La pêche du bar sur l'île d'Oléron : une aventure les pieds dans l'eau

 

 Basile commence la pêche au bar à Oléron

17 juin 2021 – Saint-Georges-d’Oléron
Le dimanche 13 juin, on prend la route, Basile, Florian et moi, direction l’île d’Oléron, chez Quentin, pour une petite semaine avec pour objectif de pêcher le bar du bord. Ce petit périple représentait pour moi – et pour le groupe aussi - diverses nouveautés. Tout d’abord, c’était la première fois que nous allions rencontrer Quentin. Si vous vous demandez qui est Quentin, il fait partie de l’association Fishare depuis sa création. Il s’occupe de tout ce qui est réseaux sociaux, réponses aux abonné.e.s et animation de notre groupe Facebook Fishare communauté. Pour être tout à fait franche, ça représentait déjà beaucoup pour nous de pouvoir enfin réellement rencontrer Quentin. Ensuite, aucun de nous trois n’était allé sur l’île d’Oléron, c’était donc une découverte totale du lieu et de ses paysages. Enfin, et ce point n’engage que moi, je n’avais jamais vu de bar vivant et encore moins assisté à une partie de pêche depuis le bord - et dans les vagues surtout - et je dois dire que par moments, c’est plutôt impressionnant ! Les vagues qui viennent s’écraser sur les pêcheurs, allant jusqu’à parfois leur faire perdre l’équilibre, les cannes qui plient et les moulinets qui se mettent à chanter, puis les poissons qui ne tiennent pas en place et qui se débattent vivement dans les mains de ceux qui les ont arrachés à leur chasse pour rejoindre les courants salés.

Quentin, Basile et Florian débutant leur pêche du bar depuis le bord à marée montanteQuentin, Basile et Florian débutant leur pêche du bar depuis le bord à marée montante

Basile enchaîne les bars sur la fin de journée

Basile enchaîne les bars sur la fin de journée

Coup du soir pour la pêche au bar à Oléron

Les journées se finissent sur de belles couleurs...
Mais laissez-moi reprendre depuis le début…
Il est 9h30 passée, Florian et moi récupérons Basile à la gare Part-Dieu de Lyon et nous voilà lancés sur les routes françaises direction l’océan. Le GPS nous annonce plus ou moins 7h de trajet mais c’est sans compter sur les fameux conseils de notre Basile qui nous permettrons de mettre 2h de plus pour arriver à bon port. Vous vous en doutez, la route a été longue et malgré les relais et les nombreuses discussions passionnantes autour de futurs projets Fishare, je peux vous garantir qu’on a tous soufflé de soulagement à la vue du fameux Pont reliant Bourcefranc-le-Chapus à l’île d’Oléron. A ce moment-là, il ne nous reste alors plus qu’à traverser l’île pour rejoindre Quentin au Nord de celle-ci.

L'équipe Fishare est au grand complet

Basile, Florian et moi-même avec notre homme de l'ombre, Quentin
Enfin, nous voilà tous réunis ! L’aventure peut commencer…
Tout d’abord, j’aimerais revenir sur ce qu’est l’île d’Oléron. Eh bien, tout simplement, ce sont des paysages magnifiques ! Et les marées viennent leur donner deux facettes complètement différentes. Mais peu importe l’heure de la journée ou de la soirée, on fait toujours face à l’immensité de l’océan.

Basile pêche le bar à marée basse

Lorsque la marée est basse, on voit toute l’architecture qui se tenait cachée jusqu’à alors et c’est tout un monde qui se dévoile à nos yeux. On se croirait sur une autre planète, un lieu complètement nouveau que nos pieds viennent fouler pour la première fois. On découvre tout une partie de la vie sous-marine, celle qui est rendue vulnérable par le départ des vagues : des gobies, des crabes, des crevettes grises, des Bernard l’ermite, des moules, des huitres, parfois même des anémones. On pourrait rester là indéfiniment à les observer mener leur vie, prendre un bain de soleil, chasser, se nourrir, se cacher aux moindres bruits… Puis, quand vient la marée montante, tout ce petit monde retourne s’engouffrer dans les entrailles puissantes de l’océan et nous abandonne à son immensité.

Depuis les rochers apparents, on peut entendre les crabes se déplacer...

Depuis les rochers apparents, on peut entendre les crabes se déplacer...

Nous assistions au retour de l’eau le soir venu et je n’oublierai jamais son souffle chaud quand les vagues venaient s’écraser sur les rochers à nos pieds. Je me suis sentie si petite, encore plus que d’habitude, comme face à ma vulnérabilité. Quand l’océan revient à la charge pour forcer notre rencontre, on ne peut pas l’ignorer : c’est un brouhaha incessant des rouleaux au loin, ce sont les vagues qui viennent claquer sur notre peau ou sur la côte, c’est l’effondrement des pierres emportées par le courant. Pour celui qui est étranger à ce spectacle, cela prend des airs de fin du monde : la terre semble s’écrouler sous nos pieds Puis rapidement on voit l’espace entre l’océan et les falaises se réduire et on se sent vite acculé comprenant alors toute la puissance de cette étendue azure.
Quentin restant fixé sur son objectif alors que les vagues cherchent à le déstabiliserQuentin restant fixé sur son objectif alors que les vagues cherchent à le déstabiliser
Et c’est dans ces sublimes décors que nous avons passé nos journées, les garçons lançant sans relâche tous les leurres de leurs boîtes de pêche et moi essayant tant bien que mal de les suivre une caméra à la main. Je dois bien vous avouer que la plupart du temps ce fut assez frustrant pour moi car n’étant pas d’une très grande taille, quand les garçons s’aventuraient dans les vagues, je ne pouvais pas les suivre. Ce n’était pas tant que l’idée de me retrouver mouillée de la tête aux pieds me dérangeait mais plutôt que je faisais prendre de grands risques au matériel vidéo : une vague un peu trop haute et c’est un appareil bon pour la poubelle. Alors Florian a dû poser la canne pour prendre le relais et m’aider dans les prises de vues.

Florian troque sa canne contre la caméra pour immortaliser les actions de pêche...

Florian troque sa canne contre la caméra pour immortaliser les actions de pêche...

... Et Basile ne tarde pas à le solliciter avec un petit bar qui aura tout de même bien fait plier sa canne !

... Et Basile ne tarde pas à le solliciter avec un petit bar qui aura tout de même bien fait plier sa canne !
Pour ce qui est de la pêche, je vous laisse regarder la vidéo qu’on vous a partagé sur notre chaîne Youtube :
Mais si je devais résumer cette petite escapade, je dirais que j’ai trouvé, étonnement, l’expérience plutôt fatigante : chaleur, soleil qui cogne, le vent, le bruit des vagues… Finalement c’est un environnement avec lequel je ne suis pas familière et peut-être que tous ces stimuli différents, et nouveau pour moi, amènent naturellement à ce genre de fatigue. En tout cas, une chose est sûre, je peux vous garantir que j’ai bien dormi ! C’est vrai que notre rythme de vie avait complètement changé. Quand on est sur l’île, on vit en fonction des marées, alors on rentre tard, on se couche tard, on se lève tard, c’est tout un chamboulement interne.

Quentin au coup du soir, prêt à pêcher le bar sur les plages d'Oléron

Mais si vous me posez la question de savoir si j’aimerais retenter l’expérience, sans surprise, ma réponse est un grand « OUI ! ».
 

Notre aventure sur l'île d'Oléron s'achève sur un magnifique coucher de soleil...Notre aventure sur l'île d'Oléron s'achève sur un magnifique coucher de soleil...

PS : quand on voit des poissons sauter dans les vagues au moment du coucher de soleil, on oublie vite toute forme de fatigue 😉

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