Le blog

Lisez tous les conseils et astuces de pêche de notre fine équipe de rédacteurs.

Test de matériel, techniques de pêche, réflexions philosophiques, analyses comportementales des poisssons… Tout est ici, avec l’approche moderne de Fishare.

Le montage shallow, idéal pour pêcher les carnassiers ?

Le montage shallow, qu’est-ce que c’est ?

Le mot « shallow » est un terme anglais représentant une zone peu profonde : plage, haut-fond, banc de sable… Il est également employé pour désigner un leurre ou un montage conçu pour ces secteurs de pêche. Le montage shallow sert à armer un shad, d’un ou deux triples positionnés sous le ventre, il peut-être utilisé avec ou sans lest. Depuis plusieurs années ce montage s’est démocratisé, nous pouvons le constater à travers la multitude de références proposées par les marques de pêche.

Les avantages de ce montage

Il offre des avantages que les autres montages n’ont pas :

  • Il permet de faire évoluer son shad à très faible allure,
  • Il permet d’explorer la couche d’eau supérieure (0 à 3 m).
  • Il permet de préserver le leurre, les triples s’éjectant lors de la touche. Ainsi, le carnassier n’abîme pas le leurre souple.
  • Il limite le décrochage du poisson pendant le combat. En effet, il ne peut pas prendre appui sur le leurre.

Les espèces ciblées avec le montage shallow

  • Le brochet, par exemple en lac en début de saison lorsqu’il sort de la fraie.
  • Le black-bass de septembre à novembre, lorsqu’il rentre en activité pour faire des réserves pour l’hiver.
  • La perche quand elle chasse en banc dans les herbiers d’août à octobre.
Un black-bass pris avec un montage shallow
Un gros black bass pris grâce à un montage shallow fait maison

Fabriquer son montage shallow

Il existe aujourd’hui sur le marché deux types de montages shallow. Le premier est l’ajout d’une armature métallique sur un shad. Le second est un leurre prêt à pêcher, constitué d’une armature intégrée dans le leurre souple tels que pour le Magdraft ou le Dunkle.

Ces montages coûtent assez cher ce qui est un frein à leur usage selon moi. Il faut compter environ 10 euros pour une seule armature à monter sur un shad, et pour un Dunkle en 5 pouces, il faudra débourser environ 18 euros. 

Je vous propose de fabriquer vous même vos montages ce qui contribue à diminuer les coûts et à adapter ce montage selon vos besoins.

Le montage shallow en téléphérique

Pour ce montage, il s’agit de faire évoluer son leurre dans la couche d’eau souhaitée car on peut adapter son grammage.

Matériel nécessaire :

Matériel nécessaire pour réaliser un montage shallow

  • Une gaine en 1 mm de diamètre.
  • Une bobine de fluorocarbone en 70 à 80/100.
  • Un plomb balle.
  • Un triple.
  • Un cutter.
  • Une aiguille.

Etape 1 – Éventrez votre leurre à l’aide du cutter. Ne commencez pas l’entaille trop près de la tête du leurre souple.

Eventrer son shad pour réaliser le montage shallow

Etape 2 –  Passer l’aiguille dans la tête du leurre, puis la faire ressortir par l’ouverture que vous aurez réalisée.

Etape 3 – Enfiler la gaine dans l’aiguille et faire ressortir l’aiguille dans le même sens que celui par lequel elle est rentrée, ce qui permettra que votre gaine passe dans la tête du leurre.

Passer la gaine avec l'aiguille dans le shad

Etape 4 – Couper votre gaine de sorte à ce qu’elle ne déborde pas de votre leurre, et ensuite mettre un coup de colle autour de la gaine de sorte à la solidariser au leurre.

Etape 5 – Passer votre fluorocarbone dans la gaine, puis enfiler le plomb balle et pour finir réaliser un nœud sur l’œillet de l’hameçon triple.

Le montage shallow terminé

Le montage shallow téléphérique est fini !

Le montage shallow téléphérique finit

Le montage shallow sans lest

En complément du montage précédent lesté, avec celui-ci il n’est fait l’usage d’aucun lest. Ce qui implique l’usage d’un leurre assez dense pour que le lancer soit possible. Mais il est toujours possible de rajouter un plomb à visser ou un plomb en tête.

Matériel nécessaire :

  • Une bobine de fluorocarbone en 70 ou 80/100.
  • Un triple.
  • Un coton-tige.

Etape 1 – Prendre votre coton-tige en retirer les deux extrémités. Conserver le tube qui généralement est creux.

Etape 2 – Insérer le coton-tige dans la tête du leurre, puis le faire ressortir pas trop loin. Couper les excédents de chaque côté. Mettre un peu  de colle pour s’assurer que rien ne bouge.

Etape 3 – Faire coulisser le fluorocarbone dans le coton-tige, puis rattachez-y votre hameçon triple. Le montage shallow classique est fini. 

Bannissez les shad trop souples !

Dans ces deux montages, il ne faut pas que le leurre utilisé soit trop souple, comme par exemple un One-up shad (Sawamura). Sinon, le leurre risque de se déchirer dès la première capture, et il n’y aura aucune économie de réalisée !

Dans l’idéal, il faudrait utiliser des SNACKBAIT (Snack)G’BUMP (Gunki), DEXTER SHAD (Illex), FAT SWING IMPACT (Keitech), EASY SHINNER (Keitech), MCRUBBER (Svartzonker)…

Mon avis après une année d’expérimentation

Au cours de mes phases de tests, j’ai principalement ciblé le black-bass qui a très bien répondu aux deux montages. Mais il ne faut pas oublier qu’il se révèle dévastateur en début de saison sur les brochets.

Ces montages « maisons » m’ont donné l’opportunité d’utiliser des leurres qui au départ ne sont pas conçus pour pêcher de cette manière. Cela m’a permis de tromper des poissons qui n’avaient pas encore vu ces modèles. De plus, cela m’a aidé à disposer de n’importe quelle taille de leurre équipée de ce montage, ce qui est juste impossible avec un montage classique car bien trop onéreux.

Pour moi ce montage est une réelle révolution de toutes les pêches dites en « shallow ». Je vous le recommande grandement en début de saison et jusqu’à la fin septembre. 

Comment pêcher la perche en hiver ?

Après vous avoir parlé de la pêche du black bass en hiver, on se retrouve cette fois-ci pour aborder la pêche de la perche en hiver. Cet article est en deux parties, tout d’abord nous aborderons le comportement propre à la perche en saison hivernale, puis nous verrons les différentes techniques à pratiquer, les leurres et le matériel à privilégier pour pêcher les perches en hiver.

Le comportement de la perche en hiver

Tout d’abord, il faut savoir que la perche fait partie de la famille du sandre, ils sont tous les deux des percidés. Bien souvent le comportement de ces deux carnassiers se ressemble.

En saison hivernale, les perches sont regroupées en bancs, ce qui leur sert de moyen de défense contre les gros prédateurs. Mais ce regroupement dispose de certains avantages pour nous les pêcheurs. Quand une perche rentre en activité pour se nourrir, elle va créer de l’activité et tout le groupe va à son tour rentrer en activité. C’est pour cela qu’il est fortement recommandé de ne pas relâcher les poissons sur la zone de pêche, ou du moins pas instantanément. Il est préférable de relâcher les poissons dans les environs, ou alors d’attendre que les perches visées arrêtent leur activité avant de remettre à l’eau celles présentes dans le vivier. En effet, il est avéré que les perches communiquent entre elles et cela pourrait donc entraîner un arrêt brutal de l’activité.

grosse perche pêchée en hiver

Les zones à cibler

Pour ce qui est des différentes zones à privilégier, il faut tenir compte du milieu qu’on va pêcher comme par exemple en rivière, en étang ou en lac de barrage. En fonction, le positionnement du poisson pourra varier.

En étang ou en lac de barrage

Il faudra analyser la structure du fond à l’aide d’un sondeur si l’on pêche en bateau, float-tube ou en kayak. À défaut, en prospectant le fond avec un shad ou de toute autre manière afin de distinguer les cassures (un passage de 4 à 6 mètres d’eau par exemple) et les variations du fond. Il faut s’efforcer d’identifier le passage d’une zone sableuse à une zone rocheuse ou encore le regroupement de fourrage (c’est à dire du poisson blanc : ablette, gardon,…).

En rivière

Ciblez tout ce qui sera une  cassure ou une variation du fond, qui pourrait être une cachette pour la perche. Identifiez une veine d’eau susceptible d’amener de la nourriture afin de tenter de localiser un banc de perches.

un duo de perches prises en hiver

Le matériel pour la perche en hiver

La canne

Comme vous avez pu le constater, il y a une multitude de lieux potentiels où trouver du poisson, et chaque lieu aura sa technique adaptée. Dans le cas présent, peu importe si la canne est une casting ou une spinning, c’est au goût du pêcheur.

Néanmoins, pour couvrir un maximum de techniques possibles, il est préférable d’avoir une canne Light pour toutes les pêches légères (drop shot, verticale) et une canne Medium-Heavy pour toutes les autres techniques (lames, jigging, crankbait, heavy drop shot).

Le moulinet

En ce qui concerne le moulinet, il est inutile de prévoir un moulinet trop gros pour la canne Light car généralement vous n’aurez pas besoin de plus de 35 mètres de fil. En effet, la pêche se passera sous vos pieds ou presque, donc un moulinet en taille 1500 ou 2000 sera très bien.

Par contre, pour la canne Medium-Heavy il est préférable de disposer d’une bobine plus grosse pour avoir plus de fil. Ce moulinet conviendra pour la plupart des pêches, et certaines fois, il pourra vous arriver de sortir jusqu’à 80 mètres de fil. Un moulinet taille 2500 sera idéal.

Le ratio du moulinet

Le ratio du moulinet correspond à la vitesse de récupération de fil par tour de manivelle. C’est un élément très important qui est souvent négligé par le pêcheur. Il vous faudra adapter ce ratio à la pêche recherchée. Ici, il va s’agir de pêche où on aura besoin de récupérer du fil rapidement, par exemple en pêchant au crankbait, ou de récupérer le mou d’une bannière, lorsqu’on pêche « en traction » au leurre souple. Ainsi, on privilégiera un ratio de 6.8 pour une pêche Light  tandis qu’on préférera un ratio de 6.4. pour du Medium-Light.

Le bas de ligne

Pour déterminer la taille du bas ligne que vous devez utiliser, il faut tenir compte de la combinaison canne + tresse + leurre. Ainsi, pour une canne de puissance :

  • Light dédié au drop-shot il est recommandé d’utiliser du 20 au 22 centièmes.
  • Medium-Heavy pour des pêches relativement puissantes, je vous conseille d’utiliser du 25 au 28 centièmes pour du shad en linéaire, puis du 30 au 35 centièmes pour les pêches en jigging ou en cranking.

Les leurres pour la perche en hiver

Les marques changent mais pas les types de leurres. C’est pour cela que je vais vous donner ce que j’utilise mais je vous conseille également de voir plus large. N’hésitez pas à regarder aussi ce que les gens utilisent, et les nouveautés qui arrivent sur le marché d’année en année.

Le drop-shot

Il s’agit d’un montage destiné à la pêche en verticale ou presque, où vous aurez un hameçon et un plomb. Concernant l’animation, il suffira d’effectuer de petites tirées ou de laisser le montage statique en donnant simplement des petits coups de canne. En terme de leurre, j’utilise généralement du G Tail Saturn (Reins) ou encore du Easy Shinner (Keitech).

Le jigging

Pour simplifier, il s’agit d’une pêche de réaction qui déclenchera plutôt des touches d’agressivité que de frénésie alimentaire. Pour cela, le meilleur leurre sur le marché selon moi à ce jour est le jigging-rapIl suffira de le laisse tomber sur le fond et de faire une tirée puis le laisser tomber au fond et ce jusqu’à ce qu’un poisson se décide.

Le plomb-palette

Tout comme le jigging, il déclenchera des touches réflexes. Il s’agit d’un octopus relié à un plomb. Il s’agit de la même animation que le jigging.

La lame

C’est un leurre qui servira à battre du terrain quand vous n’arriverez pas à trouver les poissons. Il suffit de lancer puis de ramener en linéaire ou avec des petits à-coups.

L’avis de Sylvain Legendre sur la pêche de la perche en hiver

Conseils de Sylvain Legendre sur comment pêcher la perche en hiver

Il me paraissait impossible de conclure cet article sans un avis extérieur au mien afin d’avoir un article complet sur la pêche de la perche en hiver.  Et ce n’est autre que  Sylvain Legendre (concepteur de leurres pour Fox Rage) qui va nous donner ses trucs et astuces sur cette thématique !

Theo : Sylvain, quels sont les endroits à cibler pour prendre de la perche en hiver selon toi ?

Sylvain :

  • Pour les lacs de barrages, il faudra chercher les profondeurs car les bancs de perches se trouveront assez profonds. Pour les techniques, il faudra privilégier les pêches en jigging, verticale, le plomb-palette et la lame.
  • Pour les petites gravières, on constatera que les poissons sont moins regroupés qu’en lacs et pour faire du poisson, il faudra battre du terrain. Pour cela, j’utilise du leurre souple à ramener en linéaire.
  • Pour les rivières, je recommande de localiser les bancs de fourrage et de cibler les extérieurs de courant, les cassures ou encore les souches.

Theo : Quels leurres utilises-tu ?

Sylvain : Il va y avoir deux types de pêches, le jigging et la prospection.

  • Pour le jigging, les leurres que j’utilise sont le jigging rap ainsi que le plomb-palette.
  • Pour la prospection le but est de battre du terrain, donc j’utilise différents leurres comme des gros shad type Replicant 14 cm en 55 grammes, le metal jig comme le Fast Cast de chez Sébile, ou encore des crankbaits qui peuvent se révéler dévastateurs à certains moments, surtout en rivière.

Théo : Sylvain, n’as-tu pas un ou deux secrets à nous dévoiler ?

Sylvain : À la pêche, il n’y a pas de secret, il faut juste savoir tirer son épingle du jeu. En tout cas, ce que j’ai constaté c’est que lorsqu’on localise un banc de poissons et qu’on touche simplement des petites perches, il faut rester et insister car bien souvent attraper du poisson va créer de l’activité et la taille des poissons augmentera. Puis bien souvent, dans le lot, tu finiras par déclencher un joli brochet ou un sandre.

une grosse perche prise à la saison hivernale

Pour conclure, sur la perche en hiver

Vous l’aurez compris, la pêche de la perche en hiver, ce n’est pas si simple que cela en à l’air. Il faut analyser l’environnement autour de vous tout au long de votre sortie de pêche pour vous adapter au mieux à ce que les poissons pourraient répondre. En conclusion, il faudra retenir que les poissons se rassemblent et que lorsqu’on les a trouvé, il ne faut plus les lâcher !

The Fisher Box, la boîte de pêche surprise à la française

The Fisher Box est le modèle marketing de la box surprise appliqué au monde la pêche. Ce concept est né en 2010 aux États-Unis puis s’est développé très vite à travers la planète. Ainsi fin 2016, il était recensé quelques 300 box surprises distribuées à travers l’hexagone.

Le concept de la box

Les éléments clefs

  • Un fonctionnement simple avec une commande en ligne et une livraison à domicile.
  • Un panel de 4 à 8 produits.
  • Des produits de qualité.
  • Une valeur des produits distribués supérieure au prix de la box.
  • Le contenu gardé secret jusqu’à l’envoi de la box.
  • Un système d’abonnement mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel.
  • Un prix de la box compris entre 10 et 30 €.

Le respect de ces principes par The Fisher Box

Le concepteur de The Fisher Box a su s’adapter au marché français, en proposant quatre boîtes qu’il a nommé : Ultra-Léger, Medium, Big Bait et Mer. Elles incluent entre 4 ou 5 produits de grandes marques tel que Daïwa, Svartzonker, Headbanger, Keitech…

Chaque mois la surprise est là car rien ne filtre sur les leurres qui vont être livrés jusqu’au dernier jour. L’unique principe non respecté concerne le prix qui dépasse largement les 29,90 € qui est la somme à ne pas dépasser suivant le site touteslesbox.fr qui en répertorie des centaines. Selon ce site, faire payer plus de 30€ n’est recommandé que pour des produits de luxe ou en apportant une plus-value qui le justifie. 

Le développement de la marque The Fisher Box s’appuie sur deux Youtubers français de renom que sont Feeling Fishing et Aminiakk Fishing. Ils offrent chaque mois du contenu vidéo sur une chaîne YouTube au nom de la marque. Ils proposent des démonstrations ou conseils d’utilisation des produits contenu dans la box. Est-ce que cela justifie pour autant un prix élevé ? 

The Fisher Box est-elle à un prix compétitif ?

Pour répondre à cette question, j’ai élaboré un tableau reprenant le contenu des 4 box de juillet 2018 en indiquant le prix de vente que j’ai pu trouver sur le Net de chaque article contenu dans les boîtes. J’ai pris le site pecheur.com comme référence.

Tableau_comparatif_contenu_box

La remise est de 10 à 25 % par rapport à la valeur du contenu. La box est vendue à un prix de 34,90 € pour une valeur comprise entre 39 et 44 €.  La box contient systématiquement un bon de réduction de 30 % à valoir sur une prochaine commande sur le site e-commerce de The Fisher Box. 

Les offres d’abonnements

prix the fisher box

Mon avis

1. Sur la chaîne YouTube The Fisher Box

En juillet 2018, les vidéos se faisaient face caméra en indiquant le contenu de chaque box avec quelques explications assez générales. A l’époque, j’ai trouvé cela décevant ! Depuis, la qualité du contenu a progressé avec des tournages en extérieur au bord de l’eau, avec des explications pratiques sur les animations, et avec l’arrivée de tutoriels, tel que celui sur le montage drop-shot

The Fisher Box doit à mon sens encore progresser dans ce domaine. Aujourd’hui, les vidéos de chaque boîte sont tournées sur le même spot, mais il n’est pas forcément adapté au contenu de toutes les box. 

J’aimerais voir dans leurs vidéos, autant l’animation du leurre en lui même (par exemple avec une vue à partir d’un drone ou d’une caméra sous-marine) que le mouvement du poignet, de la pointe de la canne, ou encore la vitesse de récupération (via par exemple l’incrustation d’une vignette). L’intérêt de la vidéo est de montrer, voire de démontrer l’efficacité du produit acheté. 

2. Sur le prix

Je trouve que le coût de presque 360 € pour un abonnement de 12 mois est élevé, c’est presque mon budget annuel consacré à mon loisir pêche.  Est-il indispensable de proposer un poisson-nageur dans chaque box ? D’autant que son prix moyen en France oscille entre 10 et 20 €. Il me semble que cela contribue à ne pouvoir proposer une box à un prix plus abordable (25 € par exemple).

La box ne contient pas d’échantillons, même pour les leurres souples. Je préfèrerais me voir proposer une plus grande diversité de références. Notamment, par des pochettes comprenant de 3 à 4 unités pour chacune d’entre elles, dans lesquelles les coloris seraient variés. Ainsi, j’aurais au bord de l’eau l’option d’un coloris en rapport avec mes spots (eau turbide, limpide…).

3. Sur la diversité des références

La box que j’ai reçue ne proposait que des leurres distribués par Daïwa. Je regrette que chaque box ne soit dédiée qu’à une marque, et qu’il n’y ait pas de mixité.

La livraison d’une box UL axée sur la pêche en drop-shot serait intéressante (en lien avec le tutoriel). D’autant plus, si elle comprenait des leurres souples de conceptions différentes (finesse, shad ou créature) de marques tel que Reins, Keitech ou Crazy Fish en taille de 2 et 3 pouces avec des coloris variés. Cette box incluant bien sûr des plombs drop-shot de formes et de grammages différents (3 à 7 grammes). 

Dans la box reçue, je n’ai pas trouvé d’intérêt à recevoir le poisson-nageur Sébile Puncher 60 SK. À contrario, le micro-spinnerbait de chez Prorex était une découverte intéressante, même si je l’ai peu utilisé, je l’ai néanmoins conservé car il me servira sans nul doute. 

3. Sur la qualité et la nouveauté des produits

Comme j’ai beaucoup plus utilisé les D’Fin et D’Tail en 3 pouces contenu dans la box qui m’a été livrée, je peux vous en faire un retour d’expérience. En premier lieu, je ne connaissais pas ces références. La box a rempli l’un de ses rôles, la découverte de nouveaux produits ! Enfin, nouveaux… pas tant que cela, car ces articles sont distribués depuis plusieurs années par Daïwa et sont assez ressemblants au Easy Shiner et Shad Impact de chez Keitech que j’utilise régulièrement. 

J’ai pu comparer la qualité des uns par rapports aux autres. Le D’Tail est beaucoup plus fragile que le Shad Impact, le coloris « orange » livré m’a permis de faire du poisson lorsque les conditions de luminosités étaient faibles (ciel gris ou fin journée). Le D’Fin est de valeur équivalente au Easy Shiner, et lui aussi a su prendre du poisson, même si je l’avoue, il m’a fallu du temps pour en comprendre l’utilisation. 

En conclusion, je dirais que les produits livrés sont de qualité, sans nul doute. Néanmoins, l’absence de choix sur le coloris, ou sur le poids des têtes plombées fournies, peuvent amener à ne pas les utiliser ou mal les utiliser. 

4. S’offrir ou se faire offrir un cadeau

Je recommanderais sans hésiter cette box à des amis ou de la famille qui n’y connaissent rien dans la pêche et qui souhaiteraient me faire un cadeau en lien avec ma passion. Lorsque je la recevrai, j’aurais le même plaisir en l’ouvrant que celui d’ouvrir un cadeau, et j’aurais une pensée pour ce proche.

5. Sur devenir client de The Fisher Box

Ce qui me chagrine, c’est que l’on ne sait pas à l’avance ce que l’on va recevoir. Ma crainte est de recevoir un produit qui au final ne me servira pas ! Mais que j’aurais payé. Et comme le coût n’est pas négligeable à mon sens, j’aurais le sentiment d’avoir jeter mon argent par les fenêtres. 

En regardant le contenu des box UL des moins précédents, je constate qu’il y a toujours un article qui ne m’intéresse pas. Cela ne m’incite pas à m’abonner. Toutefois, je vais réfléchir à devenir client occasionnel du site e-commerce. En effet, quelques références m’ont tapé dans l’œil, tel que le Mad Wag Mini 3,5″ (Keitech) de la box de Juin ou Kasari (Crazy Fish) de la box de Septembre. N’est-ce-pas une manière de devenir client ?

Comment pêcher le black bass en hiver ?

Bonjour à tous ! Je suis Théo, je vis dans le Sud de la France et mon poisson favori est le black bass. Aujourd’hui nous allons parler des caractéristiques propres au bass, ainsi que comment les pêcher en période hivernale.

black bass hiver
Un joli black bass à l’approche de l’hiver

Le comportement du black bass

Bien souvent, le black bass est vu par le pêcheur comme le poisson d’été  :

  • qu’on voit se dorer la pilule juste sous la couche d’eau,
  • qu’on pêche avec des leurres imitant des insectes minimalistes,
  • qui donne un combat majestueux avec plein de sauts.

Mais beaucoup l’ignorent encore, ce poisson peut se pêcher durant toutes les saisons et pas que sous un grand soleil !

Que fait le black bass en hiver ?

Les saisons jouent un rôle important dans le comportement du black bass aussi bien dans son alimentation que dans sa zone d’habitation.
En période hivernale (novembre, décembre, janvier) le corps du poisson va s’adapter aux baisses de températures de son milieu et donc réduire son activité de prédateur au minimum possible. Il sera possible de constater une diminution de l’estomac du poisson et une diminution de la couleur buccale qui seront les preuves de cette baisse d’activité.

Les zones à pêcher

Pour ce qui est de la zone de pêche à privilégier, il faut tenir compte du milieu qu’on va pratiquer : rivière, étang ou encore lac de barrage, car le positionnement du poisson pourra varier en fonction.

Dans un étang il faudra cibler les restes d’herbiers ainsi que les bois immergés de préférence sur des bordures ensoleillées. Dans un lac de barrage il faudra cibler les bois morts ainsi que les arbres immergés, tout en ayant vraiment pas peur de descendre dans la couche d’eau (entre 7 et 10 mètres). Enfin, pour les rivières, ciblez principalement les extérieurs des zones de nénuphars repérées pendant la période estivale, ainsi que les bois morts et principalement les têtes d’arbres immergés (entre 5 et 7 mètres).

 

Quel matériel de pêche utiliser ?

La canne

Comme vous avez pu le constater, bien souvent, le poisson va se situer dans des endroits encombrés. Par conséquent, nous n’allons pas disposer d’une marge de manœuvre très grande. C’est un peu le jeu du plus réactif et du plus fort.
Je recommande une canne de puissance Medium Heavy/Heavy pour garder le contrôle lors du combat et disposer d’une action de canne assez raide qui permettra, premièrement, de bien appuyer les ferrages de sorte à louper le moins possible, ainsi que d’extraire le poisson de sa cachette qui bien souvent est représentée par du cover (arbres morts immergés).

Moulinet spinning ou moulinet casting ?

Au bord de l’eau comme sur les réseaux sociaux, on me fait souvent la réflexion : « quel est le mieux entre spinning ou casting ? »
Il n’y a pas de réponse parfaite, aujourd’hui toutes les méthodes de pêche peuvent se pratiquer des deux manières. Il sera juste question de goût, de confort, et de préférence du pêcheur. Néanmoins, certaines fois, l’une sera plus recommandable que l’autre pour des raisons techniques.

Dans le cas présent, je recommanderais une canne casting en Medium Heavy/Heavy jumelée à un moulinet avec un fort ratio (7.4). Le casting est préférable car il est réputé pour avoir une meilleur précision que le spinning, ainsi que pour avoir un contact direct du pouce sur la bobine permettant à n’importe quel moment de la bloquer pour envoyer un ferrage. Enfin, disposer d’un moulinet avec un fort ratio permettra d’extraire le poisson le plus rapidement possible de l’obstacle.

 

Un black bass massif en plein hiver

Tresse ou fluorocarbone ?

Le black bass est un poisson sournois qui utilisera toutes les options possibles pour vous empêcher de le sortir de sa cachette. C’est pour cela qu’il faudra bien choisir son « fil de pêche ».

Tout d’abord, que choisir entre la tresse et le fluorocarbone pour le corps de ligne ?
La tresse a pour avantage de ne laisser aucune élasticité dans votre bannière, mais à la moindre tension exercée sur celle-ci, le poisson la ressentira et recrachera le leurre avant même que vous l’ayez ferré.
Le fluorocarbone, à l’inverse de la tresse, permet d’exercer une tension sur la bannière sans que le poisson ne la sente, mais à pour défaut d’être beaucoup plus élastique.

Pour ces pêches hivernale dans le cover, il est donc préférable d’utiliser de la tresse. Je recommande un diamètre entre 15 et 20 centièmes en fonction de la puissance de votre canne. Ne vous inquiétez pas, la taille de la tresse peut paraitre énorme mais elle n’impactera en rien la quantité de touches obtenues. Elle assurera juste que vous ne vous fassiez pas casser à tous les coups dans le cover.

Enfin pour le bas de ligne, je recommande du 35 jusqu’au 40 centièmes. Il faudra l’adapter de façon cohérente en fonction de la taille de votre corps de ligne. Le choix du diamètre peut aussi être en fonction des spécimens présents sur le lieu de pêche. Il m’est par exemple arrivé de me faire casser 3 ou 4 fois d’affilée en 35 centièmes pour passer ensuite sur du 40 centièmes et sortir tous les poissons suivants. Comment l’expliquer ? Lorsque vous pêchez le black bass dans le cover, il va y avoir une abrasion entre les branches immergés et votre bas de ligne, car le poisson va aller s’entourer autour, et si votre bas de ligne est trop fin, cela se résumera par une casse à chaque fois.

Les leurres

Pour vous parler des leurres, j’ai décidé d’interroger quatre personnes afin de voir ce qui ressort le plus souvent et tirer certaines conclusions.

Totof (pêcheur assidu de black-bass) :

Pour une saison réussie, il faut une frog (grenouille en français) comme une Basirisky, un jig et un leurre de surface comme le Whopper Plopper.

Thierry Cheramy (vice champion de France de pêche du black bass en float-tube 2018) :

Sa sélection pour l’hiver : des worms en montage senko, une créature comme le Fat Ika, un jig et un chatterbait Fox Rage.

Alexis (compétiteur, spécialiste du black-bass) :

Pour lui le black bass en hiver ça se résume à de la craw (écrevisse en français) : de la Dolive Shrimp, Deathadder Hog ou encore Dolive Beaver.

Julien Issanchou (compétiteur avec de nombreux podiums en compétitions black bass)

Ses incontournables pour l’hiver : une créature comme le Fat Ika, un chatterbait et un worm (ver de terre en français) comme le Flick Shake

A travers ces 4 profils, vous l’aurez compris, la pêche du bass n’est pas une science exacte et il existe une multitude de combinaisons de leurres possibles à travers toutes les saisons. Mais nous constatons que bien souvent les craws, les jigs, les chatterbaits et les leurres de surface sont présents dans ces sélections.

De mon côté ma sélection spécial hiver serait une craw comme la Dolive Craw , une créature comme le Fat Ika ou comme le Swamp Hog.

Enfin, il ne faut pas oublier de jouer avec les tailles de leurres, en général il est préférable de pêcher avec des leurres de 4 pouces car les poissons sont sur off. Mais certaines fois, un leurre de 5 ou 6 pouces pour un gros bass qui a un creux peut faire la différence.

S’il faut retenir 3 choses de cet article, c’est d’utiliser une canne forte, ne pas avoir peur d’utiliser de la grosse tresse et un gros bas de ligne et pêcher avec des craw.

Et j’allais oublier… PRENDRE DU PLAISIR au bord de l’eau !

Darting, le leurre souple autrement !

Le darting est une animation plus qu’une technique de pêche. Elle convient à tous les carnassiers, même si je l’utilise en priorité pour la traque de la perche. C’est l’association d’un leurre souple “finesse” avec une tête plombée ayant une  forme conique.

Darting_présentation

Quel matériel utiliser pour pêcher en darting ?

La canne

La canne peut-être une spinning ou une casting, c’est une affaire de goût car cela n’influence pas l’animation. Néanmoins, je trouve qu’un matériel casting offre un petit plus dans le contrôle de la ligne.

Après l’impact du leurre avec l’eau, vous gardez un contrôle  permanent grâce à votre pouce positionné contre la bobine. La tresse qui le frôle vous donne des indications en direct. Ainsi, si vous détectez une anomalie, il suffit de bloquer la bobine avec votre pouce pour assurer un ferrage efficace.

Je vous conseille une longueur d’au moins 2 mètres qui est un peu le standard des cannes modernes. L’action idéale me semble être regular ou parabolique. Néanmoins, votre canne doit disposer d’une bonne réserve de puissance pour extraire un beau poisson de son refuge. Côté puissance justement, elle peut-être une UL (0.5 à 5 gr) jusqu’à une M (5-20 gr)

La ligne

Comme c’est une pêche tactile, il convient d’utiliser une tresse dans un coloris bien visible. Cela permet de suivre de vue sa ligne, et de détecter une touche subtile, telle qu’un déplacement latéral à la descente. Pour exemple, mes diamètres vont du 6 au 13/100 ème.

Il est impératif d’ajouter un bas de ligne de discrétion en fluorocarbone résistant à l’abrasion. Comme les captures s’enregistrent majoritairement dans les obstacles, la tresse ne supporte pas longtemps les frottements contre la roche. Le diamètre doit être adapté à l’espèce visée. Ainsi, pour la perche ou le sandre, je vous conseille d’opter pour un diamètre compris entre du 20 et 25/100 ème. La longueur du bas de ligne devra être a minima d’une longueur de canne.

Le souple et sa tête plombée

Darting_jighead

La forme de la « jighead » (tête plombée, en français) conditionne la bonne réalisation de l’animation. La photographie ci-dessus vous montre les modèles qu’il convient d’utiliser (conique ou biseautée). La tête plombée peut aussi être un modèle texan pour évoluer en milieu hostile, au cœur des herbiers.

Darting_souple_shad
Le leurre est souvent un shad « finesse » sans queue ou à queue bifide
Darting_souple
Il est possible d’utiliser des leurres de type « slug » ou « worm »

Pour ma part, cherchant avant tout la perche j’utilise des souples entre 1.5 et 3.5 pouces. Si vous recherchez le brochet, rien n’interdit de monter un leurre de 7 pouces sur une jighead de 20 grammes. Cette animation est beaucoup utilisée en mer où elle est nommée « pêche à la volée » ou « windo ».

Sur quels postes pêcher ?

On peut utiliser cette animation pour une prospection tout azimut. Néanmoins je la recommande avant tout pour pêcher des postes marqués : bord du quai, bancs d’herbiers…

Étonnamment, ce montage même sans hameçon texan est peu accrocheur dans une forêt d’herbiers. Le point d’attache en retrait sur la tête plombée facilite le basculement du leurre de l’autre côté de l’herbe, sans que l’hameçon ne s’accroche. Au pire, les herbiers cèdent assez facilement sur une tirée progressive faite en prenant la tresse à la main. Les pertes dues aux accrocs sont très faibles.

Comment réaliser l’animation ?

L’action de votre canne va jouer un rôle majeur ! On opère canne haute, le scion orienté vers le ciel. Si vous disposez d’une canne de puissance « fast » relativement raide, vous ferez peu dans la subtilité. A l’inverse, une action « regular-fast » vous offrira un panel d’animations plus large. Concernant la notion d’action, je vous recommande de lire cet article de la marque Sakura qui explique très bien les choses. 

Voici les deux animations dont j’use en fonction de l’activité des prédateurs :

  • La première est agressive, permettant de déclencher des attaques réflexes de poissons actifs. Parfois même, elle permet de provoquer une activité prédatrice des perches en jouant sur la compétition alimentaire au sein du groupe. Dès que je repère un banc d’herbiers, je lance dans une trouée ou au plus près d’une touffe. Puis je laisse descendre mon montage jusqu’au fond. Là, je réalise aussitôt une tirée sèche vers le haut avec une amplitude importante. Le leurre fait alors un bond vers la surface. Un prédateur posté dans l’herbier va réagir par réflexe et gober le leurre. En l’absence de réaction, j’arrête mon mouvement en bloquant mon avant-bras. J’abaisse la canne d’un coup, ce qui crée un mou dans la ligne. L’effet sur le leurre est immédiat : le « finesse » descend comme une feuille morte vers le fond, imitant à merveille un poisson moribond. Le temps de descente dépendra du poids de votre tête plombée et de la vitesse du courant. Si la descente est rapide, l’arrêt ne durera que 2 à 3 secondes avant d’effectuer une nouvelle tirée. En conséquence, l’animation est un enchaînement de tirées et d’arrêts. Ainsi, le leurre remonte naturellement vers la surface. Dès que le leurre est hors de l’eau, je le propulse vers la trouée suivante.
  • La seconde animation s’adresse à des poissons peu actifs. Je pratique toujours sur un poste marqué, où j’ai identifié la présence de prédateurs. Après l’arrivée du montage sur le fond, j’attends plusieurs secondes avant de réaliser une première tirée. Elle est d’amplitude faible à modérée. Je relâche en accompagnant mon montage jusqu’au fond. Je m’efforce de rester proche du substrat, en réalisant des tirées de faible amplitude. Cette animation est facilitée par l’utilisation d’une canne de puissance regular-fast.

Un conseil supplémentaire si  vous êtes dans la situation de prédateurs peu actifs, choisissez dans vos pochettes un modèle souple imprégné d’attractant (crevette, anis, etc).

L’animation en darting, de janvier à décembre

Vous pouvez user de cette animation toute l’année ! Il conviendra simplement de s’adapter au niveau de la taille du souple et du poids de la tête plombée. Ainsi, en période estivale je pêche souvent avec un souple en 2 pouces sur une jighead de 1.5 grammes. Les alevins nés en mai-juin abondant dans le milieu, les prédateurs se focalisent dessus. À partir de septembre, il convient de proposer une taille supérieure, au minimum du 3 pouces et des têtes plombées plus lourdes, à partir de 5 grammes.

Quelles espèces peuvent être capturées en pêchant en darting ?

Darting_espèce_perche
La perche commune est la cible principale de cette animation
Darting_espèce_brochet
Le brochet est vite agacé par un « finesse » animé devant son bec
Darting_espèce_sandre
Le sandre n’est pas insensible non plus à cette animation

Optimiser le rangement de nos leurres

Pêcheur aux leurres depuis plus de 20 ans, je souhaitais, par cet humble écrit, vous faire part d’un sujet qui, pour moi, revêt une importance capitale : le rangement des leurres.

En effet, la toile regorge de vidéos et autres articles vantant les mérites de leurres plus performants les uns que les autres. Les tutoriels ou conseils sont rares sur le rangement et l’entretien de ces leurres. En conséquences, voici quelques conseils qui vous permettrons, je l’espère, d’améliorer la durée de vie de vos leurres et d’optimiser vos parties de pêche.

Les leurres souples

Pour faire simple, je vais séparer les leurres souples en deux familles :

  • les leurres souples neutres (sans attractant) ;
  • les leurres souples aromatisés.

Les leurres souples neutres

Leurre_souple_neutre

Les leurres souples neutres sont assez simples à stocker car, ne regorgeant pas d’attractant, ils ne perdent pas leur “saveur” avec le temps.

Attention toutefois à les stocker, surtout les shads, dans une boîte où les compartiments sont assez grands pour que le leurre ne soit pas recourbé. Veillez également à les conserver à l’abri du soleil et à essayer au maximum de séparer les couleurs, à moins que vous vouliez créer des coloris inédits.

Les leurres souples aromatisés

Leurre_souple_attractant
Les leurres souples aromatisés, comme leur nom l’indique, sont des leurres imprégnés d’attractant (One Up, Easy Shiner, etc). Pour vous assurer que leur efficacité perdure, je vous conseille de les conserver dans leur sachet d’origine et de veiller à ce que celui-ci soit bien fermé. J’ajouterais une observation sur les leurres salés type Keitech, pensez à retirer vos têtes plombées après utilisation et à les rincer à l’eau claire pour éviter leur corrosion.

Les leurres durs

Leurre_dur
Par leurres durs, j’entends bien évidemment les poissons nageurs, les cuillères et autres spinnerbaits. Le rangement de ces leurres reste à l’appréciation du pêcheur. Le débutant les stockera dans une seule boîte, tandis que le vieux pêcheur (comme moi…) les rangera par type : crankbait, surface, jerkbait, etc. Le seul conseil que je peux vous donner c’est de faire “sécher” vos leurres après chaque session de pêche. La quasi-totalité des boîtes étant hermétiques, le fait d’y laisser des leurres humides peut engendrer de la corrosion sur les hameçons, qu’il faudra changer au risque également de voir vos leurres « tâchés ». J’insiste sur cette pratique notamment pour les spinnerbaits et autres cuillères avec streamer. La jupe restera mouillée très longtemps et accentuera l’oxydation de vos leurres. Enfin, pensez à nettoyer régulièrement vos boîtes. Il ne suffit que d’un seul hameçon rouillé pour faire rouiller toute une boîte. Compte tenu du prix des leurres, autant en prendre grand soin.

Les têtes plombées

Le rangement des têtes plombées reprend les grands principes cités. De nouvelles boîtes avec des inserts en mousse existent et facilitent le rangement. Inutile de “démonter” tous vos leurres souples armés, vous les abîmeriez, faîtes les simplement sécher.

En action de pêche

Je ne parlerai pas ici des personnes en embarcation mais des pêcheurs “à pied”, avec qui j’échange très régulièrement. Arrêtez d’emmener votre maison avec vous ! Je croise très régulièrement des pêcheurs avec des sacs à dos bondés et des accessoires plein les poches. Sachez que le fait d’emmener beaucoup de leurres ne vous fera pas prendre plus de poissons, au contraire ! Je ne vous dis pas de partir avec une seule Mepps, comme votre grand-père (qui faisait certainement beaucoup de poissons) mais optimisez vos boîtes pour pouvoir parer à toute situation sans être chargé comme une mule. Plus vous allez emmener de leurres, plus vous allez en changer et donc, possiblement, passer à côté de la pêche. Ce n’est pas parce qu’une technique ne marche pas sur deux postes, qu’elle ne fonctionne pas et qu’il faut en changer. Essayez de persévérer et faîtes confiance à votre instinct. Pour le pêcheur débutant, recherchant plusieurs espèces, je pense qu’une dizaine de leurres peut convenir et permettre de prendre du poisson. Plusieurs tutoriels sur la chaîne YouTube Fishare traitent de quels leurres choisir pour débuter un type de pêche avec un petit budget. Adaptez vos leurres à la puissance de votre canne et aux postes que vous allez pêcher. Pour une pêche multi-carnassiers en rivière ou en lac, du bord, équipez-vous d’une canne 7-28 gr.

Mes recommandations pour une canne 7-28 gr

Voici pour moi, un assortiment qui vous permettra de sortir votre épingle du jeu, sans vous surcharger :

  • 1 spinnerbait : le blanc est une couleur passe-partout
  • 1 Mepps Aglia n°3 : argentée par temps couvert, dorée par temps ensoleillé
  • 1 crankbait suspending 4-5 cm : coloris Firetiger ( privilégiez un modèle “silent” sans billes)
  • 1 pochette de shad 3” : Keitech Easy Shiner, Sawamura One Up, Reins Rockvibe. Coloris flashy si l’eau est teintée, naturel si l’eau est claire.
  • 1 pochette de shad finess : Sawamura One Up Slug, Megabass Sling Shad, Keitech Shad Impact. Coloris flashy si l’eau est teintée, naturel si l’eau est claire.
  • Un jerkbait flottant 8-10cm : Lucky Craft Pointer ou Sébile Puncher. Coloris flashy si l’eau est teintée, naturel si l’eau est claire.
  • 1 spintail : coloris Firetiger
  • 1 assortiment de têtes plombées : de 3 à 12 grammes (un ou deux modèles texans peuvent être utiles)

Le tout peut être stocké dans une seule et même boîte, ce qui facilite le changement des leurres et allège considérablement le poids du sac.

Pour conclure

Je vous conseille de prendre quelques minutes après vos parties de pêche pour prendre soin de vos leurres et de votre matériel en général. Le matériel coûte relativement cher et plus vous en prendrez soin, plus il durera dans le temps. Je pêche toujours avec les vieilles Suissex que mon grand-père m’avait achetées et elles prennent toujours autant de poissons. J’espère que ces quelques conseils, si modestes soient-ils vous seront utiles. Bonne pêche à tous !

Hameçons simples, quelles tailles choisir ?

Florian avait déjà fait une vidéo sur le sujet mais il n’abordait que les petites tailles d’hameçons pour les leurres à truite, il était donc temps de la compléter. J’ajouterais que sur les centaines de leurres dont j’ai changé les hameçons je n’ai jamais vu une nage modifiée. En revanche sur certains leurres flottants très petits ils peuvent devenir coulants (cela ne m’est arrivé qu’une seule fois avec le Sonicra 205 F de Waterland).

 

Dans l’esprit de nombreux pêcheurs trois pointes signifient trois fois plus de chances de piquer le poisson et je faisais partie de ceux là il y a peu. Après m’être fait la réflexion que j’utilisais toujours des têtes plombées qui n’ont qu’un seul hameçon lorsque je pêchais aux leurres souples, j’ai commencé à passer tous mes leurres durs et cuillères en hameçons simples dès le début de l’année dernière, et ce pour plusieurs raisons (je parlerais ici d’avantages que présentent les hameçons simples avec ardillons, mon but n’étant pas de faire la comparaison triples sans ardillons vs simples avec ardillons etc…) :

    • Les simples abîment bien souvent moins les poissons que les triples (j’avais beau avoir mis des petits triples sur mes cuillères, lorsque je pêchais la truite, si les trois pointes se plantaient il m’était bien difficile de les décrocher sans les blesser).
    • Ils offrent une bien meilleure pénétration (une pointe au lieu de trois à faire rentrer).
    • Les hampes des simples sont souvent plus fortes de fer que celles des triples et évitent donc les ouvertures d’hameçons (il existe cependant des simples qui ne sont pas très forts de fer pour éviter de blesser inutilement certains petits poissons).
    • Ils abiment moins les leurres (fini les marques en arc de cercle sur les flancs des poissons nageurs). L’exemple le plus flagrant que j’ai pu voir est sur le Debu Nyoro (Jackson), qui après quelques prises d’aspes avec triples avait les flancs abîmés comme s’il avait pris je ne sais combien de brochets alors que celui que j’ai monté en simples n’est presque pas abimé après un an d’utilisation.
    • Ils prennent beaucoup moins de place dans les boites, et ça c’est un avantage indéniable vu la tendance qu’on a à les collectionner.
    • Ils s’emmêlent moins entre eux dans les boites mais aussi dans les épuisettes.
    • Ils limitent les accrocs, que ce soit sur le fond, dans des branchages, cordages, algues, feuilles et autres particules en suspension.
    • Les poissons sont beaucoup plus faciles à décrocher.
    • Et pour finir, selon Patrick Sebile, les triples gêneraient même bien souvent l’aspiration des leurres en agrippant l’extérieur de la gueule des poissons.

Chevesne de Loire pris au Chubby Pencil (Illex), j’ai rarement vu un poisson aussi bien piqué, il avait peu de chances de se décrocher…

QUELS MODÈLES CHOISIR ?

HAMEÇONS SIMPLES AVEC ARDILLONS

L’année dernière, j’ai sorti de nombreuses espèces en simples comme des Brochets, Perches, Aspes, Sandres, Chevesnes, Truites, Rotengles et même des Gardons (au Sonicra 205 F et à la la Mepps Aglia 00). Voilà donc les références que j’utilise ainsi que d’autres tout aussi réputées.

VMC INLINE SUPER LIGHT 7237BN

Ils sont fort de fer, offrent un très bon piquant et tiennent sur la durée que ce soit au niveau de la corrosion comme la solidité. Avec la taille #2 j’ai pris un brochet de 77cm sur un Tiny Buster (CWC) et ils n’ont pas bronché.

DECOY SINGLE 27

Ils sont traité mer et évitent donc la corrosion rapide que l’on peut retrouver chez certaines références. Pour finir ils ont un piquant exceptionnel et sont également très résistants.

DECOY SINGLE 37

Ils sont les mêmes qualités que les Single 27 mais l’oeillet est dans l’autre sens ce qui est parfait pour le Chubby 38, Chubby Minnow, & Mascle Deep (Illex), le Great Hunting Worldspec (Megabass) ou le Swimpike (Biwaa) pour ne citer qu’eux.

DECOY SINGLE 28

Ils offrent un très bon piquant et sont résistants mais j’ai noté une corrosion assez rapide.

OWNER S-55M

Je ne les ai pas testés mais au vu de la qualité des hameçons texans et montages shallow de la marque que j’utilise, il y a en plus sur internet suffisamment d’avis positifs sur Owner pour les mettre au même rang que les Decoy.

OWNER S-75M

Ils sont un plus fort de fer que les S-55M et existent en plus grande taille.

BKK IMP INLINE

Découverts au stand Pescanautic lors du Salon de la pêche en mer, ils ont l’air de très bonne facture ! Bien piquants et plutôt forts de fer, il semblerait en revanche qu’ils ne soient pas encore arrivés en France contrairement à leurs texans au piquant incroyable.

DECOY SINGLE 30

Je les utilise sur les tout petits leurres durs comme le Mitts 28 (Illex/Jackall) pour lesquels j’aime bien avoir deux anneaux brisés pour éviter les décrochés, cela laisse plus d’amplitude de mouvement à l’hameçon.

HAMEÇONS SIMPLES SANS ARDILLONS

Les ardillons sont bien souvent prohibés dans les nokill de première catégorie. Pour limiter les décrochés des truites lorsque vous utilisez des hameçons sans ardillons je vous suggère de ne pas trop serrer votre frein et d’avoir soit une bobine remplie de nylon soit un long bas de ligne (minimum 4m) en nylon après votre tresse. Le nylon étant plus souple que la tresse et le fluorocarbone il évite les décrochés avec les truites qui frétillent dans tous les sens. Vous perdrez en revanche une nette sensibilité.

OWNER S-55BLM

C’est ceux dont Florian parle dans la vidéo. Je ne les ai personnellement pas testé mais une fois de plus, la réputation d’Owner n’est plus à faire, vous pouvez y aller les yeux fermés.

 

VMC INLINE SUPER LIGHT 7238

Pas testés non plus mais ce sont les mêmes que 7237 mis à part le fait qu’ils n’ont pas d’ardillons.

DECOY AREA HOOK TYPE 3

Achetés sur les conseils de Quentin de l’équipe qui les a essayé avec succès, ces hameçons sans ardillons ont un petit creux dans la pointe qui fait office de micro ardillon.

LES ASSIST HOOK

Les assist hook sont des hameçons montés sur une tresse qui évite aux poissons de prendre appui sur le leurre pour se décrocher. Je vous laisse faire un tour sur la page dédiée aux hameçons du site LeurresTruites.com où trois références sont proposées dont celles réalisées par Pierre-Vincent (PVM) qui fait lui aussi partie de la team Fishare (ce sont ceux visibles sur la photo ci dessus).

QUELLES TAILLES CHOISIR ?

Pour les leurres de moins de 3cm j’ai tendance à ne mettre qu’un seul hameçon. Vous retrouverez parfois dans ma liste une même taille d’hameçon pour des leurres de longueur différente car j’adapte aussi la taille des hameçons en fonction du gabarit des leurres (si un leurre est fin il n’y a pas forcément besoin de mettre des hameçons avec une grande ouverture et vice versa), et plus je cherche des poissons puissants plus j’utilise des hameçons forts de fer.

J’essaye toujours d’avoir des simples dont la longueur équivaut à peu prêt à celle du triple d’origine pour ne pas qu’ils s’emmêlent entre eux.

  • Leurres de 2 à 3 cm : hameçons #10 ou #8
  • Leurres de 4 cm : hameçons #8
  • Leurres de 5 à 6 cm : hameçons #6
  • Leurres de 7 à 8 cm : hameçons #4 ou #2
  • Leurres de 8 à 10 cm : hameçons #2 ou #1/0
  • Leurres de 10 à 12 cm : hameçons #2/0
  • Leurres de 13 à 14 cm : hameçons #3/0
  • Leurres de 15 cm : hameçons #4/0
  • Leurres de 16 cm et plus : hameçons #5/0 (le plus long leurre dur que j’ai est le Whopper Plopper 190 et je lui ai mis la même taille d’hameçons).

LES PINCES À ANNEAUX BRISÉS

Utilisant des agrafes, j’enlève systématiquement les anneaux brisés en tête des leurres, cela me permet d’en avoir toujours de rechange. J’ai ainsi pu les utiliser pour remplacer les triples des vieilles cuillères de mon grand-père.


Pour les petites tailles je ne saurais que trop vous conseiller la pince Smith Splitring, j’ai dû ouvrir plus de 400 anneaux brisés avec et elle n’est toujours pas usée. Pour les gros anneaux brisés (par exemple ceux des Buster Jerk de 10 cm et plus) j’utilise cette pince achetée sur Aliexpress à 1,79€ frais de ports compris.

Pour conclure, je vous invite à lire cet article très intéressant de Frédéric Faivre sur le sens des hameçons (pointe vers le bas). Si vous montez déjà vos leurres comme il le fait ou si vous utilisez d’autres références d’hameçons que ceux cités dans les commentaires n’hésitez pas à nous donner votre avis dans les commentaires.

La truite en ruisseau, c’est le top !

Aujourd’hui, je vais essayer de vous donner les clefs pour réussir en ruisseau.

Truite_en_ruisseau_biotope

Définition d’un ruisseau à truite

Un ruisseau est un cours d’eau ayant une largeur comprise entre 1 et 5 mètre(s).

Le parcours idéal se doit d’être très diversifié dans son profil. Il comportera ; des petites fosses, des cascades, des zones rapides, la présence de nombreuses caches et disposant d’une ripisylve, (il s’agit de la végétation bordant un milieu aquatique).

L’ombrage apporté par les arbres apporte de la fraîcheur au ruisseau et une autre source de nourriture pour la faune piscicole. Cela offre l’opportunité de capturer des poissons actifs même en pleine journée. J’affectionne tout particulièrement les secteurs traversant des bois ou bordant des prairies.

La connaissance sur la truite

La truite s’alimente en grande partie par le biais de la nourriture apportée par le courant. Sa position naturelle est d’avoir la bouche face au courant près à gober une proie.

Il en résulte que pour réussir, il faut impérativement remonter le ruisseau de l’aval vers l’amont. Ainsi, vous progressez en arrivant dans son dos, sous un angle où elle a du mal à percevoir son environnement.

Je vous recommande de lire l’excellent article du site pechetruite.com qui aborde le sujet de la vision de la truite.

Truite_en_ruisseau

Identifier les postes

La truite se tient sur un poste de chasse lorsqu’elle est en activité alimentaire, et le reste du temps dans un poste de repos.

Poste de repos ou cache

Ce type de poste n’est pas le plus facile à identifier, la truite s’y cachant pour se tenir à l’abri de ses prédateurs. Le croquis vous montre une coupe transversale d’un ruisseau. Les croix rouges vous indiquent la présence d’une cache sous la berge et d’une autre sous un bloc rocheux.

La moindre pierre offre un abri potentiel à une truite, notamment contre la violence du courant. Si ce bloc rocheux est suffisamment important, il peut abriter plusieurs individus. Chacune de ses faces peut offrir une cache. Je l’expliquais dans une vidéo réalisée en compagnie de Gérémia.

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Poste de chasse

Le poste de chasse est une tenue où la truite se positionne afin de capter une plus grande quantité de nourriture, cela peut-être le milieu d’une veine d’eau ou en tête d’un courant. Ainsi, elle s’expose plus au danger, et ses sens sont en éveil pour fuir vers une cache à la moindre alerte.

Truite_en_ruisseau_poste_chasse
Les croix vertes vous indiquent quelques postes de chasse.

Les 6 clefs de la réussite

L’observation

L’observation est l’une des clefs menant à la réussite. Il faut apprendre à observer le milieu. Je m’efforce d’identifier les différentes veines d’eau, leur vitesse d’écoulement, leur profondeur… mais aussi les postes de chasse et de repos potentiels.

De mon observation, il va en découler : le choix du leurre et l’ordre d’exploration de chaque poste. Pour bien observer, il faut absolument disposer d’une bonne paire de lunettes polarisantes.

L’approche d’un ruisseau à truite

La truite fuit au moindre signe de danger. Pour déjouer sa méfiance, il faut l’approcher avec une grande discrétion.  Pour cela, il ne faut pas hésiter à s’accroupir, à avancer sur les genoux, à se servir du terrain pour se positionner au mieux avant d’effectuer son lancer. Il faut faire des gestes lents, mesurés, prendre le temps de la réflexion pour savoir quel angle sera le mieux pour attaquer un poste.

 

Le soleil peut-être un handicap, car notre ombre portée sur l’eau est un fort signal d’alerte pour une truite. Les deux photographies vous montrent une approche peu discrète (photo de gauche), et une approche plus discrète (photo de droite) où je confonds mon ombre avec celle d’un arbre.

La précision des lancers

Il faut impérativement être précis pour explorer chaque poste susceptible d’abriter un poisson. En ruisseau, la plupart des lancers se font à courte distance (4 à 10 mètres), et certains postes à explorer font la taille d’une assiette plate. De fait, le leurre doit tomber au bon endroit et rentrer tout de suite en action de pêche.

Les postes les plus scabreux tels que le dessous de frondaisons exigent une précision sans faille.

La précision ne s’acquiert qu’après une longue pratique ou un long entraînement. Si vous débutez, je vous recommande de vous entraîner dans votre jardin ou sur la pelouse d’un parc public. Il suffit de prendre avec vous votre canne à lancer montée avec son moulinet garni d’un vieux nylon, d’une cuillère sans hameçon qui vous servira de poids et d’une assiette en carton pour cible.

La discrétion des posés

Vous devez travailler sur la discrétion du posé de votre leurre. Sinon vous risquez de ruiner une approche bien menée, et vos efforts dans la réalisation d’un lancer parfait par un « plouf » trop bruyant.

Une entrée trop bruyante risque fort d’alerter la truite postée, et peut l’inhiber en refusant votre leurre.

Pour freiner le leurre progressivement avant qu’il ne pénètre dans l’eau, l’astuce est de positionner son index sur la lèvre de la bobine de votre moulinet. C’est un réflexe à acquérir.

Le choix du bon leurre

Si vous débutez je vous recommande de pêcher avec des cuillères tournantes (Mepps Aglia ou Panther Martin), avant de penser à pêcher avec un poisson-nageur ou un leurre souple.

Dès que vous achetez un nouveau leurre, il faut le tester sur différents types de postes afin d’identifier quel est son domaine d’action.

Avec l’expérience, en un coup d’œil je sais quel leurre je ne peux utiliser, parfois un seul modèle conviendra, et souvent les options sont plus nombreuses. La saison, les niveaux d’eau, la turbidité sont des critères qui rentrent en ligne de compte pour le choix d’un leurre.

Ne négligez aucun poste !

La truite pouvant se tenir cachée derrière ou sous n’importe quelle pierre, il faut pêcher tous les postes susceptibles d’en abriter. Ne vous focalisez pas uniquement sur les postes les plus prometteurs.

En exemple, sur la photographie ci-après, pour ma part je ne négligerais pas le poste à droite plus calme que la veine principale de gauche.

Truite en ruisseau

Quelle est la meilleure saison pour la truite en ruisseau ?

Il est possible de pratiquer toute l’année en ruisseau, tant que le niveau d’eau le permet. Je considère que la meilleure période demeure celle entre la mi-avril et la fin juin.

Le matériel

Truite_en_ruisseau_matériel

Nul besoin d’investir dans matériel haut de gamme, par contre il faut ne pas se tromper sur le choix de sa canne et de son moulinet.

La canne

Elle doit faire une longueur maximale de 180 cm, sa puissance sera soit de 1 à 5 gramme(s) (Ultra-Light) ou de 2 à 8 grammes (Light), son action de regular à fast suivant la gamme de leurres que l’on souhaite utiliser (cuillère seulement ou un panel étendu). L’un des points clefs est de faire en sorte que la longueur de sa poignée, qui ne dépasse pas 25 cm. Une poignée trop longue vous gênerait dans l’exécution d’un balancé sous la canne. Ce type de lancer est probablement celui que j’utilise le plus en ruisseau.

Le moulinet

Il doit avoir une récupération rapide d’au minimum 75 cm par tour de manivelle, être léger (moins de 250 grammes) pour équilibrer parfaitement votre canne. Vous pourrez le garnir de tresse (6/100ème suffise) ou de nylon (14 à 16/100ème).

Autres accessoires

Un gilet de pêche avec ses multi-poches permet de ranger sa (ou ses) boîtes de leurres, sa pince pour décrocher les poissons, son coupe-fil, un système de mesure (Mayatruite ou mètre à ruban), sa carte de pêche.

Une épuisette que l’on accroche dans le dos du gilet avec un système aimanté ou plus économique un velcro.

Une paire de cuissardes comme chaussant suffit dans la majorité des cas.

Un chapeau ou une casquette permet d’améliorer la qualité de la vision lorsqu’on porte des lunettes polarisantes.

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