FISHARE, la pêche moderne

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La plupart des espèces de poissons d’eau douce sont illustrés dans nos récits. Nous adorons pêcher le brochet, la truite, la carpe ou encore le chevesne et le black bass.

FISHARE, le goût du partage

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Quels leurres pour la truite en début de saison ?

Pour pêcher la truite à l’ouverture et en début de saison, il me semble impératif d’utiliser des leurres capables de pêcher en profondeur et de s’y maintenir, malgré le courant puissant de surface et les turbulences. En conséquence, après vous avoir présenté les postes clefs où pêcher la truite en début de saison, voyons ensemble les leurres incontournables à utiliser.

Les poissons-nageurs coulants

Leurres incontournables, le poisson-nageur coulant
Le D-Concept 48 MD de chez Smith, un poisson nageur coulant

Je vous recommanderai les poissons-nageurs à flancs plats, principalement des modèles de chez Smith : D-Contact, D-Compact, D-Concept 48 MD… Ces modèles valent entre 18 et 21 €, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Un seul exemplaire peut suffire.

Sur quels postes ?

Les veines d’eau rapides et puissantes lui conviennent à merveille. Il résistera d’autant plus à la puissance du flot si ses flancs sont aplatis. Mais c’est également un modèle à sortir pour explorer une fosse profonde et de belle dimension.

Quelles animations ?

  • Dans le cadre d’une veine d’eau puissante, surtout en rivière moyenne à grande, par des lancers en travers ramenés canne basse et en récupération continue au moulinet.
  • Pour une fosse, par une animation saccadée faite de courtes tirées latérales de la pointe de la canne pour le désaxer.

Le Powertail

https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=Vp-mi7mVbac

Ce leurre est d’une conception unique. Les poissons-nageurs ont généralement une bavette sur le devant qui détermine leur profondeur de nage. La seule exception était jusqu’à maintenant  le lipless crankbait, qui dispose d’un méplat sur le dessus faisant office de bavette. Le Powertail possède quant à lui, une bavette plastique mobile en queue qui génère l’oscillation latérale du leurre. Sa seconde spécificité est qu’il est disponible en trois densités différentes permettant trois vitesses d’animations différentes, et en trois tailles.

30 mm 38 mm 44 mm
Résine (slow) 2,40 gr 3,80 gr 6,00 gr
Zinc (fast) 4,80 gr 6,40 gr 10,00 gr
Plomb (x-fast) 8,00 gr 12,00 gr 18,00 gr

Vous choisirez les modèles en fonction du profil de vos cours d’eau. Comme je pratique principalement en ruisseau et petite rivière. J’ai retenu les modèles  de 30 mm (en résine et zinc) et uniquement en résine pour le 38 mm.

Sur quels postes ?

Le Powertail convient à merveille pour pêcher les veines d’eau puissantes, comme celles à l’aval d’une cascade. Mais aussi, pour pêcher la cassure juste au moment d’une rupture de pente. Vous pourrez également l’utiliser dans une fosse profonde. C’est un leurre qui coule très vite vers le fond, sans opposer de résistance importante.

Quelles animations ?

La première animation possible est un simple lancer-ramener comme avec une cuillère tournante par une récupération continue au moulinet. En eau claire à limpide, il est facile, avec une paire de lunettes polarisantes, de détecter la présence d’une pierre et de basculer son Powertail derrière elle en abaissant la pointe de sa canne. Le mouvement est amplifié si dans le même temps vous arrêtez momentanément la récupération. Là, vous opérerez de l’amont vers l’aval.

Une variante, à utiliser dans une grande rivière, consiste à lancer un quart amont vers la rive opposée, et de le récupérer en faisant en sorte de couper les diverses veines d’eau. Au lancer suivant, avancer d’un pas vers l’amont. J’utilise cette approche quand je ne peux malheureusement pas pratiquer en wading. 

La seconde animation vise à imiter un petit poisson affolé qui tente de fuir. L’action se fera plus sur un plan vertical. Typiquement, dans une fosse je lance plein milieu de la cuvette, à l’endroit le plus profond. J’attends que la ligne se détende preuve que mon leurre a atteint le fond, puis j’opère une tirée franche vers le haut, avant de faire un relâché en accompagnant la descente du Powertail. Une animation aussi possible à l’aplomb d’une falaise bordant une cuvette.

Il a toutes les qualités requises : la densité et le profil. Le Powertail suivra la pente naturelle du lit de la rivière. Et, il saura résister à la violence des flots, sans oublier les vibrations de sa palette qui attirera les truites de loin.

Les poissons-nageurs suspending

leurres incontournables, longbill minnow

Dans cette catégorie, il existe des minnow (modèle effilé), des crankbait (plutôt rondouillard) et les longbill minnow (un mixte des deux premiers). En début, de saison c’est plutôt ce dernier modèle que j’utilise. Et en particulier, le SC Shiner (Daïwa) ou son cousin le Bevy Shad (Lucky Craft) en taille 40 à 50. 

Sur quels postes ?

Je monte un longbill minnow essentiellement pour explorer une veine d’eau profonde pas trop rapide. Idéalement, elle longe une sous-berge, une falaise ou un enrochement avec des anfractuosités. 

Avec quelles animations ?

  • En récupération continue, avec de temps en temps une petite secousse (twitch) qui désaxe le leurre. S’il y a pas assez de fond, il est possible de réaliser du “bottom taping”. D’où, son utilisation possible en fin de cuvette si elle est sablonneuse.
  • En abusant de l’effet suspending. Une anecdote pour illustrer mon propos, j’ai réussi à déclencher la touche d’une truite postée dans l’anfractuosité d’un mur. Tout simplement, en laissant immobile devant sa cache pendant plusieurs minutes mon SC Shiner 40. J’avais repéré la truite postée, car elle sortait gober de temps à autre. Il était presque 15 heures et le soleil réchauffait les corps. La truite est sortie d’un seul coup pour taper le leurre, s’en saisir et rentrer aussi sec dans sa cache.  L’absence d’animation peut-être payante si la configuration du poste s’y prête.

Les leurres souples

Leurres incontournables le souple

C’est la seule catégorie de leurres ayant la faculté de pouvoir proposer des imitations réalistes de vers de terre ou d’écrevisses, et bien sûr de petits poissons. Voilà le leurre idéal à avoir pour gratter une fosse ou une veine d’eau pas trop tumultueuse. Si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous inviter à lire mon article sur la pêche de la truite au leurre souple.

Le micro-spinnerbait

leurres incontournables, micro spinnerbait

Le micro-spinnerbait est équipé d’une unique palette, souvent une Colorado. Cette forme de palette papillonne loin de l’axe, ce qui convient pour une pêche en buzzing proche de la surface mais pas pour pêcher la truite ! Néanmoins, la marque Hart distribue un modèle équipé d’une palette Willow conçue pour pêcher plus creux. Le Hart SB 1.8 pèse environ 4 grammes. J’aime remplacer le triple de série par un hameçon simple sans ardillon. 

Le micro-spinnerbait est dédié habituellement à la recherche de la perche. Mais, ce modèle de chez Hart convient à merveille pour pêcher la truite en petite rivière ou ruisseau. L’animation consiste en un simple lancer-ramener, à vitesse très lente pour que le leurre racle le fond. Du fait que sa conception limite les accrocs, c’est son atout pour passer au plus près des obstacles. Le coût en est modique, le Hart SB 1.8 vaut moins de 6 euros. Néanmoins, si vous êtes un peu bricoleur vous pourrez fabriquer vôtre propre micro spinnerbait en suivant les conseils d’Emmanuel. 

La cuillère tournante

Leurres incontournables, la cuillère tournante

Il existe deux références célèbres sur le marché, et elles se complètent : la Mepps et la Panther Martin. Ne méprisez pas ce bout de ferraille, manié par des mains expertes, la cuillère est un leurre redoutable. Son domaine d’excellence les veines d’eau brassées, lorsque le flux est divisé en courants secondaires… sans oublier les radiers. 

Trois formes de palettes

  • Ongle, dont le modèle le plus connu est la Mepps Aglia. Elle papillonne loin de son axe ; la moindre vibration la fera tourner, mais si la violence du flot est trop importante elle remontera vers la surface. L’astuce, ralentir la vitesse de récupération, baisser le scion vers l’eau (lorsqu’on pêche en remontant le cours d’eau).
  • Ovale tel que la Mepps Black Fury ou la Panther Martin (photographie). Elle est plus conçue pour pêcher les courants violents et turbulents, où une palette ongle sera en difficulté.
  • Feuille de saule, ainsi appelée parce qu’elle ressemble à la feuille de cet arbre. Elle tourne très près de son axe, donc elle résiste bien au courant rapide. En grande rivière, lancer devant soi et, canne haute, contrôler la dérive vers l’aval en guidant la cuillère devant ou derrière chaque cache.

Mepps ou Panther Martin ?

Pas de choix à faire, il faut se servir des deux. Mepps propose les trois formes de palette, mais la forme du corps faisant office de lest n’est pas très aérodynamique. De plus, pour une même taille de palette, une Panther Martin sera légèrement plus lourde qu’une Mepps. Les Panther Martin se reconnaissent à la forme en goutte d’eau du lest, et à la diversité des coloris parfois très imitatifs (abeille, coccinelle). Mepps a élaboré la XD pour concurrencer Panther Martin.

Taille des cuillères

Le plus petit modèle est le numéro « double zéro » (poids 1.5 gr) qui ne convient guère au début de saison. Je vous conseillerai en ruisseau, la cuillère à partir du numéro « zéro » (poids 2.5 gr), en petite rivière à partir du numéro « un » (poids 3.5 gr), et en grande rivière à partir du numéro « deux » (4.5 gr).

Si je ne devais choisir qu’un type de leurres pour pêcher la truite de l’ouverture à la fermeture, je retiendrais l’indémodable cuillère tournante. C’est le premier leurre que j’accroche au bout de ma ligne, le deuxième samedi de mars.

Les meilleurs postes pour la truite au leurre à l’ouverture

Pour réussir à capturer une truite dès le mois de mars, il faut avoir à l’esprit les conditions de pêche que l’on peut rencontrer car celles-ci influencent le comportement des truites sur leurs tenues. Les postes de pêche à privilégier vont donc évoluer en fonction des conditions et il faudra s’adapter pour réussir ses parties de pêche d’ouverture et de début de saison.

La saison influence l’activité des truites

En France, l’ouverture de la truite intervient chaque année le second samedi de mars. De fait, c’est toujours l’hiver et la Nature est en sommeil. Les arbres sont dépouillés et une gelée matinale est toujours possible. Selon les années, les niveaux d’eau sont quelquefois suffisants. Ainsi, on peut débuter la saison avec un cours d’eau presque en étiage. Mais parfois c’est l’inverse qui se produit. La rivière est en crue s’offrant une belle coloration “chocolat au lait”. Mars est réputé pour ses giboulées, violentes averses passagères qui sont annonciatrices de l’arrivée du printemps.

En altitude, le changement de saison se fait avec un temps de retard par rapport aux départements de plaine. Ainsi en 2018, vers le 15 avril, j’ai eu l’opportunité d’aller pêcher en Haute-Loire sur l’Arzon, petite rivière de plateau. Les conditions étaient les mêmes que celles que je rencontre début mars sur mes parcours habituels en plaine. Déroutant !

Autre aspect à prendre en considération, Dame Fario sort de sa période de frai, elle n’est pas au mieux de sa forme, affaiblie et amaigrie. À cette époque de l’année, les eaux sont froides (7-8°C), cela influe directement sur le métabolisme des truites. Leurs périodes d’activité dans la journée sont de fait réduites. De plus, les proies disponibles peu nombreuses, dans le milieu elles se limitent à du poisson fourrage d’accompagnement (chabot, vairon, goujon…) et-ou aux invertébrés cachés sous les pierres (gammares, porte-bois…).

Les heures les plus chaudes (11-15 heures) et les secteurs s’offrant rapidement aux rayons du soleil sont à privilégier.

Les postes clefs à ne pas négliger !

À cette période de l’année, et pour tenir compte du contexte saisonnier évoqué plus haut,  je me concentre sur les postes les plus profonds, les moins courants et offrant de nombreuses caches potentielles. Voici ma définition d’un poste clef pour pêcher la truite en début de saison.

Le courant régulier

C’est à dire une veine d’eau sans turbulence. Sur la photographie, le courant est profond et il longe une berge sur laquelle se trouve deux vieilles souches. Les racines immergées, plus l’eau qui s’écoule sous la berge offrent de nombreuses caches. L’absence de feuillage permet au soleil d’atteindre l’eau et favorise son réchauffement.

En début de saison, les truites seront postées à proximité de la sous-berge en rive gauche ou derrière une pierre dans le profond du courant. Quant à la tête de courant, elle n’abrite en mars généralement aucun poisson ! Il n’en sera pas de même quelques semaines plus tard, quand les jours s’allongeront et que les températures commenceront à monter.

Poste clef courant régulier

La fosse ou cuvette

Une fosse se définit par sa profondeur, sa vitesse d’écoulement lente, son substrat généralement sableux. Un poste très souvent pris d’assaut en début de saison. Certaines fosses ne font que quelques mètres carrés, d’autres sont immenses.

Le poisson peut se tenir aussi bien dans le milieu du courant ou sur une bordure. Les poissons les plus actifs pourront se tenir entre deux eaux, mais souvent les truites sont posées sur le fond, s’économisant au maximum. C’est le genre de poste occupé toute l’année, où l’on est susceptible de faire plusieurs poissons, si l’on pratique avec méthode.

Postes clefs la fosse

La cascade

Voilà une jolie rupture de pente, de fortes précipitations génèrent ce jour-là un courant plus violent qu’à l’accoutumée. L’écume rend la visibilité des postes plus difficile. La connaissance des lieux permet de détecter de nombreux blocs rocheux susceptibles d’abriter quelques truites.

La violence du flot tombant creuse une fosse sous la cascade. Le courant de surface est toujours plus rapide que celui des couches d’eau inférieures. Les belles truites aiment à se tenir sous la cascade, dans une anfractuosité du seuil. Il ne faut pas négliger les contre-courants, remous à proximité immédiate de la veine d’eau principale et rapide. Dans cette zone morte se tient toujours quelques poissons qui sauront saisir un petit poisson désemparé par la violence du courant.

Poste clef : la cascade

La vidéo ci-dessous présentée par Florian illustre bien cet article. Pour conclure, je ne peux que vous recommander la lecture, de mon article intitulé « Quels leurres pour la truite en début de saison ? » dans lequel est précisé pour chaque type de leurres la configuration dans laquelle ils vont exceller.

Pourquoi les moulinets ont des ratios différents ?

Lors de l’achat d’un moulinet de pêche, peu de pêcheurs se questionnent sur son ratio.

Que représente le ratio de votre moulinet ?

Le ratio représente le nombre de tours que votre bobine effectue lorsque vous faîtes un tour de manivelle (TMV). Un moulinet avec un ratio de 7.3 signifie votre bobine fera 7,3 tours pour un seul tour de manivelle.

Le ratio nous permet de calculer la longueur de fil en centimètres que votre moulinet récupère par TMV. Si l’information n’est pas mentionnée sur la boîte de votre moulinet, il faut :

  • Mesurer le diamètre de votre bobine. 
  • Multiplier ce diamètre par 3,14 ainsi vous obtenez la longueur récupérée par tour de bobine.
  • Multiplier ce résultat par le ratio.

Un exemple, le diamètre de la bobine de mon moulinet fait 3 centimètres et 7.3 pour le ratio. En conséquence, la longueur récupérée par TMV sera de  3 cm x 3,14 x 7,3 = 68,77 cm.

Moulinet Spinning Shimano Stradic ratio

Quel ratio pour quel usage ?

Les ratios vont du 4.8 au 8.3 ; chaque ratio est destiné à une utilisation précise. 

Un faible ratio

Un faible ratio soit entre 4.8 à 5.3 est destiné à une pêche lente. En eau-douce, la pêche au big-bait où le leurre volumineux déplace beaucoup d’eau, se doit être ramené le plus lentement possible. En mer, la pêche de la seiche exige de ramener lentement pour ne pas décrocher sa prise. Dans ces deux exemples, un moulinet de faible ratio est préférable.

Un ratio moyen

Un ratio moyen soit de 6.3 ou 6.4 est souvent destiné à une pratique en power-fishing. Le but étant de battre beaucoup de terrain afin de trouver les poissons actifs. Ainsi, vous disposerez d’une récupération assez importante pour : 

  • Battre du terrain
  • Ramener rapidement un poisson
  • Mettre rapidement fin au combat

Un fort ratio

La pêche en traction, où vous laissez du mou à votre ligne sur les phases de relâchées impose d’utiliser un moulinet à fort ratio. Je vous recommande un ratio de 7.3 à 8.3 ; c’est un aspect fondamental pour récupérer le mou après le ferrage. Un gros ratio est également important, si vous pêchez dans des structures (arbres, nénuphars…). Dans cette configuration, il vous faut brider le poisson dès le ferrage pour l’extraire de la zone à risque.

Spinning ou casting ?

Peu importe le type de moulinet que vous utiliserez. Chaque moulinet dispose d’un ratio précis propre à son modèle. C’est pour cela que peu importe spinning ou casting : les ratios sont présents dans chacun des modèles.

Vous trouverez des moulinets casting avec de fort ratios, comme le Shimano Metanium ou des plus lents comme le Shimano Tranx. En spinning, il existe également des moulinets à faibles ratios comme le Shimano Rarenium et des rapides comme le Shimano Stradic.

Vous pouvez compléter la lecture de cet article par notre vidéo sur le choix d’un moulinet casting.

En conclusion

Lors du choix d’un nouveau moulinet, le ratio sera un point important à prendre en compte. Vous devez réfléchir à l’usage que vous en ferez comme nous venons de le voir ensemble, c’est fondamental. Si l’on utilise un mauvais ratio lors d’une session, c’est notre confort de pêche qui risque d’en être affecté, et cela peut vous gâcher complètement la sortie.

Le montage shallow, idéal pour pêcher les carnassiers ?

Le montage shallow, qu’est-ce que c’est ?

Le mot « shallow » est un terme anglais représentant une zone peu profonde : plage, haut-fond, banc de sable… Il est également employé pour désigner un leurre ou un montage conçu pour ces secteurs de pêche. Le montage shallow sert à armer un shad, d’un ou deux triples positionnés sous le ventre, il peut-être utilisé avec ou sans lest. Depuis plusieurs années ce montage s’est démocratisé, nous pouvons le constater à travers la multitude de références proposées par les marques de pêche.

Les avantages de ce montage

Il offre des avantages que les autres montages n’ont pas, il permet de :

  • Faire évoluer son shad à très faible allure,
  • Explorer la couche d’eau supérieure (0 à 3 m).
  • Préserver le leurre, les triples s’éjectant lors de la touche. Ainsi, le carnassier n’abîme pas le leurre souple.
  • Limiter le décrochage du poisson pendant le combat. En effet, il ne peut pas prendre appui sur le leurre.

Les espèces ciblées avec le montage shallow

  • Le brochet, par exemple en lac en début de saison lorsqu’il sort de la fraie.
  • Le black-bass de septembre à novembre, lorsqu’il rentre en activité pour faire des réserves pour l’hiver.
  • La perche quand elle chasse en banc dans les herbiers d’août à octobre.
Un black-bass pris avec un montage shallow
Un gros black bass pris grâce à un montage shallow fait maison

Fabriquer son montage shallow

Il existe aujourd’hui sur le marché deux types de montages shallow. Le premier est l’ajout d’une armature métallique sur un shad. Le second est un leurre prêt à pêcher, constitué d’une armature intégrée dans le leurre souple tels que pour le Magdraft ou le Dunkle.

Ces montages coûtent assez cher ce qui est un frein à leur usage selon moi. Il faut compter environ 10 euros pour une seule armature à monter sur un shad, et pour un Dunkle en 5 pouces, il faudra débourser environ 18 euros.

Je vous propose de fabriquer vous même vos montages ce qui contribue à diminuer les coûts et à adapter ce montage selon vos besoins.

Le montage shallow en téléphérique

Pour ce montage, il s’agit de faire évoluer son leurre dans la couche d’eau souhaitée car on peut adapter son grammage.

Matériel nécessaire :

Matériel nécessaire pour réaliser un montage shallow

  • Une gaine en 1 mm de diamètre.
  • Une bobine de fluorocarbone en 70 à 80/100.
  • Un plomb balle.
  • Un triple.
  • Un cutter.
  • Une aiguille.

Etape 1 – Éventrez votre leurre à l’aide du cutter. Ne commencez pas l’entaille trop près de la tête du leurre souple.

Eventrer son shad pour réaliser le montage shallow

Etape 2 –  Passer l’aiguille dans la tête du leurre, puis la faire ressortir par l’ouverture que vous aurez réalisée.

Etape 3 – Enfiler la gaine dans l’aiguille et faire ressortir l’aiguille dans le même sens que celui par lequel elle est rentrée, ce qui permettra que votre gaine passe dans la tête du leurre.

Passer la gaine avec l'aiguille dans le shad

Etape 4 – Couper votre gaine de sorte à ce qu’elle ne déborde pas de votre leurre, et ensuite mettre un coup de colle autour de la gaine de sorte à la solidariser au leurre.

Etape 5 – Passer votre fluorocarbone dans la gaine, puis enfiler le plomb balle et pour finir réaliser un nœud sur l’œillet de l’hameçon triple.

Le montage shallow terminé

Le montage shallow téléphérique est fini !

Le montage shallow téléphérique finit

Le montage shallow sans lest

En complément du montage précédent lesté, avec celui-ci il n’est fait l’usage d’aucun lest. Ce qui implique l’usage d’un leurre assez dense pour que le lancer soit possible. Mais il est toujours possible de rajouter un plomb à visser ou un plomb en tête.

Matériel nécessaire :

  • Une bobine de fluorocarbone en 70 ou 80/100.
  • Un triple.
  • Un coton-tige.

Etape 1 – Prendre votre coton-tige en retirer les deux extrémités. Conserver le tube qui généralement est creux.

Etape 2 – Insérer le coton-tige dans la tête du leurre, puis le faire ressortir pas trop loin. Couper les excédents de chaque côté. Mettre un peu  de colle pour s’assurer que rien ne bouge.

Etape 3 – Faire coulisser le fluorocarbone dans le coton-tige, puis rattachez-y votre hameçon triple. Le montage shallow classique est fini.

Bannissez les shad trop souples !

Dans ces deux montages, il ne faut pas que le leurre utilisé soit trop souple, comme par exemple un One-up shad (Sawamura). Sinon, le leurre risque de se déchirer dès la première capture, et il n’y aura aucune économie de réalisée !

Dans l’idéal, il faudrait utiliser des SNACKBAIT (Snack)G’BUMP (Gunki), DEXTER SHAD (Illex), FAT SWING IMPACT (Keitech), EASY SHINNER (Keitech), MCRUBBER (Svartzonker)…

Mon avis après une année d’expérimentation

Au cours de mes phases de tests, j’ai principalement ciblé le black-bass qui a très bien répondu aux deux montages. Mais il ne faut pas oublier qu’il se révèle dévastateur en début de saison sur les brochets.

Ces montages « maisons » m’ont donné l’opportunité d’utiliser des leurres qui au départ ne sont pas conçus pour pêcher de cette manière. Cela m’a permis de tromper des poissons qui n’avaient pas encore vu ces modèles. De plus, cela m’a aidé à disposer de n’importe quelle taille de leurre équipée de ce montage, ce qui est juste impossible avec un montage classique car bien trop onéreux.

Pour moi ce montage est une réelle révolution de toutes les pêches dites en « shallow ». Je vous le recommande grandement en début de saison et jusqu’à la fin septembre.

Comment pêcher la perche en hiver ?

Après vous avoir parlé de la pêche du black bass en hiver, on se retrouve cette fois-ci pour aborder la pêche de la perche en hiver. Cet article est en deux parties, tout d’abord nous aborderons le comportement propre à la perche en saison hivernale, puis nous verrons les différentes techniques à pratiquer, les leurres et le matériel à privilégier pour pêcher les perches en hiver.

Le comportement de la perche en hiver

Tout d’abord, il faut savoir que la perche fait partie de la famille du sandre, ils sont tous les deux des percidés. Bien souvent le comportement de ces deux carnassiers se ressemble.

En saison hivernale, les perches sont regroupées en bancs, ce qui leur sert de moyen de défense contre les gros prédateurs. Mais ce regroupement dispose de certains avantages pour nous les pêcheurs. Quand une perche rentre en activité pour se nourrir, elle va créer de l’activité et tout le groupe va à son tour rentrer en activité. C’est pour cela qu’il est fortement recommandé de ne pas relâcher les poissons sur la zone de pêche, ou du moins pas instantanément. Il est préférable de relâcher les poissons dans les environs, ou alors d’attendre que les perches visées arrêtent leur activité avant de remettre à l’eau celles présentes dans le vivier. En effet, il est avéré que les perches communiquent entre elles et cela pourrait donc entraîner un arrêt brutal de l’activité.

grosse perche pêchée en hiver

Les zones à cibler

Pour ce qui est des différentes zones à privilégier, il faut tenir compte du milieu qu’on va pêcher comme par exemple en rivière, en étang ou en lac de barrage. En fonction, le positionnement du poisson pourra varier.

En étang ou en lac de barrage

Il faudra analyser la structure du fond à l’aide d’un sondeur si l’on pêche en bateau, float-tube ou en kayak. À défaut, en prospectant le fond avec un shad ou de toute autre manière afin de distinguer les cassures (un passage de 4 à 6 mètres d’eau par exemple) et les variations du fond. Il faut s’efforcer d’identifier le passage d’une zone sableuse à une zone rocheuse ou encore le regroupement de fourrage (c’est à dire du poisson blanc : ablette, gardon,…).

En rivière

Ciblez tout ce qui sera une  cassure ou une variation du fond, qui pourrait être une cachette pour la perche. Identifiez une veine d’eau susceptible d’amener de la nourriture afin de tenter de localiser un banc de perches.

un duo de perches prises en hiver

Le matériel pour la perche en hiver

La canne

Comme vous avez pu le constater, il y a une multitude de lieux potentiels où trouver du poisson, et chaque lieu aura sa technique adaptée. Dans le cas présent, peu importe si la canne est une casting ou une spinning, c’est au goût du pêcheur.

Néanmoins, pour couvrir un maximum de techniques possibles, il est préférable d’avoir une canne Light pour toutes les pêches légères (drop shot, verticale) et une canne Medium-Heavy pour toutes les autres techniques (lames, jigging, crankbait, heavy drop shot).

Le moulinet

En ce qui concerne le moulinet, il est inutile de prévoir un moulinet trop gros pour la canne Light car généralement vous n’aurez pas besoin de plus de 35 mètres de fil. En effet, la pêche se passera sous vos pieds ou presque, donc un moulinet en taille 1500 ou 2000 sera très bien.

Par contre, pour la canne Medium-Heavy il est préférable de disposer d’une bobine plus grosse pour avoir plus de fil. Ce moulinet conviendra pour la plupart des pêches, et certaines fois, il pourra vous arriver de sortir jusqu’à 80 mètres de fil. Un moulinet taille 2500 sera idéal.

Le ratio du moulinet

Le ratio du moulinet correspond à la vitesse de récupération de fil par tour de manivelle. C’est un élément très important qui est souvent négligé par le pêcheur. Il vous faudra adapter ce ratio à la pêche recherchée. Ici, il va s’agir de pêche où on aura besoin de récupérer du fil rapidement, par exemple en pêchant au crankbait, ou de récupérer le mou d’une bannière, lorsqu’on pêche « en traction » au leurre souple. Ainsi, on privilégiera un ratio de 6.8 pour une pêche Light  tandis qu’on préférera un ratio de 6.4. pour du Medium-Light.

Le bas de ligne

Pour déterminer la taille du bas ligne que vous devez utiliser, il faut tenir compte de la combinaison canne + tresse + leurre. Ainsi, pour une canne de puissance :

  • Light dédié au drop-shot il est recommandé d’utiliser du 20 au 22 centièmes.
  • Medium-Heavy pour des pêches relativement puissantes, je vous conseille d’utiliser du 25 au 28 centièmes pour du shad en linéaire, puis du 30 au 35 centièmes pour les pêches en jigging ou en cranking.

Les leurres pour la perche en hiver

Les marques changent mais pas les types de leurres. C’est pour cela que je vais vous donner ce que j’utilise mais je vous conseille également de voir plus large. N’hésitez pas à regarder aussi ce que les gens utilisent, et les nouveautés qui arrivent sur le marché d’année en année.

Le drop-shot

Il s’agit d’un montage destiné à la pêche en verticale ou presque, où vous aurez un hameçon et un plomb. Concernant l’animation, il suffira d’effectuer de petites tirées ou de laisser le montage statique en donnant simplement des petits coups de canne. En terme de leurre, j’utilise généralement du G Tail Saturn (Reins) ou encore du Easy Shinner (Keitech).

Le jigging

Pour simplifier, il s’agit d’une pêche de réaction qui déclenchera plutôt des touches d’agressivité que de frénésie alimentaire. Pour cela, le meilleur leurre sur le marché selon moi à ce jour est le jigging-rapIl suffira de le laisse tomber sur le fond et de faire une tirée puis le laisser tomber au fond et ce jusqu’à ce qu’un poisson se décide.

Le plomb-palette

Tout comme le jigging, il déclenchera des touches réflexes. Il s’agit d’un octopus relié à un plomb. Il s’agit de la même animation que le jigging.

La lame

C’est un leurre qui servira à battre du terrain quand vous n’arriverez pas à trouver les poissons. Il suffit de lancer puis de ramener en linéaire ou avec des petits à-coups.

L’avis de Sylvain Legendre sur la pêche de la perche en hiver

Conseils de Sylvain Legendre sur comment pêcher la perche en hiver

Il me paraissait impossible de conclure cet article sans un avis extérieur au mien afin d’avoir un article complet sur la pêche de la perche en hiver.  Et ce n’est autre que  Sylvain Legendre (concepteur de leurres pour Fox Rage) qui va nous donner ses trucs et astuces sur cette thématique !

Theo : Sylvain, quels sont les endroits à cibler pour prendre de la perche en hiver selon toi ?

Sylvain :

  • Pour les lacs de barrages, il faudra chercher les profondeurs car les bancs de perches se trouveront assez profonds. Pour les techniques, il faudra privilégier les pêches en jigging, verticale, le plomb-palette et la lame.
  • Pour les petites gravières, on constatera que les poissons sont moins regroupés qu’en lacs et pour faire du poisson, il faudra battre du terrain. Pour cela, j’utilise du leurre souple à ramener en linéaire.
  • Pour les rivières, je recommande de localiser les bancs de fourrage et de cibler les extérieurs de courant, les cassures ou encore les souches.

Theo : Quels leurres utilises-tu ?

Sylvain : Il va y avoir deux types de pêches, le jigging et la prospection.

  • Pour le jigging, les leurres que j’utilise sont le jigging rap ainsi que le plomb-palette.
  • Pour la prospection le but est de battre du terrain, donc j’utilise différents leurres comme des gros shad type Replicant 14 cm en 55 grammes, le metal jig comme le Fast Cast de chez Sébile, ou encore des crankbaits qui peuvent se révéler dévastateurs à certains moments, surtout en rivière.

Théo : Sylvain, n’as-tu pas un ou deux secrets à nous dévoiler ?

Sylvain : À la pêche, il n’y a pas de secret, il faut juste savoir tirer son épingle du jeu. En tout cas, ce que j’ai constaté c’est que lorsqu’on localise un banc de poissons et qu’on touche simplement des petites perches, il faut rester et insister car bien souvent attraper du poisson va créer de l’activité et la taille des poissons augmentera. Puis bien souvent, dans le lot, tu finiras par déclencher un joli brochet ou un sandre.

une grosse perche prise à la saison hivernale

Pour conclure, sur la perche en hiver

Vous l’aurez compris, la pêche de la perche en hiver, ce n’est pas si simple que cela en à l’air. Il faut analyser l’environnement autour de vous tout au long de votre sortie de pêche pour vous adapter au mieux à ce que les poissons pourraient répondre. En conclusion, il faudra retenir que les poissons se rassemblent et que lorsqu’on les a trouvé, il ne faut plus les lâcher !

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