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Série Street fishing – Episode #02 – Les herbiers denses

Pour un parcours truites ou carnassiers qui m’intéresse, en période hivernale ou pré-ouverture, j’opère souvent une reconnaissance avant d’aller pêcher. Cette promenade me permet de valider le chemin d’accès, de repérer des postes ou des zones susceptibles d’abriter du poisson. Ce repérage avant pêche m’aide à sélectionner les leurres qui vont convenir et d’éviter d’emmener avec moi du matériel qui ne me servira pas ! Début mai, j’ai reperé un premier secteur entre le pont Mouton et le pont Schuman, j’étais notamment attiré par la présence de péniches amarrées. Désormais, presque à chaque sortie de pêche, je pars à la découverte d’un nouveau secteur. A chaque fois que j’identifie un poste non visible à l’oeil nu. Tel qu’une rupture de pente, des blocs rocheux immergés, un haut-fond, des herbiers pour ce qui est naturel… mais aussi une carcasse de scooter, une barrière de chantier, un cône de signalisation… je m’arrête pour prendre des photos ou des notes sur mon smartphone. A défaut, d’obstacles visibles… il convient de chercher la présence de la blanchaille. Les carnassiers ne sont jamais très loin. L’un des spots types où l’on trouve des « blancs » se sont les herbiers, lieux de vie : pour s’y réfugier, s’y reproduire, s’y nourrir et s’y reposer.

Les herbiers

Nous sommes en centre ville, mais il pousse là aussi sur les bordures des herbiers plus ou moins denses, composés de :
  • Nénuphars dont les feuilles s’épanouissent sur l’eau, leur tige est dure, il convient d’être attentif à ne pas y lancer n’importe quel leurre, en cas d’accroc vous risquer fort de perdre du matériel.
  • Myriophylles, herbiers tout en longueur dont les brins ondulent dans le courant. En cas d’accrochage, il est facile de s’en libérer par une tirée sèche ou à défaut en tirant de manière continue, arrachant ainsi le brin dans lequel l’hameçon s’est piqué.
  • Laitues, enfin s’est le nom que je leur ai donné, ces plantes ayant la forme et la couleur d’une laitue elles couvrent le fond caillouteux.
La difficulté pour le pêcheur est le risque important de pertes en matériel… mais il existe des solutions. En ce mois d’août, les alevins de l’année font une taille entre 5 à 8 cm. Ils forment des bancs de plusieurs dizaines d’individus, nageant en quête perpétuelle de nourriture. Ils naviguent souvent proche de la surface. Ils représentent des proies faciles pour les perches. J’ai dans ma sacoche une pochette d’I Grub en 2pouces, un petit souple de chez DAMIKI, que je monte sur une tête plombée DECOY SV38. Cette tête est équipée d’un hameçon texan n°3 pour un poids de 2,6 grammes (3/32 Oz). L’hameçon un wide gap permet de dissimuler l’hameçon dans le corp du leurre souple, et contribue à limiter sérieusement les accrocs dans ce milieu scabreux. La stratégie est simplissime. Le poisson étant habitué au passage des promeneurs, joggers et cyclistes sur le quai, la présence debout d’un pêcheur ne l’effraye nullement. Il me suffit de propulser par des balancers sous la canne, mon leurre dans chaque trouée. Je tiens ma canne scion vers le ciel, je ne freine pas le leurre pour qu’il fasse un peut de bruit à l’impact. J’ai constaté que cela attirait l’attention de la blanchaille et logiquement je pense des perches qui viennent voir ce qui se passe. La forme conique de la tête plombée assure une plongée à la verticale du leurre, j’enchaîne une animation lente en dents de scie, avec quelques pauses sur le fond. A noter, que l’utilisation d’un souple finesse, tel que Power Minnow (Berkley) génère une animation erratique comme si j’utilisais une tête football. J’opère quelques secondes d’animations dans une trouée, avant de l’en extraire pour lancer dans le trou suivant. C’est une pêche dynamique mais lente malgré tout. La vidéo ci-jointe, vous montre cette approche pour ces conditions particulières.   A bientôt pour un autre épisode,
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A propos de l'auteur
Je pêche exclusivement aux leurres. J'adore pratiquer en ruisseau et petites rivières, biotopes qui exigent pour réussir une approche discrète et un bon niveau technique. J'affectionne tout particulièrement la traque de la truite, de la perche et du chevesne. Depuis mai 2017, j'arpente les berges de Saône à deux pas de chez moi, découvrant ainsi le "street-fishing" ses contraintes et ses plaisirs. Je suis aussi un pêcheur engagé, bénévole depuis 2011 dans une aappma et élu secrétaire en 2015.

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