sur la pratique de la pêche sportive.

La plupart des espèces de poissons d’eau douce sont illustrés dans nos récits. Nous adorons pêcher le brochet, la truite, la carpe ou encore le chevesne et le black bass.

FISHARE, le goût du partage

Vous nous connaissez déjà peut être par le biais de nos aventures en vidéo, accessibles sur Youtube ou sur la partie vidéo du site. Avec fishare-peche.fr, nous souhaitons partager notre philosophie de pêche moderne de manière différente.

Une équipe de rédacteurs sélectionnés pour leur approche de la pêche ainsi que pour leur plume vous partagent leurs meilleurs conseils. Techniques de pêche, test de matériel, tutos de pêche, réflexions sur leur pratique… Ce sont autant de thématiques que vous pouvez retrouver régulièrement sur le site.

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Le downsizing, une stratégie de pêche efficace !

Le downsizing est une stratégie d’adaptation du pêcheur, visant à réduire la taille du leurre proposé afin de s’adapter à l’humeur des poissons. En effet, les carnassiers peuvent focaliser leur prédation sur des proies de plus petites tailles qu’à l’accoutumée.

Connaissance du milieu

Hausse des températures

La période estivale est souvent synonyme de canicule. Cela exerce un réchauffement naturel de l’eau qui entraîne une diminution du taux d’oxygène dissout. La conséquence peut être une certaine léthargie de la gente piscicole.

Développement des herbiers

En été, l’eau est souvent limpide, et cela contribue au développement des herbiers aquatiques. Leurs croissances se fait en premier sur les bordures peu profondes. Leur densité varie en fonction de la nature du fond. Et, le degré de pénétration de la lumière influence la profondeur jusqu’à laquelle ils vont pousser. Les herbiers offrent des caches, des postes de chasse, de l’oxygène… le pêcheur ne doit jamais les négliger.

Taille des proies

De mars à juin, les poissons blancs comme les carnassiers se sont reproduits donnant naissance à une manne d’alevins. À fin août ils ont grossi pour atteindre une taille entre 3 à 5 cm.

Habitats favoris des alevins

Les alevins affectionnent des bordures peu profondes et/ou encombrées où ils pourront trouver un refuge très vite. Les grands classiques sont la bordure d’une plage en pente douce, une mise à l’eau bateau en milieu urbain, les herbiers. Il est facile de les observer à l’aide d’une paire de lunettes polarisantes.

Le downsizing pour quels carnassiers ?

Tous les carnassiers sont susceptibles de focaliser leurs chasses sur des proies plus petites. Les alevins seront plus ciblés par la perche commune ou le black-bass que par le silure. Néanmoins, il n’est pas rare de piquer un brochet sur un montage drop-shot destiné à la perche.

Brochet pris en drop-shot en downsizing

L’observation : la clef vers le downsizing.

Vous saurez que vous devez mettre en oeuvre une stratégie de downsizing en analysant votre pêche.

Mon parcours habituel

J’aime observer régulièrement la rivière et son évolution dans le temps. Je prends des notes sur mon smartphone et les retranscrit sur un carnet de pêche. Le fruit de ces observations m’aide à en comprendre le fonctionnement pour au final prendre plus de poisson. Je traque essentiellement la perche. Les structures susceptibles d’abriter ce carnassier sont nombreuses :

  • Haut-fond,
  • Bloc rocheux,
  • Escalier descendant sous l’eau,
  • Cassure,
  • Herbier,
  • Arbre et autres obstacles urbains immergés.

Downsizing poste type

La taille réduite des postes, à cette époque, fait que j’utilise peu les poissons-nageurs. En effet, ces derniers ne disposent pas de l’espace suffisant pour entrer en action. En conséquence, je monte plus souvent en bout de ligne un leurre souple sur une tête plombée.

Un cas concret pour mieux comprendre

Lors d’une session avec mon pote Nicolas, je constate au bout de 30 à 40 minutes que la majorité des touches aboutissent à un ferrage dans le vide. Elles sont franches mais sans que l’on puisse les concrétiser.

Il nous fallait trouver le petit plus qui permettrait de concrétiser les attaques. En prenant le temps d’observer le milieu, je constatais la présence de nombreux alevins proches de la surface. Leur taille avoisinait les 2 à 3 cm. Ce regroupement de fourrage ne pouvait pas être ignoré des perches qui abondent sur mon secteur. Je cherchais dans ma sacoche un souple se rapprochant le plus dans sa forme et sa couleur à ce fourrage.

C’est ainsi, que je finis par monter un Shad Impact (Keitech) en 2 pouces coloris sexy shad. Cette couleur imitant le mieux les alevins que j’observais. Dès la première coulée je rentre du poisson. La plupart des prises ont le leurre en bord de gueule. J’en déduisais que le modèle en 3 pouces précédemment utilisé ne devait être saisi probablement que par la queue. Et que, dès que nous tendions la ligne, la perche relâchait sa proie.  En 2 heures de pêche, ce jour là je capturais plus de 25 poissons.

Perche sur souple en 2 pouces et downsizing

Se remettre en cause perpétuellement

Il faut sans cesse se questionner, analyser sa pêche pour progresser. Nous avons essayé différent(e)s :

  • Coloris pour identifier celui qui assurait le meilleur rendement.
  • Plomblées pour comprendre si une animation saccadée ou au contraire planante jouait sur le rendement.
  • Montages, certains jours le drop-shot donnait mieux que le linéaire.
  • D’identifier la tenue des percidés.
  • Profondeurs pour savoir où elles évoluaient.
  • Animations (rapide, lente, insistante…) pour les faire réagir.

Nous avons régulièrement tenté de remonter la taille de notre souple. Les leurres en 3 pouces faisaient généralement chuter le nombre de captures, mais ce n’est pas grave si dans le même temps la taille moyenne augmente. Il n’en fut rien ! En un mois, j’ai capturé plus de 360 perches dont quelques jolies prises au milieu de la troupe des petites et moyennes.

Les techniques ou animations gagnantes

Le darting

Le darting n’est pas une technique mais plutôt une animation ayant le don de déclencher l’agressivité des perches. En procédant au milieu d’un banc d’alevins, l’attrait de cette animation n’en sera que plus grande.

Suivant les conditions, il faudra réaliser des animations sèches ou au contraire lentes, proches du fond ou d’un obstacle connu ou repéré avec vos lunettes polarisantes. Certains jours, les touches interviendront sur le fond ou à sa proximité immédiate, et à d’autres moments plus haut dans la colonne d’eau. Le poids de la plombée, permet de rendre le leurre plus planant ou à l’inverse, plus saccadé. Il faut chercher, expérimenter pour trouver ce qui les rend dingues.

Le drop-shot

Mon pote Nicolas est un expert dans ce domaine, j’ai beaucoup appris à ces côtés. Il utilise cette technique tant en prospection que pour insister sur un poste donné. Le plomb est posé sur le fond, et le leurre plus haut de 20 à 50 cm. L’animation se veut insistante, et le leurre moins mobile qu’un leurre animé en darting, il sera plus facilement cueilli par une perche les jours difficiles. On peut opérer :

  • à la verticale du poste, par exemple en pêchant d’une embarcation ou à l’aplomb d’un quai en street-fishing.
  • en diagonale, en lançant son montage vers le large, et en le ramenant par petites tirées vers soi, un mixte entre le darting et le drop-shot traditionnel.

Je me rappelle d’une session à deux pêcheurs, où dans un herbier à proximité immédiate d’une cassure, nous avons enregistré quelques 60 perches en deux heures de temps.

Le linéaire

  • en cranking, il suffit de lancer et de récupérer au moulinet canne à l’horizontale ou basse comme on le ferait avec un crankbait.
  • façon mort-manié, la canne scion vers le haut, une succession de tirées suivies de relâchés accompagnés. Je préfère cette animation qui a su décider plusieurs perches, surtout les jours où j’explorais le large en lançant au milieu du chenal de navigation.

Les contraintes du downsizing

Le vent

L’utilisation d’un leurre souple en 2 pouces impose l’usage de petites têtes plombées dont le poids n’excède pas 5 grammes. En présence de vent violent soufflant en rafales, les distances de lancer vont se réduire drastiquement. La plupart du temps, j’en suis réduit à explorer des postes en bordure, presque à mes pieds. Il y a la solution d’alourdir sa tête plombée, mais dans ce cas, on peut modifier fortement l’apparence de la nage. Et enregistrer des refus car la nage n’est pas assez naturelle. Une option possible, pour contrer ce désagrément, est de pêcher en drop-shot. Le poids du plomb peut être important (10 grammes), sans que cela ait de l’influence sur la taille du souple et sa présentation.

La fragilité du leurre

Un leurre souple en 2 pouces est plus fragile que le même modèle en 4 pouces. Cela est encore plus vrai avec un modèle gorgé en attractant. L’attractant est une substance chimique ou un arôme naturel (ail, calamar, anis…) visant à faire garder en bouche plus longtemps le leurre. Il laisse dans l’élément liquide une trace olfactif pour attirer un carnassier.

L’attractant est un avantage indéniable quand les touches sont timides. Lorsque les touches sont plus franches, vous pouvez opter pour un modèle à la gomme dure qui résistera mieux dans le temps.

En conclusion, il faut savoir observer et analyser sa pêche, pour, en l’absence de touches ou en cas de nombreuses touches manquées, savoir prendre la décision de descendre en taille. La période estivale et de début d’automne me semble le moment opportun pour tenter une stratégie en downsizing, en particulier, du fait de l’abondance des alevins.

Pêche à la surprise à l’insecte artificiel

La pêche à la surprise est la technique estivale par excellence. Toutefois, je vous propose aujourd’hui d’adapter cette technique ancestrale, en remplaçant la sauterelle ramassée dans les champs par des imitations d’insectes en version souple.

Le chevesne, l’espèce principale ciblée

Le chevesne se nourrit proche de la surface à cette période de l’année, en quête d’insectes et autres proies dérivantes. Cette espèce aime se tenir sous ou à proximité immédiate des frondaisons. En effet, elles sont pour lui à la fois une source de nourriture, de sécurité et de confort. Le chevesne vit en banc d’individus de taille similaire, mais il est tout à fait tolérant à la présence d’autres espèces.

La répartition spatiale se fait en fonction de la taille des individus. Les plus petits (- de 15 cm) se tiendront plus particulièrement sur les hauts-fonds, où la faible profondeur leur assure sécurité. Les plus beaux sujets (+ de 30 cm) quant à eux se tiendront sur les postes offrant le meilleur abris et/ou zone de confort. C’est à dire comportant de l’ombre, source de fraîcheur en période caniculaire, de la nourriture, de la sécurité et ne nécessitant pas la dépense de trop d’énergie. Les postes à ne pas négliger : le dessous des frondaisons, les sous-berges creuses, les profonds (fosse ou intérieur d’un virage), les amas de bois morts accumulés par les crues… Les individus de taille moyenne occuperons pour leur part, les postes laissés par leurs aînés, et c’est souvent eux que l’on voit marauder en plein courant.

Le chevesne n’usurpe pas sa méfiance. Il a les sens perpétuellement en alerte, prêt à se saisir promptement d’une proie tombant à l’eau. Il a également la faculté de recracher très vite un appât qui ne lui convient pas, tout comme de fuir à la moindre vision d’un pêcheur, ou à toute anomalie dans son champ visuel très large.

Discrétion dans l’approche

C’est l’un des premiers aspects de cette pêche à la surprise, l’approche doit être irréprochable. Les postes comme pour la pêche de la truite, s’attaquent toujours de l’aval vers l’amont.

Votre tenue vestimentaire

Tout d’abord, sans porter pour autant une tenue de camouflage, vous devez veiller à porter des vêtements aux couleurs pas trop voyantes : marron, vert, gris foncé… en rapport avec les couleurs de la végétation. Il faut vous fondre dans le décor.

Lenteur des gestes

Les gestes se doivent d’être mesurés, effectués avec lenteur, sans hésiter à faire des pauses sans bouger pendant plusieurs secondes. Cela va sans dire, il vous faudra marcher d’un pas léger. Attention, a ne pas faire bêtement rouler une pierre le long de la berge dont le « plouf » sonnera comme une sirène d’alerte pour toute la faune alentour.

Le soleil

Il est préférable d’avoir le soleil face à soi, sinon vous devrez faire attention à votre ombre qui pourra couvrir l’eau et alerter les poissons sur votre présence. Il est bon de se tenir en retrait le plus possible, d’employer une canne longue et de confondre son ombre avec celles des arbres ou arbustes environnants.

La marche du héron

Si vous êtes contraint de marcher dans l’eau, je vous recommande d’adopter la « marche du héron ». Observez cet animal lorsqu’il chasse les alevins ou autres batraciens.

Si l’eau m’arrive au niveau du mollet, j’opère de la même manière qu’un héron. Je sors mon pied de l’eau en douceur, avant de le replonger avec la même discrétion que le héron. Si toutefois, une légère onde se forme, je n’hésite pas attendre plusieurs secondes qu’elle se dissipe avant de faire un autre pas en avant. Ainsi, je peux approcher de très près un poisson ou le poste que je convoite.

Dès lors que l’eau m’arrive presque au genou, marcher comme un héron devient délicat. Alors, j’avance avec des petits pas pour ne pas créer de vague devant moi. Je suis très attentif à poser mes pieds sur un substrat stable, j’évite les zones vaseuses par exemple.

Précision dans vos lancers

Les chevesnes aimant se tenir sous les frondaisons, il faudra la plupart du temps que votre leurre tombe à l’aplomb des feuilles. Pour réussir à chaque fois, il faut être en confiance et se concentrer sur ce que l’on fait.

Si vos lancers sont approximatifs, cela se ressentira dans votre réussite. Il n’y a pas honte à s’entraîner dans votre jardin à viser une assiette en carton que vous placerez sous un massif d’arbustes pour simuler un poste.

Sens de l’eau affûté

J’ai pu constater que lorsque le ciel est couvert, sans soleil, les chevesnes se tiennent peu à proximité de la surface. Néanmoins, ils sont toujours opportunistes, et l’impact de l’insecte tombant sur l’eau peut faire monter un poisson. Si les poissons refusent de monter en surface, j’explore les veines d’eau comme pourrait le faire un pêcheur au « toc ». Il faut être attentif à la moindre anomalie, déplacement latéral de la ligne ou arrêt.

A contrario, lors de journées très ensoleillées, de nombreux poissons sont visibles en surface. Les plus petits sujets maraudent loin des frondaisons, parfois dans très peu d’eau à la recherche d’alevins, mais les sens toujours en alerte. Si vous observez un banc, il vous faut cibler un poisson en particulier, et faire en sorte que l’imitation lui tombe derrière, au niveau de sa nageoire caudale. Le chevesne se retourne alors toujours, par réflexe, pour se saisir de la proie potentielle.

Il faut prendre le temps d’observer, à la recherche d’un gobage, le remous formé en surface donne une indication sur la taille probable de l’individu qui se nourrit. Un gobage c’est également un signe d’une activité orientée vers la surface.

Si vous n’observez aucun gobage, cela orientera votre approche vers l’exploration minutieuse de tous les postes susceptibles d’abriter du chevesne.

Une zone d’ombre et une souche voilà un poste de choix ne pas négliger.

Faire preuve de sang-froid

Il ne faut surtout pas ferrer tant que le poisson n’a pas l’esche en bouche. Il peut y avoir un gros remous sur votre leurre, tant que vous ne sentez pas le poids du poisson, ne tendez pas la ligne ! Je sais que nous avons souvent le mauvais réflexe de le faire. C’est là où votre sang-froid va intervenir.

Une astuce, si votre fil s’est pris dans une basse branche, et que le leurre est sur l’eau vous pouvez opérer un mouvement d’ascenseur de l’imitation. Ainsi, vous allez imiter à merveille une proie qui se débat à la surface, l’impact répété va générer une onde qui va alerter le chevesne de fort loin. A vous d’être patient pour attendre plusieurs secondes, parfois presque une minute avec la touche qui sera le plus souvent violente.

Vous aurez alors peut-être à combattre un poisson avec votre ligne toujours prise dans la basse branche, mais dans 80 % des cas l’attaque libère la ligne de la branche.

Les esches essayées

Woodlouse (Illex)

Sa taille de 30 mm est bien adaptée pour le chevesne, un petit sujet (18-20 cm) arrive sans trop de peine à l’engloutir dans sa large bouche. Son excellente flottabilité, maintient le leurre en surface même s’il est chahuté par une veine d’eau rapide ou un tourbillon. J’ai choisi de l’armer avec un hameçon drop-shot n° 4 de chez VMC (référence 7136). Il se lance très bien à une dizaine de mètres malgré son faible poids (1,1 gramme).

Cricket (Big Bite Baits)

Ce modèle est mon imitation favorite, son faible poids de moins d’un gramme la rend difficile à lancer s’il y a du vent, la distance moyenne avoisine les 7 mètres. Je réserve cette imitation à une pêche de précision à courte distance, idéale en petite rivière très encombrée. Le fabricant l’indique comme flottant, en réalité elle est plutôt coulante lentement. Pour améliorer sa flottabilité, j’ai piqué sur l’hameçon n°10 à hampe droite un petit morceau de liège découpé dans un bouchon de vin. A l’inverse, je peux monter une bille en tungstène pour explorer une veine d’eau entre deux eaux.

Grasshopper (Big Bite Baits)

Ce modèle coule lentement même armé d’un simple hameçon sans lest. Je le monte avec un hameçon n°8 mouche Devaux (référence D830BL-08) sans ardillon, dont la hampe est deux fois plus longue. Je fais ressortir la pointe au bout de l’abdomen. Cet hameçon est en coloris black nickel qui va parfaitement avec le coloris black de ma sauterelle.

Je le destine à la capture des gros chevesnes. Je réserve son usage sur les postes les plus profondes et/ou encombrés où peuvent se tenir de beaux sujets. Tout comme le modèle cricket, il m’arrive de le monter avec une bille en tungstène pour explorer plus en profondeur.

Insecter (Reins)

Ce modèle se lance effectivement très bien et à grande distance, il est le seul leurre pouvant être utilisé avec une canne de puissance Light (2-8 grammes) du fait d’un poids de 2,3 grammes. Il a une excellente flottabilité. Il me m’apparaît toutefois un peu surdimensionné pour traquer le chevesne sur mes parcours, si j’ai bien réussi à déclencher des attaques aucun d’eux n’a réussi à s’en saisir. Pour l’armement, j’utilise un hameçon sans ardillon n° 8 mouche Devaux référence D830BL-08, à la hampe deux fois plus longue.

Je transperce l’Insecter avec un bâton de coton tige pour créer un canal à travers le leurre, ainsi je peux glisser l’hameçon à hampe double, et cacher l’œillet dans le leurre de manière à faire ressortir la pointe. Le coloris nickel black de l’hameçon se confond avec le coloris « smoke » de l’Insecter. Je recommande ce modèle pour traquer en surface, les très gros chevesnes (+40 cm) en street-fishing ou le black-bass.

Le matériel pour la pêche à la surprise

La canne

D’une puissance ultra-light impérativement, c’est à dire capable de propulser un leurre compris entre 0.5 et 5 grammes. Son scion doit être assez souple, action parabolique. C’est cette action qui aide à propulser le leurre à bonne distance et avec précision. Dans notre cas, je dois dire qu’une longueur de 210 cm est un réel atout, elle permet de se tenir en retrait de la berge pour effectuer certaines animations avec discrétion. J’opère avec la canne Wixom 5 RKF 210 UL de chez Caperlan, un modèle très abordable.

Le moulinet

Le moulinet sert plus de réserve de fil, et comme il n’est pas nécessaire d’assurer une animation la vitesse de récupération n’est pas prépondérante. A cette fin, je recommande un petit moulinet en taille 1000 garni en tresse 6/100 ème.

Le bas de ligne

Du fait de l’usage d’une tresse plutôt que d’un nylon, j’y adjoint systématiquement un bas de ligne en fluorocarbone d’une longueur au moins égale à celle de ma canne, en diamètre 16/100 ème pour gagner en discrétion. Le fluoro étant plus lourd qu’un nylon, j’ai volontairement opté pour un diamètre fin mais suffisamment résistant à l’abrasion dans les obstacles et/ou contre les branches en cas de mauvais lancer.

Il est possible d’adopter un bas de ligne en nylon translucide de diamètre 16 à 20/100 ème pour aider à la flottaison. Je n’utilise aucune agrafe car elle contribue à faire couler l’insecte.

Pêche de la truite en Haute-Marne avec Bertrand Masse, guide de pêche

En ce dernier week-end end d’avril, l’équipe Fishare se lance un défi ! Comment réussir un week-end de pêche malgré de mauvaises conditions climatiques ? Nos complices : Bertrand Masse, un guide de pêche implanté dans la Haute-Marne, et Fishtripr, la plateforme de réservations d’aventures de pêche en France et à l’étranger, qui nous a permis de voyager et pêcher au Sénégal quelques semaines auparavant.

Au programme : rencontres, découvertes, aventures, apprentissage de techniques de pêche et on l’espère, la capture de quelques truites mythiques le tout sous un temps de cochon.

Le plan de bataille

Nous nous retrouvons donc en Haute-Marne, un département situé au nord de Dijon. Langres en est la ville la plus connue avec son fromage inimitable et c’est aussi ici que la Marne prend sa source. Le département possède de nombreux cours d’eau de première et deuxième catégories. De grands lacs réputés sont aussi présents sur le territoire et accueillent des records de poissons comme les lacs de la Forêt d’Orient avec leurs énormes brochets.

La diversité piscicole du département en fait un terrain de pêche aux merveilleuses histoires et aux rencontres fabuleuses.

Jour 1

Le briefing du guide

« Le vent et le froid prévus seront des obstacles pour la réussite du weekend. Nous visiterons des berges difficiles d’accès. Il va donc falloir être bon, précis et battre du terrain. Nos amies les truites seront bien cachées, pas très actives et si elles le deviennent il faudra être réactif pour tirer notre épingle du jeu ! Mon leurre de prédilection : le SMITH D-Contact version 2, coloris 31 ! »

Bertrand Masse, guide de pêche

Le Rognon sous un temps de cochon, de quoi être en appétit !

Quelques pulls, de grosses chaussettes de ski, des waders et un coupe-vent seront indispensables pour la journée. La jolie route empruntée nous emmène aux bords de l’eau où nous nous équipons rapidement. Il nous tarde de commencer à pêcher. Nous traversons une très belle étendue de prairie avant d’accéder au Rognon en contrebas d’un petit talus escarpé. Une fois au bord, nous découvrons une jolie rivière, pas très large mais au courant bien prononcé.

Bertrand Masse, guide de pêche, nous fait découvrir la rivière du Rognon en Haute-Marne

Nous débuterons notre pêche avec des poissons nageurs coulants rapidement pour visiter les magnifiques veines d’eau du parcours. Les lancers doivent être longs et efficaces. En effet, les truites sont malignes, nous devons donc remonter le courant pour éviter de nous faire voir, et prospecter loin où elles ne peuvent se douter de notre présence. Sur le parcours, nous croisons de larges fosses idéales pour une pêche plus plombée. Notre guide nous conseille donc de passer sur des leurres souples pour venir racler le fond et provoquer des attaques.

Bertrand nous montre aussi comment prospecter un joli poste en berge opposée, en utilisant la force du courant pour amener notre leurre en dérive dans un endroit impossible à pêcher autrement. Très beau mouvement et bel apprentissage !

Après quelques lancers, Bertrand fait se déplacer une magnifique truite cachée sous les frondaisons. Celle-ci semblera tentée par son leurre, mais n’ira pas jusqu’à l’attaque ! L’envie de voir un joli poisson monte.

https://youtu.be/4e9NiJPz2eE

La découverte de cette magnifique rivière et la visite de quelques poissons nous donne encore plus l’envie de continuer notre découverte. Nous retournons au moulin, Bertrand nous avait prévu un bon repas local. Tels trois apôtres, nous voilà attablés autour de belles viandes grillées. Après le froid, le festin ! De quoi reprendre de l’énergie pour l’après-midi chargée qui nous attend. Tout en dévorant et en sirotant une bière bien méritée, Louis observe par la fenêtre la rivière qui coule sous le moulin. Une magnifique truite arc-en-ciel nous gratifie de sa présence par un joli gobage. Détendue, passagère, elle nous nargue ouvertement.

Après-midi « grosses truites » de la Marne !

Nous arrivons sur un joli parking en bord de Marne ; d’un côté le canal, de l’autre, la Marne sauvage s’écoulant de façon bien rectiligne. Dans le canal, quelques petits chevesnes en surface et de petites perches au fond… intéressant, les poissons sont là. Allons voir côté rivière ! Notre guide nous conseille de rester à bonne distance des berges car les truites nous observent. Et si elles nous voient, ce sera le capot assuré.

Après une descente glissante jusqu’ à l’eau, nous observons la rivière… Le fond est plat et peu profond, le courant est rapide et glisse sur de petits galets ovales. La rivière a un profil large où nous avons la place de pêcher à plusieurs, on va pouvoir s’en donner à cœur joie !

Boite de leurres équipée de poissons nageurs
Les leurres, au chaud dans leur boite, sont prêts à en découdre !
Chaussure de wading pour la pêche de la truite
La discrétion est de mise pour espérer leurrer une truite, accroupissons-nous !
Louis sur les pas de Bertrand Masse, guide de pêche en Haute-Marne
Louis suit les pas de Bertrand pour espérer prendre une belle truite…

L’observation est de rigueur et la bonne humeur au rendez-vous. “Cherchez les vaironnées”, nous préconise Bertrand, dégoulinant sous cette sale pluie qui ne nous lâche pas d’une semelle. Vaironnées ? Mais c’est quoi ? Il s’agit d’une concentration de vairons en fraie, soit un festin pour nos amies les grosses truites !

Equipés de poissons nageurs, cuillères ondulantes et leurres souples, nous remontons la rivière en quête d’un poisson mythique qui voudrait bien se faire leurrer. Après deux cents mètres d’un ratissage en bonne et due forme, la grêle s’abat violemment sur nous. En trente secondes, la rivière se transforme en surface explosive où nous ne distinguons plus rien. De petit grêlons viennent nous mitrailler pendant deux minutes infâmes. Recroquevillés sous un parapluie, la pêche continue, et miracle : le soleil apparaît enfin.

Vite, c’est le moment, les rayons devraient réchauffer un peu l’eau et peut être nous permettre de tirer notre épingle du jeu ! Regain de confiance dans l’équipe ! On est au top : au soleil et revigorés. Louis a accroché un Black Minnow 70 de chez Fiiish et bat du terrain. Tel un tirailleur sénégalais, il enchaine les tirs précis. Il fait preuve d’un regain de dextérité rendant ses lancers de plus en plus précis. Le soleil brille, les leurres dansent dans cette eau limpide et brillante. Et là, surprise, tout se précipite, le frein se met à chanter, et voilà Louis en mode combat. Prenant quelques longueurs la belle est inexorablement attirée vers l’épuisette de notre Bertrand. Le premier poisson tant attendu rentre délicatement dans l’épuisette et s’en décrochera d’elle-même ! Dame Fario se laisse capturer en douceur.

Une truite fario prise au black minnow de chez Fiiish et mesurant 42 cm
Une truite fario prise au black minnow de chez Fiiish et mesurant 42 cm
Une truite fario prise au black minnow de chez Fiiish et mesurant 42 cm

Heureux, nous savourons cet instant bien mérité où le poisson et l’homme se rencontrent sur une rivière baignée par le soleil. Un joli poisson de 43 cm à la robe magnifique nous regarde avant de reprendre le chemin de l’eau paisiblement. Louis ne s’était pas trompé, le Black Minnow coloris naturel aura fait la différence… une première fois ! En poursuivant ce parcours, quelques minutes après, Louis se démarquera une fois de plus sur une truite plus petite, mais tout aussi combative, ferrée en plein courant.

https://youtu.be/dB17J8uExgc

Avec le soleil, la vie se réveille et de beaux ombres gobent à tout-va. Instant de grâce.

Bilan du parcours : quelques truites ratées, deux belles sauvages et un record truite pour notre Louis ! Mission accomplie pour notre guide. Il n’a rien lâché ! Les bons conseils et la patience nous ont permis de débusquer les seuls poissons actifs sous ce temps hivernal.

Retour sur le Rognon pour le coup du soir…

Les conditions météo se sont remises en berne… « Winter is coming ». Mais notre motivation est toujours au beau fixe. Nous voulons encore des poissons ! Nous nous équipons Florian et moi de leurres souples couleur blanc/naturel, dans l’espoir d’égaler les rois du jour : Louis et son Black Minnow !

Louis qui pêche le Rognon en Haute-Marne à la recherche des truites
Nous slalomons entre les gouttes à la recherche des truites du Rognon.
Une lamproie après la fraie, dans le Rognon en Haute-Marne
Au recoin d’un méandre, nous trouvons sur la rive une jolie lamproie de Planer morte après la fraie. Quelle drôle de tête, mi-sangsue, mi-requin !
Louis et Georges attentifs aux conseils de Bertrand Masse, guide de pêche en Haute-Marne
Pas de poisson pour l’instant, mais un bel apprentissage au compteur !

Le Rognon n’a pas perdu de sa superbe, il est fougueux, rapide et ne laisse pas de place à l’erreur. Un bruit sourd à cinquante mètres en aval nous fait comprendre qu’un arbre mort vient de s’effondrer dans la rivière. Nous y étions dix minutes avant, coup de froid… on a eu de la chance. Nous finissons le parcours sur deux prairies à l’herbe grasse, sur nos côtés, un splendide double arc-en-ciel sur fond de ciel grisonnant – et au milieu coule une rivière. Louis nous fera le coup du chapeau avec une jolie troisième petite truite combative, toujours sur son leurre fétiche du jour.

Arc-en-ciel sur la rivière du Rognon en Haute-Marne

Jour 2

Le parcours du moulin

Après un sommeil lourd, le réveil sonne pour 6h. Petites poches sous les yeux, c’est l’heure du brief autour d’un café bien chaud. La pluie et le mauvais temps sont toujours de la partie. Nous opterons donc pour visiter le parcours privé du moulin de Bertrand, ce même moulin où nous avons passé la nuit.

En arrivant sur le parcours, la première chose qui vous touche est le bruit de l’eau coulant doucement le long de la bâtisse. Une belle rivière vient traverser les fondations de l’édifice et s’écoule avec douceur dans le terrain voisin. Une eau limpide, et quelques jolies plantes aquatiques virevoltent au gré du courant. La rivière idéale pour prospecter à vue, et s’essayer à la pêche à la mouche !

C’est donc avec plaisir, que nous démarrons ce deuxième jour de pêche où nous suivront à la trace notre guide sur son parcours qu’il connaît à merveille. Équipé de sa canne à mouche, Bertrand nous fait une démonstration de cette pratique de toute beauté. Sa soie fouette la pluie pour se déposer délicatement sur l’eau en aval du petit pont traversant sa propriété. Malgré le temps, de belles truites arc-en-ciel gobent les éclosions de sedges – petits insectes ailés – en surface. En élèves attentifs et positionnés sur le pont, nous prenons un cours magistral pendant que trois grosses arcs-en-ciel narguent nos leurres en contrebas. Tout le monde passe en mode “pêche à vue”…

Gobage ! La soie se tend sous le coup de la magnifique chandelle que la truite arc-en-ciel piquée par Bertrand nous offre. Un joli combat se met en place.

Bertrand Masse pêchant une truite arc-en-ciel
Le vainqueur sera notre guide avec un joli poisson.

Après avoir descendu son bief sur cinq cents bons mètres, nous nous mettons à prospecter méticuleusement chaque bordure et caches, dans l’espoir de faire craquer « la truite du fond du trou ». Les poissons semblent plus réactifs qu’hier. Nous enregistrons plusieurs décroches à la cuiller tournante et au leurre souple imitant des larves d’insectes. Le Black Minnow de la veille semble moins efficace aujourd’hui.

Nous observerons trois beaux brochets en fraie, tapis dans les algues à un mètre du bord. À notre approche, ils partiront s’ébattre dans le fond. De ce début de parcours calme et tranquille se dégage une belle sensation de lenteur paisible, tout en couleur et en beauté.

Bertrand Masse conseille Louis pour pêcher la truite
Bertrand prodigue ses conseils à Louis
Georges écoutant les conseils de Bertrand Masse pour la pêche de la truite
Georges, attentif, applique à la lettre les préconisations du guide

Un peu plus loin, nous chevaucherons un joli pont enjambant la Marne, où nous pourrons observer une multitude de poissons en contrebas ; carpes, barbeaux, énormes chevesnes et brochets à la forme oblongue se confondent dans ce cours d’eau, dans l’attente d’un brin de soleil.

Nous continuons à remonter le parcours magnifique de Bertrand. Le décor se fait plus urbain avec des retenues d’eau et de belles cascades. Des spots idéals pour la pêche des truites à l’affût ! Le leurre qui semble le mieux répondre est une jolie cuillère ondulante maniée par Florian. Ça brille, ça brille ! Les touches se multiplient, mais sans résultat final. La pluie est toujours là, brouillant les pistes et rendant la pêche tactique au possible.

Dernière belle retenue d’eau, Florian balade son ondulante et subit une touche soudaine. Il ferre dans la seconde ! L’énorme truite arc-en-ciel vient de lui jouer la chanson du bulldozer. Elle doit bien mesurer 60 cm, tirant comme une furie au bout de sa canne ultra light. Branle-bas de combat pour ramener ce poisson énorme sur une canne finalement un peu (trop) light.

https://youtu.be/CIRVmrH66yc

Sur un mouvement tout en force, elle finira par casser… encore un raté. Décidément ! Quelle aventure.

Nous finirons cette matinée en rentrant au chaud, bien contents d’avoir pu toucher quelques poissons même si les truites furent plus malignes que nous. Un repas pris tous ensemble en vitesse, de chaleureux merci à notre hôte qui nous aura régalés et nous voilà repartis pour de nouvelles futures aventures de pêche.

Bilan sur l’expérience de guidage avec Bertrand

  • Nous avons découvert une région magique, aux rivières diverses et poissonneuses.
  • Le gîte et le domaine privé de notre hôte/guide sont à couper le souffle par leur beauté.
  • Les parcours sur lesquelles Bertrand nous a guidés étaient tout bonnement sensas.
  • Le bonhomme est professionnel, adorable et possède une culture de la rivière et de la pratique de la pêche impeccable.
  • Nous avons beaucoup rigolé, et avons profité au max.
  • Malgré les conditions climatiques désastreuses, Bertrand a su nous faire pêcher de jolis spécimens et un record pour Louis.

Congratulation et tous nos remerciements à notre guide Bertrand Masse. On reviendra se venger sur les brochets avec le soleil !

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Que vaut le nouveau float tube FLTB-5 de Caperlan ?

A l’occasion de la sortie de son nouveau float tube, Caperlan nous a proposé de tester son float tube FLTB 5. Après maintenant deux mois de tests acharnés représentant plus de 40 sorties, il est tant pour nous de vous en faire un retour.

Les caractéristiques du float tube

Vendu 190€, il faut savoir que le float tube Caperlan a été créé dans le but de satisfaire un public le plus large possible. Il dispose de nombreux avantages.

Il existe différents types de float tube que nous vous avons présenté dans l’article comment choisir son float tube. Ici, il s’agit d’un « float tube commun », c’est-à-dire qu’il repose sur deux boudins disposants chacun de leur propre chambre à air. De plus, l’assise et le dossier sont gonflables de sorte à garantir un confort optimal durant vos sessions.

float-tube décathlon poche amovible
Les poches amovibles du FLTB-5 de Caperlan
Vue d'ensemble du float tube FLTB-5
Le float tube FLTB-5 de chez Caperlan

Ensuite, il est recouvert d’une toile de polyéthylène qui est très compacte, ce qui va vous permettre de pouvoir passer dans les ronces sans l’abîmer. Enfin, il dispose d’une quantité folle de petits détails qui au fil des sorties vont vous changer la vie :

  • Une option sac-à-dos pour le porter sans se mouiller le dos
  • Un repose canne intégré
  • Des poches amovibles pour s’organiser comme on le souhaite
  • Un tissu de réception conçu pour mesurer les poissons
  • Des poignées facilitant le transport sur de courtes distances
  • Des sorties d’eau sur le dessous facilitant le séchage
  • Une assise haute pour ne pas avoir les fesses mouillées
  • Ou encore un stop valve permettant de bloquer votre valve sans qu’elle ne rentre dans le tissu lors du gonflage

Mon avis après 2 mois d’utilisation

La découverte

Tout d’abord la découverte du float tube, avec les premiers réglages que ce soit :

  • La profondeur du dossier
  • La pression à mettre lors du gonflage dans l’assise et le dossier
  • Trouver mes repaires avec ce nouvel engin

Cette première phase a été un peu compliquée pour moi. En effet, j’utilise un float tube avec une assise et un dossier en mousse depuis 8 ans. Je ne me sentais pas à l’aise sur le float tube. J’avais l’impression de pencher, et puis le siège couinait du au frottement entre l’assise et le dossier. Mais rassurez-vous, cette période n’a duré que l’équivalent de 2 à 3 sorties.

L’expérimentation

C’est durant cette phase, que j’ai vraiment pris conscience de l’engin qui avait été mis à ma disposition. Pendant cette période j’ai souhaité découvrir le potentiel de ce float tube. J’ai alors essayé d’en trouver tous les défauts possibles.

float-tube décathlon, porte-canne
Premiers essais du nouveau float tube Caperlan
Passage dans les ronces avec le FLTB 5 de chez Caperlan
Passage dans les ronces avec le FLTB-5

Premier test, le transport à dos d’homme.

J’ai marché deux fois trois kilomètres avec le float tube sur le dos pour tester l’option sac-à-dos. La première fois, à la fin de la marche le dossier était complètement dégonflé. En conséquence, j’ai pêché l’après-midi sans dossier. Mais je ne souhaitais pas m’arrêter sur un seul test. La seconde fois, j’ai fais très attention lors du gonflage. À la fin de la seconde marche, le dossier n’avait pas bougé, et était toujours gonflé comme je l’avais souhaité.

L’explication est simple, la première fois la toile était en contact avec la valve et c’est pour cela que le dossier s’est dégonflé. Donc, lors du gonflage il faut faire attention à bien placer votre toile pour ne pas qu’elle nuise au gonflage de votre float tube.

Second test, charge maximale.

Lors d’une session, j’ai proposé à un ami d’essayer le float tube pour qu’il me dise ce qu’il en pensait. Son retour a été très pertinent ! Cet ami pèse un poids d’environ 130 kg. Et le float tube FLTB-5 de chez Caperlan est annoncé pour porter une charge jusqu’à 130 kg.

Il avait eu beaucoup de mal à trouver un float tube à un prix abordable, capable de supporter son poids, lors de l’achat de son premier float tube. Voici ses réflexions à l’issu de son test : « J’ai été très à l’aise sur ce float tube, je ne me suis à aucun moment senti en danger, ou alors en position inconfortable. La taille massive des boudins m’a réconforté lorsque je suis monté sur le float tube, car ils sont source de stabilité. »

Troisième test, l’assise.

Je ne suis pas une personne très grande (environ 170 cm), et certaines fois il est difficile de se sentir en bonne posture lorsque je palme. La distance entre le dossier et l’assise est longue et ne me permet pas de me caler convenablement. Mais sur ce modèle, une mousse a été rajoutée spécialement pour les personnes comme moi. Elle permet de se caler, et de se sentir bien lors des déplacements sur l’eau.

Assise du FLTB 5 de chez Caperlan
Assise du float tube FLTB 5 de chez Caperlan

Quatrième test, le porte-canne intégré.

Des fois cela m’arrive en partant précipitamment de chez moi d’oublier mon porte canne. Et en arrivant sur le spot, je ne peux alors emmener avec moi qu’une ou deux cannes.

Durant la cinquième sortie ce fût le cas ! Et ce jour-là j’avais emporté quatre cannes. De base, le porte-canne intégré au FLTB 5 n’est conçu que pour une seule canne. Mais j’ai voulu essayer d’embarquer malgré tout mes quatre cannes.

La première, je l’ai gardée avec moi en main pour pouvoir pêcher. Et j’ai calé les trois autres dans le porte canne intégré. Les cannes rentraient sans souci, et cela m’a permis de les transporter pendant toute la journée. Mais il faut noter que j’ai du faire très attention lors du changement de canne car le porte-canne est conçu pour une seule canne. En conséquence, si vous prenez plusieurs combos, il faut tenir toutes vos cannes lors de la manipulation pour s’assurer qu’elles ne tombent pas à l’eau.

L’amusement

Une fois tous les test finis et connaissant le potentiel du float tube, je l’ai amené partout. Et oui, je ne l’ai pas précisé plus tôt mais ce float tube ne prend presque aucune place dans la voiture. Désormais, il est en permanence dans ma voiture. Ainsi, je sais qu’il sera présent à chacune de mes sorties si besoin.

float-tube décahtlon transport

En conclusion

Ce float tube est le résultat d’une recherche très aboutie. Il conviendra à tous les pêcheurs qui aiment vadrouiller, débutants comme confirmés, à un prix qui défie toute concurrence et sans réel défaut.

J’ai été bluffé par la qualité de ce modèle, et à présent j’ai troqué mon ancien float pour celui-ci !

Comment bien choisir son float tube ?

Depuis plus d’une dizaine d’années, le float tube n’a cessé de faire des adeptes de par sa facilité d’utilisation et son accessibilité en termes de budget. Il existe sur le marché des dizaines de modèles, alors comment choisir son float tube ?

Les différentes gammes de float tube

Il existe sur le marché 4 gammes de float tubes différentes :

Les caractéristiques de chaque gamme

Le float tube simple

Il s’agit d’un float tube disposant d’un seul boudin, d’une assise gonflable, de poches de rangement accrochées au float tube. Il est fabriqué avec un tissu de mauvaise qualité. Le coût est proche de 100 €.

Avantages

  • Coût abordable
  • Prend peu de place rangé
  • Il n’est pas nécessaire de le sécher

Inconvénients

  • Sécurité
  • Assise inconfortable

Le float tube commun

Float_tube_commun

Il s’agit d’un float tube disposant de deux boudins, une assise gonflable ou en mousse, des poches de rangement accrochées ou non au float tube, et fabriqué avec un tissu de bonne qualité. Pour acquérir un float tube de ce genre comptez environ 300 €.

Avantages

  • Grande sécurité (deux boudins)
  • Coût abordable
  • Séchage rapide

Inconvénients

  • Bonne qualité de tissu (toile zodiac pour certains)
  • Ne convient pas à toutes les pêches

Le float tube à haute pression

float-tube haute-pression

Il s’agit d’un float tube ne disposant pas de boudin, une assise gonflable, des poches de rangement détachables du float tube, et fabriqué avec de la toile de type Zodiac. Pour acquérir un float tube de ce genre comptez entre 300 et 600 €.

Avantages

  • Risque faible de crevaison (pas de chambre à air)
  • Très qualitatif (toile de type Zodiac)
  • Navigue partout
  • Ajout d’un moteur électrique possible

Inconvénients

  • Coût assez onéreux
  • Poids assez important

Le float tube plateforme

Il s’agit d’un float tube ne disposant pas de boudin, une assise en mousse, des poches de rangement détachables du float tube, et fabriqué avec de la toile de zodiac. Pour acquérir un float tube de ce genre comptez environ 900.

Avantages

  • Possibilité de se mettre debout
  • Ajout d’un moteur électrique possible
  • Glisse facilement sur l’eau

Inconvénients

  • Coût très onéreux
  • Poids très important
  • Prend beaucoup de place dégonflé

Les critères pour acheter son float tube.

Pour savoir quel float tube vous conviendra le mieux, voici quelques questions à vous poser :

Quel est votre budget ?

Les prix allant de 100 à 900 €. Il convient de définir le prix que vous êtes prêt à mettre.  

Quelle fréquence d’utilisation envisagez-vous ?

Envisagez-vous une utilisation fréquente, moyenne ou faible ? Avec une utilisation faible vous n’aurez pas besoin d’un float tube de grande qualité pour vous amuser. Alors qu’avec une utilisation moyenne vous aurez besoin d’un float tube qui dure dans le temps et que l’on n’a pas besoin de beaucoup entretenir. Enfin pour une utilisation fréquente, un float tube de qualité est préférable car il durera dans le temps.

Où allez-vous pêcher ?

Envisagez-vous de pratiquer en rivière, en lac de barrage ou bien en fleuve ? En effet, une personne pêchant en rivière n’aura pas besoin de beaucoup de rangements. Tandis que celle qui pêche en lac de barrage, et qui part à des kilomètres de son lieu de départ aura besoin de grosses capacités de stockage, que ce soit pour son matériel ou ses vêtements et autres accessoires.

Quel poids faîtes vous ?

Votre poids et celui du matériel que vous utiliserez sur votre embarcation rentre en ligne de compte. Connaitre cette information vous permettra d’adapter la taille des boudins, l’espace de l’assise ainsi que du dossier, tout cela pour vous garantir un confort optimal. 

Cas concrets

  • Vous comptez faire du float tube une fois de temps en temps, mais pas forcement toute une journée. Alors le float tube commun sera parfait pour vous !
  • Vous comptez faire du float tube souvent dans plein de milieux différents et vous transportez beaucoup de matériel avec vous. Alors le float tube haute pression sera parfait pour vous !

En conclusion

Quelles que soient vos attentes, il existera toujours un float tube adapté pour vous. À partir des 4 critères de sélection présentés, vous trouverez le float tube qui vous est le plus adapté. En fonction du pêcheur que vous êtes vos besoins seront différents des autres. Comme mot de fin je souhaiterais vous faire passer un message. Le float tube c’est génial : on est prêt de l’eau et c’est kiffant, mais il ne faut pas pour autant oublier votre sécurité. Si à la suite de cet article vous souhaitez démarrer la pêche en float tube n’oubliez pas le port du gilet de sauvetage ! Car un accident peut vite arriver, surtout lors de vos débuts quand on ne contrôle pas tout très bien. Maintenant c’est à vous de choisir votre monture !

 

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