FISHARE, la pêche moderne

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FISHARE, le goût du partage

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Mise au point : notre article sur le sexisme à la pêche

Bonjour tout le monde,

J’aimerais revenir sur certaines réactions qui ont suivi mon article sur le sexisme à la pêche, et plus particulièrement sur la réaction d’Esoxiste qui en a publié un article que vous pouvez lire sur son site.

Tout d’abord, Fishare ainsi que moi-même n’avons jamais revendiqué et ne revendiquons aucunement appartenir à un mouvement féministe quel qu’il soit. Nous ne sommes ni en faveur d’une supériorité du masculin sur le féminin, ni en faveur d’une supériorité du féminin sur le masculin mais pour un traitement égal du masculin et du féminin. En somme, nous nous opposons au sexisme (qui est je le rappelle en citant le Dictionnaire Larousse « une attitude discriminatoire fondée sur le sexe »), et de manière plus générale nous nous opposons à toutes formes de discrimination.

La femme n’est pas toujours « dévalorisée et victime de la méchante société des hommes » (je cite l’article d’Esoxiste) mais parfois elle peut l’être, tout comme des hommes peuvent être dévalorisés voire victimes de certains comportements. Dans l’article, je me concentre sur le domaine de la pêche où l’on peut remarquer que les femmes ne sont pas encore traitées sur Internet de la même manière que les hommes puisque pour obtenir des photos d’hommes dénudés en train de pêcher on doit ajouter le terme « sexy » dans la barre de recherche alors que ceci n’est pas nécessaire pour obtenir des photos de femmes dénudées. Mais dans l’article, je ne me limite pas à cela, je cherche à montrer que la société tend à définir les comportements des hommes et des femmes en fonction de leur sexe et notamment par le biais des médias.

Ainsi, j’ai cité deux médias qui relayaient une image dénudée de la femme : Esoxiste et Topito. À aucun moment je n’ai porté un jugement de valeur sur cette activité et encore moins sur les auteurs des articles. Je n’ai fait qu’énoncer factuellement ce qui se faisait et n’ai jamais pointé du doigt une quelconque personne pour dire que ce qu’elle faisait était bien ou mal. Ce que j’ai cherché à dire dans cet article en prenant appui sur ces deux médias, c’est que l’image première qui venait sur Internet de la femme à la pêche était celle dénudée et non pas celle en train de pêcher. Il semblerait qu’en relayant des images de femmes dénudées ces médias tendent à faire oublier les autres articles traitant des pêcheuses. Je trouve tout simplement dommage que les articles sur celles-ci ne soient pas davantage mis en valeur. Peut-être pourrait-on faire évoluer l’image de la femme à la pêche avec des pêcheuses du mois traitées comme l’égal de l’homme ? Car nommer les photos de femmes dénudées à la pêche comme « pêcheuses du mois » n’est-ce pas se tromper dans les termes ? Pour qualifier ce genre de photos ne faudrait-il pas plutôt parler, par exemple, des « pin-up » du mois ?

Il n’est pas possible de laisser passer la réaction par article interposé de Sylvain Russo sur esoxiste.com à propos de notre article et sa rédactrice sur le sexisme à la pêche publié le 27 novembre 2017.

Premièrement, il est étonnant et inquiétant de voir que l’auteur d’esoxiste.com ne mesure pas l’impact que peuvent avoir les articles, les commentaires ou les photos postés sur son site. En tant que média d’influence et personnage publique, il est impératif de réfléchir à l’image que l’on renvoie. Il semblerait que c’est quelque chose qui lui échappe complètement. Semblant complètement dépassé par cela, il n’a par exemple pas hésité à ajouter de l’huile sur le feu en répondant à des commentaires douteux sous son article ou en likant des commentaires véhéments voire insultants à propos de notre rédactrice sur ses réseaux sociaux.

Ensuite, on peut se questionner sur l’intérêt de diffuser des images de prétendues pêcheuses renvoyant une image faussée de la pêche… On en a une idée quand Sylvain Russo nous indique que « Juste pour info, l’ article mettant en exergue de jeunes filles en maillot et publié le jour de l’ an est l’un des plus consultés de l’ année ». J’ai d’ailleurs été surpris de voir plusieurs réactions nous accusant de « surfer sur une mode » pour « faire le buzz » alors qu’il est bien plus facile de relayer des photos de femmes dénudées que d’écrire des articles de fond.

Enfin, on peut regretter que dès le début de l’article soit mis en avant le fait que notre rédactrice soit débutante à la pêche, jeune, étudiante en philosophie… Et j’en passe. Faut-il nécessairement pratiquer la pêche pour en faire un constat social ? Ce stratagème, conscient ou inconscient, oriente la lecture de l’article. Il est facile de le remarquer tant la récurrence de ces informations est importante dans les commentaires.

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Florian Morel – Responsable de la ligne éditoriale de fishare-peche.fr

J’ai été vivement critiquée pour avoir cité l’article d’Esoxiste sans l’avoir préalablement contacté. Contacte-t-on réellement nos sources pour demander une autorisation de citation ? Je ne vais pas m’étendre sur ce point qui coule de source mais je vais plutôt me consacrer à répondre point par point aux incohérences de l’article d’Esoxiste :

1-         L’auteur de l’article écrit « Soit, objectivement la femme est pour la plupart du temps dévalorisée à la pêche, c’est une donnée factuelle. » Effectivement, c’est justement le constat que je fais dans l’article. C’est à se demander s’il a réellement lu ce dernier.

2-         « 5 % des pêcheurs sont des pêcheuses, à ce titre elles sont une réelle minorité et même si leur nombre monte à 10 % elle resteront une minorité.  Et dans cette minorité, où faut-il le rappeler c’est la majorité qui compte, se trouve une autre minorité hurlante qui réclame l’égalité. Or, 10 % ne feront jamais 50 % même si on tourne les chiffres dans tous les sens. » J’aimerais sur ce point rassurer l’auteur de l’article : je sais bien compter. La question est de savoir ce que l’on fait de cette minorité. Doit-on l’ignorer ? Ce que met en avant mon article c’est que malgré qu’il s’agisse d’un petit nombre, celui-ci est en droit d’être représenté. Il est important d’insister sur le fait que « la minorité hurlante qui réclame l’égalité » ne se situe pas forcément dans les 5% des pêcheuses : il y aussi des pêcheurs !

3-         « j’exècre le combat « féministe » comme il existe actuellement, ce moralisme extrémiste qui voudrait nous faire tous ressembler à un (e) humain (e), tous semblables, tous pareils alors que ce sont nos différences qui nous font nous apprécier ». Tout d’abord, sur ce point, je ne comprends pas pourquoi il nous inclus dans « ce moralisme extrémiste » car à aucun moment nous ne prenons une position féministe et quand bien même nous l’aurions fait à aucun moment nous ne nous serions permis d’être moralistes et extrémistes : encore une fois nous ne jugeons personne, nous ne disons aucunement que telle ou telle action est bien ou mal, nous nous contentons de montrer que l’image de la femme à la pêche est traitée différemment de celle de l’homme. Ensuite, notre propos ne porte pas sur le sexe, effectivement nous sommes tous différents physiquement et nous ne prétendons pas vouloir une ressemblance sur ce point-là, mais sur le genre. Le genre sert, selon le Dictionnaire Larousse, « à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement, les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes ». Nous évoquons tout simplement l’idée qu’il serait sans doute préférable d’arrêter de penser de manière genrée pour ne plus mettre de barrière sociales (et non physiques, il s’agit là d’une autre question) entre les hommes et les femmes.

4-         « Pourtant j’apprécie les très belles choses et une mannequin en bikini posant avec un poisson retient mon attention de pêcheur mâle, il n’y a rien de mal à ça et ce n’est pas parce que j’apprécie ces clichés que je suis un immonde porc. » ; « Là, on me reproche de publier des photos de filles en maillot ». Tout d’abord, et encore une fois, nous n’avons fait aucun reproche ni jugement de valeur, s’il parle de lui comme un « immonde porc », nous ne l’avons jamais fait et ne le ferons jamais. Ensuite, ce dont il parle n’a aucunement été traité dans notre article, il s’agit d’un autre sujet. En effet, nous ne disons aucunement qu’il est mal de regarder une femme dénudée, nous ne parlons pas de la sexualisation de l’image du corps et du regard que l’on peut lui porter, nous disons même que nous pouvons comprendre que cela puisse être un plaisir pour certains hommes mais également pour certaines femmes.

5-         L’auteur de l’article me juge et juge mon article sur ma formation philosophique or cet article n’est aucunement philosophique. Ce n’est pas parce que je suis une formation philosophique que je me comporte comme une philosophe à chaque instant de ma vie. Je ne suis pas philosophe lorsque je vais faire mes courses, je ne suis pas philosophe lorsque je prends une photo, je ne suis pas philosophe dès que j’écris quelque chose, je suis philosophe lorsque je relève des tensions, des problématiques, lorsque je questionne des concepts, pas lorsque je mets en évidence des données factuelles. Or dans l’article sur le sexisme à la pêche, je me suis contentée d’exposer des faits. Bien entendu la question peut être traitée de manière philosophique et sans doute qu’elle le sera plus tard.

Pour finir, je ne comprends pas comment on peut en venir à me juger sur ma personne et sur ma formation en ayant lu cet article. Je ne comprends également pas comment on peut écrire publiquement des choses diffamatoires à mon sujet après avoir lu mon article. Je ne comprends pas comment on peut faire des amalgames de la sorte et s’en servir pour salir la réputation d’une personne. Finalement, à qui devrait-on attribuer la qualité de « vision étriquée » ? La façon dont l’auteur fini son article pourrait peut-être nous aider dans cette question : « Suis-je sexiste, oui ! Suis-je misogyne, phallocrate, féminiphobe ? Non !  Vive le sexisme et même à la pêche. » Finalement, qu’il s’agisse d’ironie, de second degré ou d’une simple réaction agressive et excessive, ou peut-être même sexiste, je ne comprends décidément pas pourquoi cette réponse à mon article a été publiée si ce n’est peut-être pour faire l’objet d’une illustration du sexisme à la pêche.

Choisir son gilet de sauvetage pour la pêche

Comment ça marche ?

Dans un temps premier temps, il faut bien différencier les gilets de sauvetage et les gilets d’aide à la flottabilité. Ces derniers nécessitent de savoir nager contrairement au gilet de sauvetage qui lui sert à « sauver » grâce à un retournement sur le dos de la personne pour qu’elle puisse respirer en cas d’évanouissement par exemple.

Il existe alors deux grands types de gilets de sauvetage : les mousses (à gauche) et les gonflables (à droite).

gilet de sauvetage mousse
Gilet de sauvetage en mousse
gilet de sauvetage gonflable
Gilet de sauvetage gonflable

Les deux fonctionnent aussi bien. Néanmoins, pour notre passion, les gonflables sont recommandés pour une plus grande liberté de mouvement. Parmi eux, il en existe encore différents types :

  • Les manuels : ils se gonflent lorsque le porteur du gilet actionne une tirette. Ce système permet de ne pas assister à un gonflement intempestif. Cependant ce système est moins sécurisant (nous y reviendrons par la suite).
  • Les automatiques : avec ce système, nul besoin d’activer une tirette, le gilet se gonfle automatiquement au contact de l’eau. Ce type de gilet est alors très sécurisant, le seul inconvénient est qu’il pourrait se déclencher à un moment non voulu à cause d’un trop fort contact avec l’eau. Il existe deux types de déclenchements automatiques :
    • Pastille: À l’intérieur du gilet se trouve une pastille (sel ou papier cellulose) qui se désagrège au contact de l’eau et libère alors un ressort puissant qui actionne un percuteur et percute la bouteille de gaz. Ce système est le plus facile à recharger, cependant il faut faire attention aux pastilles qui se désagrègent rapidement.
    • Hydrostatique:  Ce système fonctionne avec la pression de l’eau, à partir de 10 cm sous l’eau le gilet se gonfle. Ainsi, l’avantage est que sans tomber à l’eau, le gilet ne peut se gonfler. Cependant le gros inconvénient de ce système est son réarmement (lorsqu’on remet une cartouche de gaz) et la difficulté pour réviser son gilet.

Comment choisir ?

Pour ma part, bien qu’onéreux je recommande totalement les gilets de sauvetage gonflables et automatiques. Ce sont les plus sécurisants et ceux qui couvrent le plus de risques. Tous les gilets de sauvetage sur le marché répondent tout de même à des normes Européennes (100 newton minimum, équipés d’un sifflet  et de bandes réfléchissantes…) et sont fiables. Le gilet de sauvetage en mousse est bien car il ne possède pas de mécanisme et est donc en mesure de maintenir la sécurité en permanence, d’autant plus qu’il est le type de gilet qui est le moins coûteux. Cependant, pour notre pratique de la pêche, les gilets mousses sont peu confortables et laissent une moindre liberté de mouvement.  Les gilets manuels sont pour moi à écarter, en cas d’une perte de connaissance quelconque le naufragé ne sera pas en mesure de déclencher sa tirette et son gilet ne lui sera d’aucune utilité.

Dans toutes les situations et sur toutes les eaux

Oui, effectivement et je l’affirme, le gilet de sauvetage est indispensable dans TOUTES les situations. Que ce soit en pleine journée sur un petit plan d’eau ou en pleine nuit sur les eaux d’un grand lac. Toutes les éventualités et les risques doivent être considérées. Effectivement cela coule de source que le gilet, sur des eaux mouvementées, est indispensable. De grosses vagues et les grandes distances qui peuvent nous séparer des berges peuvent aider à reconsidérer les risques et donc la nécessité de revêtir un gilet. Cependant je voudrais insister sur un point. Même dans un étang d’un hectare, s’il vous arrive par malheur de faire un malaise ou de perdre connaissance (suite à un choc ou n’importe quelle autre raison) alors même dans les meilleures conditions climatiques (c’est à dire sans vent, dans une eau chaude, en journée), sans l’aide d’un intervenant extérieur (exemple un individu venant vous aider ou un gilet de sauvetage) alors l’issue pourrait être fatale. Savoir nager n’est pas une excuse valable pour s’en affranchir. La nature et en particulier l’eau n’est pas un élément que nous maîtrisons, il reste imprévisible et c’est notre responsabilité de se prémunir face à ses risques (des courants, des rochers, des algues…).  Le corps humain reste fragile et les moyens techniques actuels peuvent palier à leur juste mesure à cette faiblesse face à la nature avec laquelle nous aimons tant communier.

gilet-de-sauvetage-photo

Il me semblait important de traiter de ce sujet, car il est selon moi trop peu abordé et devrait être considéré à sa juste importance. Certes cela peut sembler moralisateur et rébarbatif, mais la notion de sécurité fait partie selon moi des choses à prendre au sérieux. La pêche est un loisir qu’il faut prendre avec légèreté mais pour que cela le reste il faut tout de même prendre soin de soi, et penser à son entourage.

Nous pouvons tout de même nous questionner sur les tarifs beaucoup trop onéreux de ce matériel. Effectivement pour moi il est fort culotté de proposer un produit si indispensable à des prix si élevés, cela apporte alors matière à réfléchir sur l’éthique des firmes distributrices qui forment un véritable système oligopole.

Pour les plus jeunes qui ne jouissent pas encore d’un salaire et de grands moyens (ce qui est mon cas), pensez à solliciter vos proches pour son achat. Je suis sûr qu’ils préfèreront mettre le prix et vous savoir en sécurité. Je le rappelle, les gilets de sauvetage en mousse sont tout autant efficaces et sont les moins coûteux.

Le sexisme à la pêche

 

Le sexisme, c’est quoi ?

Si on se réfère à la définition du Petit Larousse, le sexisme est une « attitude discriminatoire fondée sur le sexe ». Mais qu’est-ce qu’une action discriminatoire ? Il s’agit, toujours selon Le Petit Larousse, d’une action qui vise à isoler et traiter différemment certains individus ou groupes entiers par rapport aux autres. De facto, une action sexiste aurait pour conséquence d’isoler et traiter différemment un ou des individus en fonction de leur sexe.

Aujourd’hui encore, nos sociétés, pourtant contemporaines, sont encore bien empreintes de sexisme, que ce soit du côté des femmes comme des hommes, car oui, le sexisme envers les hommes est tout aussi réel que celui envers les femmes. Comme nous l’avons rappelé plus haut, toute action visant à traiter différemment un individu est discriminatoire, et si cette discrimination est en rapport avec le sexe de l’individu, il s’agit bien de sexisme. Dire qu’une activité est destinée aux femmes ou aux hommes serait alors une parole sexiste. En effet, par exemple, les hommes sont libres de vouloir s’épiler et les femmes libres de ne pas le vouloir. Ainsi, en traitant un homme différemment parce qu’il s’épile ou une femme parce qu’elle ne le fait pas, vous agissez de manière sexiste.

Si nous avons tendance à agir de façon sexiste c’est parce que nous vivons dans des sociétés genrées où les individus et les actions sont rangés par catégories. Les médias en sont le reflet : offrez des produits ménagers pour la fête des mères et des produits de bricolage pour la fête des pères. Ou bien offrez une poucette pour votre petite fille à Noël et une voiture télécommandée pour votre petit garçon à Noël en vous référant, bien entendu, aux catalogues où les pages sont respectivement roses et bleues. Il semblerait alors que la société s’organise autour de frontières qui n’ont pas lieu d’être et qui nuisent à toute vision égalitaire en conditionnant dès le plus jeune âge à cette scission masculin/féminin.

Nous pourrions traiter sur des pages et des pages la question du sexisme dans nos sociétés, ce qui pourrait s’avérer des plus intéressants, mais pour cet article, nous allons nous consacrer plus particulièrement sur le sexisme à la pêche.

Le monde de la pêche est-il sexiste ?

Nous avions déjà notre opinion à ce sujet, mais pour rendre l’exercice des plus parlants, nous avons décidé d’aller sur Google Image et de taper dans la barre de recherche les deux requêtes suivantes : «femme qui pêche» et «homme qui pêche».

Ces deux phrases ont été écrites en anglais, en chinois traditionnel, en japonais, puis en français afin de confronter l’image de l’homme et de la femme à la pêche dans la culture occidentale et orientale.

Résultats en anglais

anglais-femme-pêche
Femme qui pêche en anglais
anglais-homme-pêche
Homme qui pêche en anglais

Résultats en chinois traditionnel

chinois-traditionnel-femmepêche
Femme qui pêche en chinois traditionnel
chinois-traditionnel-homme-pêche
Homme qui pêche en chinois traditionnel

Résultats en japonais

japonais-femme-pêche
Femme qui pêche en japonais
japonais-homme-pêche
Homme qui pêche en japonais

Résultats en français

français-femme-pêche
Femme qui pêche en français
français-homme-pêche
Homme qui pêche en français

Comme on peut le remarquer sur les images, le rapport à la pêche diffère de l’Orient à l’Occident et il apparaît très clairement qu’en Occident nous avons une vision de la pêche genrée. Si en Chine, la vision de la pêche semble plutôt affiliée à la nourriture, au Japon elle apparait davantage dans un culte de la performance que nous pouvons également retrouver dans nos sociétés occidentales. Néanmoins, ce culte de la performance en Occident apparaît plus clairement dans la catégorie masculine que dans celle féminine, cette dernière étant le plus souvent exploitée pour le plaisir visuel des personnes pratiquant la pêche. Ce que nous pouvons reprocher à cette exploitation de l’image de la femme à la pêche, c’est qu’elle tend à nier l’existence de femmes pêcheuses.

À noter que nous n’insinuons absolument pas qu’une femme ne puisse pas, au même titre qu’un homme, éprouver du plaisir à regarder le corps dénudé d’une autre femme. Le problème que nous cherchons à souligner est le fait que les femmes n’apparaissent, le plus souvent, que sous cette forme dans l’imaginaire de la pêche. Or, si on s’en réfère aux statistiques de la Fédération Nationale de la Pêche en France en 2008, 41 780 femmes ont bénéficié de la carte promotionnelle « Découverte Femme », ce qui représente 4,2% des effectifs adultes. Certes, le pourcentage peut sembler dérisoire, mais est-ce une raison de négliger cette minorité ?

Pour une pêche plus féminine ?

Si le président de la Fédération Nationale de Pêche en France, M. Claude Roustan, explique qu’il espère « dans quelques années atteindre 10% de femmes à la pêche » (Voir site : www.fede-peche31.com > Gestion pêche > Dossier de Presse : La pêche au féminin), il faudrait réussir pour cela à changer les mœurs autour de la pêche mais surtout espérer sortir d’une société de type genrée.

À cause de ce conditionnement dès le plus jeune âge, on aboutit à une société où les personnes sont rangées dans des catégories avant d’être jugées si elles en sortent ou éprouvent simplement le désire d’en sortir. Finalement, nous ne sommes pas loin d’une dictature du genre. Et comme nous l’avons déjà dit plus haut, il suffit de prêter attention à ce que diffusent les médias pour se rendre compte de cela. Pour illustrer notre propos, voici quelques exemples :

La-pecheuse-du-mois-esoxiste
Le média Esoxiste, connu et reconnu par les pêcheurs et pêcheuses de carnassiers, qui sur sa page d’accueil poste des photos de « pêcheuses du mois » ainsi que des articles de fin d’année qui a pour « tradition » (nous citons) d’égayer ses lecteurs avec de nombreuses images de mannequins pêcheuses.
calendrier peche topito
Le média Topito qui est suivi par près de 2 millions de personnes sur Facebook

On comprend alors que ces médias, parmi d’autres, participent clairement à véhiculer et faire perdurer cette image de la femme dans la pêche. Heureusement, les choses tendent à évoluer grâce, entre autres, aux mouvements féministes (bien que ceux-ci soient à questionner, ce qui ne pourra pas être développé dans cet article), à l’émancipation de la femme mais également aux mouvements LGBT (Lesbien, Gay, Bisexuel, Transsexuel). Cependant, ce travail demeure insuffisant et il est des plus importants de véhiculer auprès des générations futures (mais également de celles présentes) des valeurs égalitaires.

Qu’est-ce qu’un Area truite ?

En voilà une bonne question, la première à se poser sans nul doute ! Qu’est-ce qu’un AREA ? Ce sont tout simplement un ou plusieurs plans d’eau de tailles variables où l’on pratique la pêche de la truite aux leurres. Il s’agit de mise en place artificielle avec du rempoissonnement. Le but est d’avoir des poissons qui s’éduquent petit à petit pour rendre la pêche à la fois plus difficile et technique, mais en ayant une maîtrise aisée de la population de truites. Le but est surtout, bien sûr, de pouvoir pêcher toute l’année ou presque, de manière à continuer de pratiquer sa passion pour la pêche de la truite après la fermeture tout en respectant le cycle des poissons sauvages.

En gros, c’est une aire de jeu artificielle où la densité de poissons est forte mais où les truites, parfois éduquées, ne sont pas si faciles. La pêche y est, de ce fait, pleine d’émotions et de technicité.

Dans un AREA il faut avoir le cœur bien accroché car la finesse technique et les montées d’adrénaline font partie du quotidien. Au fil du temps, ce qui n’était qu’un palliatif à la pêche de la truite que l’on connaît bien est devenu aujourd’hui dans bien des pays une spécialité à part entière, avec ses codes, ses leurres spécifiques et bien sûr, ses lieux de pratique.

D’où nous vient ce concept ?

Le concept de l’Area n’est pas Français, c’est le moins que l’on puisse dire ! Bien sûr, des plans d’eau aménagés pour la pêche existent partout dans le monde. Mais le fait de les destiner à la pêche aux leurres avec une ambiance propre a cette technique ainsi que le fait de créer une véritable spécialité de pêche autour de ce type de lieu ne pouvait être que… Nipon ! Au Pays du soleil levant chacun sait que lorsqu’on fait quelque chose, on pousse le concept à fond ! Pour ce qui est de la technicité en matière halieutique, on peut faire confiance à nos amis japonais pour être des plus pointus. 

truite area gold trout
Antoire et Thomas pris en photo par Sébastien lors d’un doublé de truites Gold !

Là-bas, c’est une technique à part qui a ses propres produits, ses leurres, sa culture. On trouve des leurres comme on n’en voit jamais en France, ou presque. Certains vont jusqu’à imiter un pellet (un granulé alimentaire) pour tromper la vigilance de poissons nourris artificiellement. On trouve aussi des micros ondulantes, des leurres flottants, des densités variables et des coloris abracadabrantesques. Pour chaque modèle, l’offre devient alors rapidement pléthorique, et la pêche en AREA une affaire de précision extrême. Un vrai monde à part, une pratique addictive qui a de l’autre côté du monde de nombreux adeptes.

Il est à noter que plus proche de nous, les pêcheurs Italiens ont eux aussi largement développé le concept d’AREA. Il existe ainsi de nombreux sites en Italie qui fonctionnent sur le modèle japonais. Les transalpins ont dans un premier temps importé le matériel japonais, mais désormais commencent à créer leur propre matériel adapté a cette pêche particulière, avec des séries dédiées à cette pratique. C’est de loin la nation européenne la plus avancée sur le sujet, les pratiquants en AREA se comptant par centaines de l’autre côté des Alpes.

Qu’en est-il en France ?

En France, les AREA ne sont pas encore vraiment arrivées. Malgré une montée en puissance marquée de la pêche de la truite aux leurres, ces lieux si particuliers peinent à trouver un démarrage digne de ce que l’on voit à l’étranger.

Ce que l’on a de plus ressemblant et de bien représenté sur notre territoire, ce sont les réservoirs de pêche à la mouche. Ils sont devenus une pratique répandue et presque commune aujourd’hui, avec des pratiquants spécialisé et nombreux. Il s’agit d’ailleurs d’une démarche très proche de l’AREA mais dédiée à une autre technique, ni plus ni moins. Certains d’entre eux s’ouvrent cependant de façon sporadique aux leurristes. C’est ce que l’on trouvait jusqu’à cette année de plus ressemblant à un AREA dans notre pays, le seul moyen d’avoir des sensations « comparables » à ce que l’on connait ailleurs dans le monde, une canne à leurres en main. Jusqu’à présent, ces réservoirs étaient les seuls lieux où les pratiquants de la pêche de la truite aux leurres pouvaient rechercher de grosses truites en lac, dans un plan d’eau à la population gérée spécifiquement pour la pêche. Ces balbutiements d’AREA étaient bien sûr très ludiques, mais tellement rares et trop peu spécialisés. Ainsi ils ne pouvaient réellement permettre de développer une technique à part et une pratique régulière comme on peut le voir à l’étranger.

J’écris au passé, car depuis le mois de Septembre 2017, la France compte enfin un réservoir dédié à la pêche aux leurres de la truite. Il s’agit de « Truite AREA », le bien nommé ! Sur ce plan d’eau de 5,5 hectares situé dans le Cantal au pied du mythique Puy Mary et au cœur du plus grand volcan d’Europe, les amoureux de pêche de la truite aux leurres peuvent enfin défier des adversaires survitaminés placés spécialement pour leur plaisir. Cuillers ondulantes, poissons nageurs et autres leurres de surface ont enfin leur temple Français pour venir se faire châtier violemment par de gros poissons prêt à en découdre. Pour l’instant il s’agit du seul AREA en France, mais il y a fort à parier que cette pratique addictive se développe et que l’on voit ce genre de lieux ouvrir un peu partout dans nos régions !

truite area cantal
Vue imprenable sur le Lac des Cascades à Truite Area

https://www.youtube.com/watch?v=VGVehVbsl_U

La pêche, les copains, la convivialité

Un Area c’est donc un lieu de pêche, mais aussi un lieu où chaque pêcheur reste visuellement en contact avec tous les autres et partage ainsi les émotions du voisin. La pêche y est technique, ludique mais elle est surtout très partagée et c’est là un des grands intérêts de ce type de lieu. Un gros poisson piqué qui monte en chandelle et c’est le palpitant de tous les pratiquant présents autour du lac qui part en flèche. Un gros départ, un frein qui crisse, c’est l’adrénaline qui monte et les crises de rire qui crèvent le plafond sur toute la berge.

À midi, on se retrouve devant un verre on refait notre début de journée. C’est tout cela un AREA, une ambiance à part où les discussions de pêche se font sur le lieu même de la pratique et où on casse la croûte entre ami(e)s tout en observant de gros gobages dans nos pieds. Une ambiance qui fait l’intérêt du lieu, des copains, du partage, des rencontres entre passionnés, des émotions en nombre, avec en fond, une pêche ludique.

restaurant truite area
L’auberge du Lac des Cascades…
truffade truite area
…où l’on mange une bonne truffade…
restaurant truite area (3)
…en observant les truites gober !

Voilà la recette simple et efficace d’une journée de pêche réussie et pourquoi l’expérience AREA est à vivre pour tous les amoureux de pêche et de partage !

Les grosses truites et l’adrénaline

Bien sûr, la pêche elle-même est intéressante pour sa technicité particulière. Bien sûr, le fait de partager des émotions avec des amis ou d’autres pêcheurs passionnés est une vraie régalade, mais l’AREA a encore une corde à son arc.

Un beau saumon de fontaine pris par Chloé
poisson truite area (2)
Une truite massive et colorée prise par Loïck

À l’instar des réservoirs mouche, c’est aussi l’occasion de défier de gros poissons puissants de manière très régulière. Pour bon nombre de truiteux (hors patrimoine exceptionnel a proximité du type Gave, Touvre, Ain ou encore Dranse) pêcher une truite de 50 centimètres, voir de plus de 60 centimètres, est un privilège rare et précieux. Surtout si ladite truite pèse 2 à 4 kg ! En AREA, comme la population est contrôlée c’est tout simplement la base de la pêche. Ces poissons n’auront jamais la valeur patrimoniale d’une belle truite de rivière, mais ils gardent tout leur potentiel émotionnel à la touche et pendant le combat. Ce sont des poissons difficiles à leurrer et des combattants vaillants qui font chanter le frein et tordre le carbone. Chandelles et rushs puissants sont ici le quotidien, et ça forcément, pour un pêcheur ça parle et ça file déjà une petite démangeaison dans le poignet rien que d’y penser !

C’est pour ces moments répétés de combats et d’émotions qu’un AREA est, pour tous ceux qui s’y sont essayés, un lieu à part de plaisir et de bonheur tout au long de l’année. On se languit que le concept se développe.

D’ici là rendez-vous à « Truite AREA » pardi ! En plus le Cantal est le plus beau département Français, c’est bien connu (je ne suis pas chauvin, ça se saurait) alors pourquoi s’en priver !

Série street-fishing épisode #04 – Le quai, un poste à ne pas négliger !

Comme évoqué dans le précédent épisode, l’observation est l’une des clefs menant à la réussite.
Je n’observe pas seulement le milieu aquatique, si je croise un pêcheur, je vais aussi regarder sa façon de pêcher. Ainsi, je constate souvent qu’il a tendance à lancer son leurre le plus au loin possible vers le large, négligeant de ce fait ce qui se trouve à ses pieds : le quai et ses abords immédiats.

L’une des règles de base que j’applique depuis plus de 20 ans, c’est de me concentrer sur les postes à ma proximité, avant de chercher les poissons plus éloignés.

Le quai est une structure verticale susceptible d’apporter de la nourriture, un abri ou un poste d’affût pour les carnassiers que nous recherchons.

Sur mon secteur de pêche, en Saône, je suis confronté à différentes typologies de quai. Chacune d’entre elles m’obligent à me remettre en question sur la technique et le choix de leurre le mieux adapté.

Une diversité de configurations

Le quai en béton

Ce type de quai n’est pas le plus présent sur mon secteur. Néanmoins c’est lui qui me pose le plus de difficultés. Ce quai a été utilisé lors de la construction du pont Schuman, comme lieu de chargement des matériaux nécessaires à sa réalisation.

Il est d’une hauteur de 3 à 4 mètres et sa longueur fait une cinquantaine de mètres. Pour permettre l’amarrage des péniches, deux poteaux métalliques ont été plantés dans l’eau à 2 mètres du bord du quai et sont maintenus solidaires à lui par des traverses en métal.

Afin je présume de préserver le pied de l’ouvrage, une banquette en béton est immergée. Sa bordure est composée de palplanches métalliques. Ce quai ne comporte aucun garde-corps.

Voici une présentation schématique du quai, il n’est pas à l’échelle mais est assez fidèle.

J’essaye d’abord un crankbait deep runner (grand plongeur), sa longue bavette acceptant la contrainte d’un angle important entre la surface de l’eau et la pointe du scion de ma canne. Mon constat, le leurre évolue trop haut dans la couche d’eau.

Les perches observées aux abords de cette structure se trouvent positionnées au repos sur la banquette. J’ai pu observer des perches suiveuses, lorsque mon leurre vient du profond devant les palplanches. Je pense que la profondeur avoisinne les 6 mètres au pied du quai.

Quels sont les leurres possibles ?

Quelles sont les animations possibles ?

  • A l’aplomb du quai en dandine
  • Du large vers la rive avec une animation constituée de tirées suivis de relâchés
  • En promenant son leurre à l’aplomb du quai pour reproduire une dérive comme un verticalier

Un point à prendre en compte lors de la capture d’un joli poisson c’est qu’il sera difficile ou impossible de le remonter sur le quai. Il faut donc anticiper le combat de manière à l’amener vers l’une des extrémités dotées de mise à l’eau pour une prise en main ou un échouage.

Le quai en pierre

Berge en pente

La hauteur entre le quai et la surface de l’eau oscille entre 2 et 3 mètres. En fonction de la technique que vous utilisez, la position debout peut se révéler un handicap.

Si vous pratiquez par exemple avec une lame vibrante, la canne sera orientée scion vers le ciel. La position debout ne sera pas gênante. A contrario, si vous pratiquez au crankbait, pêche qui exige d’avoir le scion orientée vers l’eau, vous perdrez en profondeur d’exploration en restant debout sur le quai.

Sur un quai en pente, j’ai pour habitude de m’asseoir sur son rebord. J’ai les talons en appuyés sur la pierre et le buste plus ou moins penché vers l’avant pour que le scion de ma canne soit le plus près possible de la surface de l’eau. Ainsi, j’ai la garantie que mon leurre évolue à la profondeur pour laquelle il a été conçu.

Berge droite

Ce type de quai comporte parfois une rambarde arrivant au niveau du mollet lorsqu’ils sont utilisés comme parking. La rambarde évite la chute d’un véhicule lors d’une manœuvre.

Chemin de galets sur la bordure du quai

Lorsque le quai est piétonnier, il n’y a généralement aucune protection. Toutefois, si le bord du quai est constitué de large pierre, un chemin de galets indique pour les déficients visuels le danger de la proximité de l’eau.

Vous pouvez pratiquer avec la technique de votre choix sur ce type de quai.

Le quai avec rebord

Pour découvrir son existence, il a fallu un jour que je me penche pour saisir un poisson. Selon moi, ce type de quai s’apparente à une berge creuse. Voilà, un poste de choix pour un prédateur à l’affût d’une proie.

Le quai, une zone de nourriture

De nombreuses micro-algues se développent dans la partie immergée de cette structure, voilà un apport de nourriture pour les petits poissons blancs.

Le quai en pierre et en pente permet l’implantation d’une végétation. Le joint qui s’effrite entre les pierres offre la possibilité aux herbes ou aux arbustes de pousser, sans compter que le manque d’entretien des berges contribue à leurs développements.

Ces herbes et arbustes sont une source de nourriture : chute accidentelle d’une chenille ou d’un insecte venu butiner, par exemple. À la belle saison, il est fréquent d’observer des chevesnes à proximité d’un quai végétalisé.

Le quai, une zone de chasse.

Il peut comporter des anfractuosités, suite au descellement de pierres dans le mur. Voilà des caches qui seront appréciées des perches.

Lorsque le temps est ensoleillé, l’ombre portée du quai sur l’eau offre une certaine invisibilité aux carnassiers positionnés contre le quai.

N’oublions pas qu’au pied du quai se trouvent de nombreux obstacles contribuant à fixer le poisson fourrage. Tels qu’un banc d’herbiers, des blocs rocheux, un arbre noyé sans oublier ceux liés à l’activité humaine : carcasses de scooter, de vélo, de caddie, de triangle de chantier ou autres barrières en tout genre. Gardons bien en tête que les prédateurs ne sont jamais très loin de leur garde-manger.

En résumé, le quai offre abri et nourriture aux prédateurs. La vidéo au bas de cet article vous illustre mon propos.

Dans votre réflexion du jour à la recherche du pattern, n’oubliez pas de pêcher à vos pieds, il y a souvent là de beaux poissons à l’affût. En espérant vous avoir convaincu de ne plus négliger la bordure.

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