Le blog

Lisez tous les conseils et astuces de pêche de notre fine équipe de rédacteurs.

Test de matériel, techniques de pêche, réflexions philosophiques, analyses comportementales des poisssons… Tout est ici, avec l’approche moderne de Fishare.

Ouverture truite 2018, comment choisir le bon parcours ?

L’ouverture truite, voilà un jour particulier qu’il convient de préparer avec minutie pour se donner toutes les chances de réussir.

Il faut suivre la météo

Je regarde la météorologie quotidiennement, mais je la suis avec plus d’attention au fur et à mesure que le jour J approche. Chaque matin les bulletins météo de l’émission Télématin me fournissent les données du jour et parfois celles du lendemain. Pour une vision plus lointaine je vais sur : meteo-lyon.net un site météo local. J’ai éprouvé ce site depuis de nombreuses années sur la fiabilité de ses prévisions. Mais il faut rester prudent et ne pas oublier qu’il ne s’agit que de prévisions ! Je m’attache plus à identifier la tendance générale : amélioration, dégradation, arrivée de la pluie, radoucissement… plus que de savoir s’il fera beau le jour J.

Voilà le résultat de 24 heures de pluies !

Les impacts de la météo sur la rivière

La météo influence les milieux aquatiques, quelques exemples pour vous faire comprendre mon propos :

Situation 1 : Cela fait un mois qu’il pleut de manière quasi continue. Il sera tout  à fait logique que le niveau d’eau soit haut, et la rivière pourrait même être en crue.  Une situation qui englobe un niveau d’eau élevé, une turbidité importante et un débit fort.

Situation 2 : A l’inverse si l’hiver a été très sec vous risquez de trouver une rivière très basse, voir en étiage. Une situation qui engendrera une rivière à l’eau limpide et un débit faible.

Situation 3 : Quinze jours avant l’ouverture, un front froid accompagné de neige arrive du nord de l’Europe. L’impact sur la rivière sera immédiat. Le mélange entre l’eau de la rivière et la neige générera une baisse de la température de l’eau qui devrait se teinter. Le débit augmentera en fonction de la quantité de neige tombée.

Vous l’avez certainement compris, il convient de déterminer comment vont évoluer les paramètres suivants :

  • Le niveau et le débit.
  • La coloration de l’eau.
  • La température de l’eau.

Il est important de les suivre pour choisir le parcours où vous aurez les meilleures chances de réussite.

Astuces :

  1. Si votre rivière fait partie du système de suivi vigicrues vous pouvez suivre à distance les variations de niveau et de débit.
  2. Avoir un réseau d’informateurs, comme des personnes habitants à côté de vos parcours préférés qui vous renseignent en direct des évolutions de la rivière.
La station vigie-crue de la Brévenne, la crue est finie !

Eviter de pêcher en terre inconnue

Pour l’ouverture truite, on peut être tenté d’aller pêcher des eaux réputées mais que l’on ne connaît pas ou mal. Je déconseillerai totalement cette approche car vous aurez grand mal à vous adapter si par malheur vous n’enregistrez aucune prise et aucun indice d’activité piscicole (suivi, touche manquée). Sans connaissance des lieux vous ne saurez peut être pas sur quelle zone vous rendre pour rentrer du poisson.

A l’inverse en pêchant un parcours que vous connaissez comme votre poche vous vous rappellerez que derrière cette pierre au milieu du courant vous aviez pris l’été dernier une belle sauvage, ou que dans ce petit courant de bordure vous avez capturé votre première truite de souche lors de la saison passée.

Si vous avez déjà fait votre ouverture truite sur ce secteur, vous en connaissez les forces et les faiblesses à cette période de l’année. Il sera alors plus facile pour vous de vous adapter si la pêche s’avère difficile.

Repérer les parcours avant l’ouverture truite

Pendant six mois, la pêche a été fermée et vous n’avez probablement pas eu l’occasion de voir l’évolution de votre rivière. Il est indispensable d’aller voir comment les crues hivernales ont pu la modifier.

Par exemple, la rivière qui l’année dernière s’écoulait là en longeant la rive droite a pu voir son lit mineur réduit de moitié, et s’écoule désormais en rive opposée ; ou encore cette portion auparavant pauvre en raison de sa trop grande largeur, de sa lame d’eau peu profonde au substrat uniforme, offre désormais moultes caches grâce à cet enchevêtrement de bois morts, conséquence de la chute d’un vieux frêne.

La rivière est un milieu vivant en perpétuel évolution. Ce repérage vous aidera à choisir le « meilleur » parcours pour votre ouverture truite, mais aussi à choisir des leurres adaptés.

Cet arbre tombé a diversifié ce plat

Connaissance sur la truite

Pour réussir à la pêche, il faut s’efforcer de connaître son adversaire et l’évolution de son comportement au fil des saisons.

En mars, l’activité piscicole est faible. Les eaux sont encore froides. La nourriture disponible dans le milieu peu importante. La truite reste la majeure partie de son temps dans sa cache. En période hivernale, elle recherche des eaux profondes, à vitesse d’écoulement faible et à couvert végétal plus important. Elle cherche une cache pour se protéger de ses prédateurs et minimiser ses dépenses énergétiques comme un rocher, un tronc d’arbre, un couvert végétal ou une sous-berge.

Son rythme alimentaire est variable. En période hivernale elle tend à devenir nocturne et benthique (proche du fond). A cette époque de l’année, elle ralentit son métabolisme parfois jusqu’à jeûner pendant 4 à 5 mois suivant la latitude et l’altitude.

En mars, nous sommes en sortie d’hiver, et l’activité augmente mais n’est pas encore celle de la période faste d’avril-juin. Si la journée est ensoleillée, couplée à un radoucissement, voilà une situation propice pour réussir en ce jour d’ouverture.

A cette époque de l’année, la truite fait peu de déplacements, le leurre ou l’appât doit passer devant sa cache.

Au final, quel parcours choisir ?

Il doit d’abord correspondre à :

  • votre capacité physique, n’allez pas risquer votre vie dans une gorge qui exige une bonne condition.
  • votre niveau technique, si vous êtes débutant  n’allez pas vous risquer sur un ruisseau en gestion patrimoniale.

Si vous débutez, je vous recommanderai un parcours de plaine dans lequel des truites issues d’élevage ont été déversées quelques jours auparavant. Elles sont plus faciles à décider, elles n’assimilent pas l’homme à un danger mais elles subissent les agressions du milieu. Une eau chargée et très froide suite à un épisode neigeux leur fera clore la gueule. Les truites lâchées ont parfois du mal à bien se saisir d’un leurre, elles prennent plus facilement un appât comme un ver de terre.

Si vous êtes expérimentés, vous n’avez probablement pas besoin de mes conseils. Toutefois, évitez de vous rendre dans un secteur où la pénétration de la lumière est faible (gorge boisée), ces secteurs seront plus propice à partir d’avril-mai.

Le parcours doit comporter des zones profondes (fosses), avec de nombreux obstacles (arbres noyés, blocs rocheux), boisés (synonyme de sous-berges). Vous pouvez pêcher la rivière principale, le matin à la recherche de truites lâchées (arc-en-ciel ou fario), et l’après-midi aux heures les plus chaudes, un petit affluent pour traquer des truites de souches.

La bonne connaissance des lieux, issue de vos repérages et vos expériences passées vous seront là d’un grand secours. Si la rivière principale est en crue ou trop haute pour votre niveau technique, votre matériel. Il suffit de vous rendre sur un petit tributaire pour trouver chaussure à votre pied.

Mon choix

Pour ma part, il y a bien longtemps que j’ai tranché cette question ! Cela fait dix ans que je pratique sur le même parcours. Il comporte des courants sinuant au travers de pierres de toutes tailles, des accélérations oxygénant l’eau, des fosses parsemées de blocs, des plats profonds et lents… et la fin du parcours exige même une bonne condition physique. Il y a des truites d’élevage qui y sont déversées, mais il est possible d’y faire de belles truites sauvages. Il permet aussi de faire un bon casse-croûte avec les collègues, c’est aussi ça l’ouverture !

Une belle sauvage prise en fin de mâtinée

Matos photo et vidéo de l’équipe

Suite à plusieurs demandes sur le site et YouTube, nous avons décidé de mettre à jour cette vidéo avec un petit article rassemblant à peu près tout ce que l’équipe utilise.

SMARTPHONES

Lorsque je n’ai pas envie de m’encombrer avec une GoPro ou appareil photo j’utilise mon iPhone 6s qui permet de faire des photos correctes mais n’aura jamais le rendu d’une vraie focale fixe. Franck, de son côté, utilise un Samsung Galaxy S7 mais ne se considère pas comme un expert de la photo et privilégie le côté simple et pratique (peu encombrant).

APPAREILS PHOTOS

Pour faire la plupart de mes photos j’ai un hybride qui me permet de ne pas être trop encombré pour faire de belles photos. J’utilise le Panasonic Lumix GX80 (que Morgane a également avec un 30mm f2,8) avec un zoom 14/140mm pour le paysage et une focale fixe 25mm f1,7 pour les portraits (la focale fixe ayant beaucoup plus de profondeur de champ elle offre un joli bokeh, ce flou d’arrière plan qui permet de faire ressortir le sujet). À savoir que vous pouvez faire de bonnes affaires sur Le Bon Coin, j’ai ainsi acheté mon 14/140mm à 250€.

De son côté, Florian utilise le même zoom que moi sur un G80, modèle au dessus du GX80 qui a l’avantage d’avoir une entrée son pour brancher un micro contrairement à ce dernier. Ces appareils ont une stabilisation sur 5 axes ce qui permet de faire des vidéos assez stables à main levée. Louis, quant à lui utilise un Canon EOS 700D accompagné d’un zoom 18/55mm, d’un grip batterie et de cette focale fixe 50mm qu’il trouve très bien à condition de ne pas se servir de l’autofocus.

En plus des lunettes polarisantes, j’ai également des filtres polarisants de la marque Hoya (c’est une des marques de filtres les plus réputées) pour chaque objectif. Cela me permet de faire des photos en évitant les reflets du soleil sur l’eau, ou de prendre des paysages avec moins de tons blancs par exemple.

Si vous voulez vous amuser à faire de la photo macro sans dépenser une fortune dans un objectif macro il existe des bagues d’allonge qui fonctionnent assez bien (voilà un exemple de photo prise avec la bague de 10mm).

CAMÉRAS

La GoPro Hero5 Black a le gros avantage d’être étanche jusqu’à 10m de profondeur et permet de se balader sans boitier, donc avec un meilleur son, sans se soucier de la pluie et éventuelles projections d’eau du moulinet et poissons. Tout comme Florian, Louis et Gérémia, je filme avec un harnais en 1080p 60ips, ils utilisent quant à eux des GoPro 3+ à la 5 black. J’ai une carte mémoire de 128go qui me permet d’enregistrer pas loin d’une journée entière (une demie journée peut faire 75go dans ce format d’enregistrement).

Franck utilise une caméra G-Eye 700 dont vous pouvez voir les vidéos sur plusieurs articles du site. Ses avantages : waterproof sans caisson étanche (limité à 1m de profondeur et 30 minutes sous l’eau), capteur 16 megapixels, fonction zoom, écran tactile, 3h d’autonomie et filme en 1080p jusqu’à 60 images par secondes. Ses inconvénients : la batterie est interne, il est donc impossible de la changer pour une autre pour pouvoir continuer à filmer, et il n’y a pas de prise micro. A savoir que la G-Eye 900 est sortie depuis et coûte 149€.

Pour ce qui est des batteries j’en ai trois pour les temps de pluie et les sessions « courtes » mais il est également possible de brancher une batterie externe directement sur la prise d’alimentation de la GoPro. Il faut pour cela ne pas mettre de batterie à l’intérieur de la GoPro, cela permet de filmer toute une journée en continu (voire plus selon la batterie, avec ma 22000mAh j’ai pu recharger trois batteries de GoPro, deux du GX80, mon iPhone et il restait encore les 3/4 de la batterie. Après, il faut évidemment avoir assez de cartes mémoires pour sauvegarder plusieurs jours de vidéo ou avoir la possibilité de la vider sa carte SD tous les soirs).

Comme pour les objectifs de mon hybride j’utilise un filtre polarisant de la marque PolarPro (il en existe pour différents modèles de GoPro) qui améliore grandement la qualité des vidéos (vous trouverez à la suite une vidéo filmée avec pour mon article « Premiers Aspes », il y avait en revanche un peu de buée sur le filtre car j’avais mal séché la GoPro après avoir tenté de faire des images sous marines mais cela permet quand même de bien voir les aspes sous l’eau). La GoPro ayant un objectif grand angle elle capte énormément de lumière en journée et cela ne pose donc pas de problème de lui mettre un filtre lors des journées ensoleillées. Il ne faut cependant pas l’utiliser lors des conditions de basse luminosité (coup du soir, temps couvert…), les GoPro ayant déjà du mal à faire des images correctes sans filtres dans ce genre de conditions.



Pour transporter tout ça, j’utilise cette housse vendue 10,99€.

Pour ceux qui n’ont pas le budget pour une GoPro, la marque PNJ Cam est une très bonne alternative notamment utilisée par nos confrères de Scarna Fishing 😉

MONTAGE VIDÉO

Tout comme Franck avec Windows Movie Maker, j’aime iMovie pour son côté simple mais mon ordinateur commençant à se faire vieux j’ai parfois des problèmes à l’extraction. Florian, comme de nombreux autres, utilise Adobe Premiere Pro qui est un outil beaucoup plus poussé et forcément plus compliqué d’utilisation. D’autres utilisent Final Cut et Sony Vegas mais je ne les ai jamais essayés et ne pourrait donc pas vous en dire plus.

ACCESSOIRES

Voilà quelques accessoires qui peuvent être bien pratiques :

Ce mini trépied Manfrotto a le gros avantage de ne pas prendre de place et rentrer dans la poche. Il peut servir à un appareil photo comme à une GoPro ou un smartphone en y ajoutant un support.

L’écran du GX80 étant tactile j’ai mis dessus ces films de protection pas chers qui évitent de mouiller/abimer l’écran si on a les mains un peu humides ou sales mais j’essaye toujours de me sécher les mains avec un chiffon avant de prendre en main mon appareil.

Pour transporter tout ça j’utilise ce sac antichoc (que je mets dans mon bakkan ou sac à dos), dans lequel j’arrive à faire tenir tout mon matos photo/vidéo et ma batterie externe.

Autre accessoire bien pratique que vous pouvez fixer sur une bretelle de sac à dos ou une ceinture de banane/sacoche, ce clip pour appareil photo peut également s’adapter à une GoPro en y vissant un support prévu à cet effet.

Il existe également des batteries autres que celles des marques fabriquant les appareils photos. Voilà celle que j’ai de rechange pour mon GX80, elle tient un poil moins longtemps que celle livrée avec l’appareil mais à 5 fois moins cher la question ne se pose pas très longtemps.

Street-fishing, la sacoche Fat Hip Bag d’Illex

Catégorie : Bagagerie
Type : sacoche « banane »
Marque : Illex
Usage : Pêche du bord itinérante
Prix indicatif :  40 €

J’utilise depuis quelques temps, une sacoche « banane » : la Fat Hip Bag de chez Illex. Voici mon retour d’expérience sur ce modèle.

Je recherche dans une bagagerie :

  • Du confort de manière à ne souffrir d’aucune douleur que ce soit après 1 ou 5 heures de pêche. En bref, une sacoche qui sache se faire oublier pour que mon esprit ne soit concentré que sur la pêche.
  • Des poches bien pensées afin de pouvoir ranger une boîte de leurres de taille moyenne, deux petites boîtes contenant des jigheads, au moins une dizaine de pochettes de leurres souples, une bobine de fluorocarbone, sans oublier ma caméra et son trépied.
  • Divers anneaux pour accrocher une pince décroche leurre, un coupe-fil, une goulotte de mesure des poissons, un chiffon pour s’essuyer les mains après chaque capture…
  • Un produit solide qui durera dans le temps.

Présentation du produit

Il est spécialement étudié pour les pêcheurs itinérants du bord, en polyamide 420 Deniers avec une doublure en PVC souple et étanche.

  • Une sangle de transport ajustable et démontable,
  • Une ceinture de transport ajustable,
  • Un compartiment principal de rangement,
  • Une poche de rangement avant zippée à double compartiments dont une sur-pochette de rangement zippée.
  • Une poche latérale de rangement étanche (côté droit),
  • Une poche filet isotherme porte-bouteille (côté gauche),
  • Un holdster pince à anneaux brisés (côté gauche),
  • Un système astucieux de maintien d’un Fish-Grip (sous le dessous du sac).
  • Un système de porte-canne (sur la droite),
  • Une multitude de points d’attache pour des accessoires sur chaque côté.
  • Dimension : 39 x 17  x 22 cm

Streetfishing_fathipbag_00

Ci-dessus, le côté gauche de la sacoche où j’attache mes accessoires : un chiffon, une lime pour affûter les hameçons, une pince à anneaux brisés, un gant « easy protect », une goulotte de mesure fixée sur un bouton de service, une pince servant à décrocher les poissons.

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La vue sur la partie matelassée du sac qui est contre mon ventre (dos ou côté). L’épaisseur importante contribue beaucoup au confort en action de pêche.

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La vue sur le compartiment principal où je stocke aisément :

  • Une boîte (20 x 13 x 4cm) contenant une quinzaine de poissons-nageurs, lames vibrantes ou souples montés.
  • Une dizaine de pochettes de leurres souples.
  • Ma caméra Geonaute Eye-700 et son pied.
  • Une petite pince.
  • Mon téléphone portable.
  • Ma carte de pêche et ma CNI.
  • Mon étui à lunettes.

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La vue de la poche de devant qui comporte deux compartiments. Pour ma part, j’y glisse une à deux petites boîtes (11 x 8 x 2cm) contenant des jigheads ou un tube d’attractant et un tube recyclé qui contient des plombs drop-shot.

La poche sur la droite de la sacoche est étanche, et contient une bobine de fluoro pour réaliser mes bas de lignes.

En conclusion :

  • Une sacoche très bien conçue et adaptée au pêcheur urbain traquant les percidés.
  • Elle me permet d’avoir tout ce que je veux à portée de main pour rester efficace à tout instant.
  • J’adore les nombreux points d’attache pour accrocher tous mes accessoires.
  • Elle ne gêne pas les mouvements en action de pêche.
  • Je recommande l’utilisation de la sangle qui contribue à soulager le dos lors de session longue.
  • J’apprécie le fait qu’elle dispose d’une poche prévue pour une bouteille d’eau.

Comment choisir ses poissons nageurs pour la pêche de la truite ?

Bon nombre de pêcheurs connaissent la pêche au leurre via l’utilisation de la bonne vieille petite cuillère métallique. Ce leurre est d’ailleurs encore très efficace de nos jours et possède de nombreuses années devant lui malgré ce que pourraient penser certains. Néanmoins, les temps changent et les modes de pêche évoluent.

C’est pourquoi, de plus en plus de pêcheurs aguerris n’hésitent pas à s’équiper d’une boîte supplémentaire contenant de vrais petits bijoux : les poissons nageurs.

Le but de cet article n’est pas de vous donner des marques ou des modèles de leurres mais bien de vous fournir des explications claires qui vont vous permettre de choisir vous-même les poissons nageurs les plus adaptés à votre rivière. À noter que nous ne parlerons ici que des leurres durs.

Qu’est ce qu’un poisson nageur ?

Ce type de leurre représentant un poisson de la taille d’un vairon (pour la truite), fait sa première apparition au milieu du 17ème siècle et se verra breveté pour la première fois aux Etats-Unis en 1874.

Eh oui ça date ! D’ailleurs il n’est pas rare qu’en discutant avec des personnes d’un certain âge au bord de l’eau, on s’aperçoivent qu’ils connaissent très bien les poissons nageurs, mais sous le nom de Rapala.

En effet, c’est bien Lauri Rapala qui lance en 1936 les premiers poissons nageurs à bavette sur le marché, d’où le souvenir de nos aînés…

Tout d’abord créés principalement en bois, les fabricants d’aujourd’hui font preuve de beaucoup d’ingéniosité et utilisent d’autres matériaux tels que la résine pour rendre les poissons nageurs de plus en plus représentatifs de la réalité.

Beaucoup de marques proposent des gammes très complètes de ces petits objets dans des coloris et des tailles différentes mais c’est là que le bât blesse ! Nous autres pauvres pêcheurs nous nous perdons un peu dans tous ces choix…

Les différents types de poissons nageurs

Avant même d’acheter un poisson nageur, il est important de connaitre la rivière sur laquelle vous souhaitez l’utiliser.

En effet, comme il existe différents types de cuillères (tournantes ou ondulantes), il existe aussi différents types de poissons nageurs. De manière générale, nous vous conseillons d’avoir dans votre boîte, au moins un leurre de chaque type, vous allez comprendre pourquoi par la suite.

1. Les leurres “flottants” (ou “floating”)

Après avoir effectué votre lancé, si votre leurre reste immobile, celui-ci va flotter à la surface de l’eau, sans jamais couler. Dès lors que vous allez commencer à l’animer, sa bavette va lui permettre de descendre un peu dans la couche d’eau. C’est la largeur de la bavette qui va déterminer la profondeur à laquelle votre leurre pourra descendre grâce à la résistance émise par celle-ci sur l’eau. Plus la bavette sera grosse et plus la profondeur de nage sera importante. Lorsque votre action de moulinet se termine, le leurre remonte aussitôt à la surface.

C’est donc un leurre qui devra être utilisé dans des zones où le courant est assez faible sous peine qu’il soit emporté par la veine d’eau et que sa nage devienne inefficace.

2. Les leurres “suspending”

Nous abordons ici le sujet des leurres qui vont rester en suspension.

En effet, les leurres de type “Suspending” ont une densité très proche de celle de l’eau ce qui leur permet de rester presque tout le temps au même niveau dans la couche d’eau, que ce soit pendant l’animation ou à l’arrêt.

Grâce à ce type de leurre, vous pourrez pratiquer par exemple la technique du “Stop & Go” qui consiste à amener votre leurre jusqu’au spot repéré, à effectuer une petite pause de quelques secondes et à repartir. La truite, sortie pour saisir la proie pendant la récupération, va alors déclencher son attaque en voyant votre poisson nageur repartir.

Ce type de leurre sera plutôt adapté pour des courants allant de faibles à modérés.

3. Les leurres “coulants” (ou “sinking”)

Contrairement aux leurres flottants, ce type de poisson nageur va couler immédiatement à son arrivée dans l’eau. Bien entendu ce n’est pas une pierre, la descente va se faire plus ou moins lentement selon la densité de votre leurre.

L’avantage est que vous allez pouvoir pêcher tout type de courant avec celui-ci car son poids va lui permettre de rester stable dans des zones ou le courant est plus important.

En effet, comme il est plus lourd, il va descendre dans la couche d’eau et se fera moins emporter par les remous en surface. Attention néanmoins à ne pas utiliser ce type de leurre dans des zones où le niveau d’eau est trop bas, sinon vous pêcherez les cailloux !

Vous voilà désormais prêt pour vous confectionner une petite boîte au top. Pour compléter cette lecture, vous pouvez visionner ces deux vidéos complémentaires :

https://www.youtube.com/watch?v=3jO00I4sAMs

Comment choisir ses leurres pour la pêche de la truite quand on débute ? Voici une sélection de leurres pas cher pour se lancer dans les meilleures conditions.

https://www.youtube.com/watch?v=92z5o7k_6xs

Comment animer ses leurres pour la pêche de la truite ? Retrouvez dans cette vidéo quelques conseils pour animer vos leurres en fonction des postes de pêche rencontrés.

Street-fishing, le bilan d’une première saison.

Un bilan c’est d’abord des chiffres ! Cette saison ce fut 36 sorties ayant eut lieu du 17 mai au 17 novembre 2017. Leur durée moyenne a été de 2h30 au cours desquelles j’ai enregistré la capture de 97 perches et 21 brochets. Je ciblais ma recherche uniquement sur la perche ; les brochets ne furent que des prises accidentelles et la majorité furent des juvéniles !

En compétition « street-fishing » la taille minimum prise en compte pour la perche est fixée à 20 cm. Je me suis servi de cette « maille » pour évaluer le potentiel halieutique de ma zone de pêche, résultat 80 % de mes prises sont maillées.

Le choix du parcours : crucial

Streetfishing Lyon Saône

Pour cette découverte de la pêche en milieu urbain, j’ai choisi de pêcher la Saône qui coule à Lyon. J’ai limité mon exploration à un parcours d’une longueur d’environ 1 500 m où j’ai pratiqué sur les deux rives.

A chaque session, j’explore minutieusement un tronçon de 500 à 600 m. Je me concentre à identifier les postes (herbier, haut-fond, enrochement, plage, escalier…), la profondeur, la nature des fonds (sablonneux, caillouteux, vaseux…), la localisation du poisson fourrage et de leurs prédatrices : les perches. Ainsi, j’ai cartographié dans mon esprit la morphologie du cours d’eau. Je ne le connais pas encore sur le bout des doigts mais j’en ai une bonne représentation.

J’ai cherché à comprendre comment la rivière évoluait au fil des saisons. En résumé, je suis en questionnement perpétuel afin de comprendre le milieu et être à même de m’adapter pour rentrer du poisson à chaque sortie.

Ce parcours à proximité de chez moi me donne l’opportunité d’aller y pêcher dès que j’ai un moment de libre. L’hiver qui approche me lance un défi, trouver les perches alors que les herbiers ont presque disparu… et les poissons semblent gagner les profondeurs. Je constate que je touche plus de brochets que de perches… et j’ai l’espoir de prendre mes premiers sandres avant fin janvier.

Côté technique : essais transformés

Si je suis un débutant en pêche urbaine, je ne le suis pas comme pêcheur de carnassiers. J’ai plusieurs saisons de pêche en float-tube en lac derrière moi. A chaque sortie « street » j’expérimente un nouveau leurre ou une nouvelle technique.

Je pense que prendre le temps de bien connaître tous les leurres présents dans sa boîte de pêche, permettra un jour prochain de savoir quel leurre sélectionner pour correspondre parfaitement à la configuration du jour.

Je fais régulièrement des incursions sur Internet pour trouver des idées de techniques adaptées aux situations rencontrées sur mon parcours. Je relis régulièrement les articles écrit par Morgan Calu, streetfisher de renom, auteur pour Brochet-Sandre Magazine.

Le crankbait

Streetfishing_crankbait

J’utilise ce leurre pour chercher les poissons actifs et quand d’autres techniques n’ont rien donné. C’est une sorte de sauve-bredouille. J’ai 5 à 6 modèles dans ma boîte. Certains ont les flancs plats, d’autres sont rondouillards et d’autres encore sont articulés… capable d’évoluer de 1 à 3 mètres.

L’animation est à la portée de tous, un lancer-ramener éventuellement entrecoupé de pauses (le fameux stop and go). J’affectionne tout particulièrement le coloris perche.

Mes choix : Aragon MR (Illex), Diving Chubby (Illex), Golem 200 (Sakura), B-Switcher 2.0 (Zip Baits), Diving Cherry (Illex).

Le longbill minnow

Streetfishing_longbill minnow

Un cousin du crankbait que j’utilise peu en lancer-ramener. Je préfère le twicher pour imiter un alevin effrayé. Un excellent stimuli pour déclencher les attaques. Dans l’article sur le quai, c’est ce type de leurre qui me rapporte du poisson.

Mes choix : SC Shiner (Daïwa), Bevy Shad (Lucky Craft) et Squirrel 61 et 76 (Illex).

Le chatterbait

Le chatterbait est idéal dans les herbiers denses et pour gratter à proximité du fond, ce leurre ne m’a pas rapporté de captures mais j’ai réussi à déclencher de nombreuses touches surtout des brochets. Je pense qu’un jour un silure pourrait bien s’y intéresser.

Mon choix : DK Chatter weedless en 7 grammes (Fish Arrow). Il passe vraiment bien dans les herbiers. Il m’a permis de faire un silure de 80 cm et 2 jolis black-bass de 40 cm lors d’une session en float-tube cette année. 

Le spinnerbait

J’utilise des modèles conçus pour la perche ou le black-bass. Tête plombée de 5 à 7 grammes, palettes feuilles de saule, coloris naturel ou flashy. Excellent le long du quai, au milieu d’herbiers épars, à frôler les structures dures (bois morts, scooter, barrière métallique).

Je monte parfois un « trailer » pour donner plus de volume, faire une association de couleur, apporter une vibration différente ou supplémentaire mais cela contribue aussi à ralentir la descente du leurre dans la couche d’eau. Le « trailer » se doit d’être utilisé à bon escient. Il n’est pas indispensable.

Mes choix : MTS Spinnerbait (Damiki), un modèle Homemade, Pond Magic 5 grammes (Booyah).

Jeu de fléchettes

Streetfishing darting technique

J’ai découvert la technique du « darting » suite à la lecture d’un des articles de Morgan Calu. En anglais « dart » signifie « fléchette ». Il s’agit d’une animation pour laquelle il faut utiliser des leurres souples dit « finesse » et des têtes plombées ayant une forme triangulaire. C’est cette association TP triangulaire +  LS finesse qui permet d’engendrer cette nage erratique.

L’animation permet de réaliser un « walking the dog » subaquatique. Le leurre évolue en 3 dimensions : de haut vers le bas, de droite à gauche et d’avant en arrière. Elle peut-être soit lente proche du fond et insistante soit au contraire vive et ample du fond à la surface.

Cette technique est capable de susciter des touches alors que rien d’autre n’a fonctionné. Ce n’est pas une technique de prospection. Elle donne vraiment à mon sens tout son potentiel dans un herbier ou à proximité.

Un balancier sous la canne permet d’expédier le leurre d’un geste précis dans une trouée ou contre un obstacle. Pick-up ouvert, il faut laisser le leurre descendre jusqu’au fond. La forme de la tête aide à ce qu’il descende à l’aplomb de l’impact avec l’eau.

Il n’est pas nécessaire de commencer l’animation tout de suite, patience. Il m’est arrivé plusieurs fois qu’un poisson s’en saisisse sur le fond.

La touche est généralement franche : un « toc » ou une « lourdeur » qui doit entraîner un ferrage sec mais pas trop violent sous risque d’une décroche immédiate. La canne doit disposer d’une bonne réserve de puissance pour être à même d’extraire en force le poisson de son antre.

Mes choix (en 3 pouces) : Powerbait Minnow (Berkley) ; Flash-J (Fish Arrow) ; Drop-shot Minnow (Berkley). Et mes coloris favoris : blanc (pearl white), jaune fluo (chartreuse shad), bleu pailleté dos noir (rainbow) , perche, dos noir ventre rouge (black-red), dos noir ventre argenté (watermelon/silver).

Jighead light

streetfishing perche jighead light

J’entends par light, des poids compris entre 2 et 5 grammes. J’ai une prédilection pour les têtes de forme « football » soit comme un ballon de rugby montées d’un hameçon de numéro 2 à 4. Je monte des petits souples entre 2 et 3 pouces. Je préfère une animation en dent scie pour imiter un poisson blessé ou malade qu’un simple lancer-ramener.

Mes choix (en 2 pouces) : Divinator S (Biwaa) ; I-Grub (Damiki) et Powerbait Minnow (Berkley).

Quel combo ?

Damiki Spinning Blue Angel 662 EX Light – Shimano Exage 1000 FC – Tresse 8/100ème

J’ai utilisé cette canne (achetée en février 2008) de puissance 2-10 grammes de mai à septembre à la recherche des perches. Sa longueur de presque 2 mètres est idéale pour pratiquer sur mon secteur, et sa grande réserve de puissance m’assure la possibilité de sortir une jolie perche d’un herbier.

Pezon et Michel Casting Kaze Medium – Abu Garcia Promax 2 – Tresse 13/100ème

Ce modèle est conçu pour lancer de 5 à 20 grammes, a une action « fast » qui offre une très grande réserve de puissance. C’est à mon sens la canne parfaite pour pêcher la perche ou le brochet avec un large panel de leurres (hardbait, softbait, lames, leurres métalliques).

Avec ce matériel, j’ai découvert le plaisir de « pitcher » du haut d’un quai avec une grande précision contre la coque d’une péniche ou dans une trouée d’herbiers. Cet ensemble est le prolongement de mon bras. Il permet de vivre en direct le combat avec un beau poisson comme de guider son leurre vers l’antre du carnassier que je traque.

Abu Garcia Xcrossfield ML 662 – Abu Garcia Promax 2 – Tresse 8/100ème

Ce modèle a été acquis en octobre 2017 il est conçu pour lancer de 2 à 18 grammes, c’est une canne très légère d’action « regular fast ».

J’ai déjà pu juger de ses capacités en lançant des leurres léger : 3 à 5 grammes ; de sa réserve de puissance en combattant quelques perches à proximité d’herbiers. Je pense l’utiliser avec des leurres pesant entre 3 à 12 grammes.

J’ambitionne pour ma saison 2018 en street-fishing de pratiquer exclusivement en casting. Je suis fan de la gestuelle qu’exige ce type de canne et de son confort de pêche qui ne m’engendre aucune fatigue du poignet.

Seul point en suspend, l’acquisition d’un moulinet baitfinesse, en raison de son prix exhorbitant (300 à 400 euros).

Parlons, bas de ligne.

Je recommande l’usage d’un fluorocarbone qui a la capacité de résister à l’abrasion. Pour ma part j’utilise depuis de nombreuses années du Water Queen PVDF, je ne peux que vous le recommander. J’ai fais le choix d’utiliser un diamètre de 25/100 à 30/100.

J’affectionne une longueur entre 2 à 3 mètres qui me sert en action de pêche pour évaluer la profondeur. Je n’utilise pas d’agrafe, montant mes leurres par un nœud universel.

Les accessoires et la bagagerie

Streetfishing_fathipbag_00

Une bagagerie adaptée à la pratique du street-fishing contribue à être efficace au bord de l’eau, chaque accessoire à sa place dédiée et à portée de main pour être efficace.

J’utilise deux sacoches distribuée par Illex, le Shoulder Bag et depuis peu une sacoche type banane le Fat Hip Bag. Elles sont spécialement conçues pour la pêche du bord itinérant. Je vous les recommande vivement, vous ne serez pas déçu.

N’oubliez pas votre paire de lunettes polarisantes !

Les plus belles photos de pêche – janvier 2018

Voici 2017 qui s’achève… Déjà !

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Cette année fût marquante pour Fishare : de belles rencontres, une nouvelle organisation, un site internet, de nouvelles vidéos, une communauté qui s’agrandit,… Tout cela grâce à vous qui nous suivez régulièrement, que ce soit sur notre chaîne Youtube, sur ce blog ou sur nos réseaux sociaux (Instagram, Facebook, Fishare Communauté), alors un énorme merci pour votre soutien.

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FISHARE_brochet

Nous rêvons de beaux projets pour 2018 et nous sommes déterminés à les réaliser avec vous.  Nous serons de passage au fameux CNPL à Clermont le samedi 13 janvier 2018, alors n’hésitez pas à venir échanger quelques mots avec nous si vous en avez l’occasion.

Toute l’équipe vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2018 ! Nous vous souhaitons de beaux moments à la pêche et ailleurs 🙂

Et pour bien débuter l’année, rien de mieux que quelques photos hivernales de la team !

FISHARE_sandre
FISHARE_arbre_neige
FISHARE_street_fishing_silure

© Crédits photos (interdiction de réutiliser ces photos sauf accord préalable) :

Arnaud Combeuil : https://www.instagram.com/arnaudcombeuil/

Morgane Romero : https://www.instagram.com/mme_organe/

Florian Morel : https://www.instagram.com/flooomo/

Engagez-vous ! Rengagez-vous ! Devenez bénévole !

Voilà un slogan emprunté aux militaires à une période trouble de l’histoire mondiale. Il y a derrière ce slogan une volonté à mobiliser les hommes et les femmes d’un pays à rejoindre les forces armées afin de défendre des valeurs communes.

L’engagement dans une cause ne concerne pas uniquement les valeurs patriotiques, nous avons tous des valeurs, des idées ou une identité à défendre.

Mes idées et mes valeurs m’ont conduit à m’engager en 2011. Dès le début, j’ai contribué à faire connaître les actions de mon AAPPMA par le biais de mon blog personnel. Par mon travail et mon implication dans presque toutes les actions de mon association, j’ai su gagner le respect et l’écoute pour proposer mes idées. J’ai été invité à participer aux réunions du conseil avant d’y être élu. Le Président m’a alors confié la mission de contribuer à développer la communication, c’est ainsi qu’un né le blog. En 2015, le secrétaire de l’époque, après plus de 20 ans à cette fonction, a souhaité prendre une retraite bien méritée. C’est désormais moi qui assure cette fonction, apportant mes connaissances et mon savoir-faire. Je peux témoigner que le bénévolat vous enrichi tout autant que le monde professionnel, en vous faisant rencontrer des personnes de toutes origines réunies pour la défense d’une passion commune.

Tout le monde peut apporter quelque chose à son association, je vais vous présenter dans quels domaines.

Les domaines d’actions

La défense et protection des milieux aquatiques

Voilà l’une des missions essentielles déléguées par l’Etat aux Associations Agréées de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA). Cette défense peut prendre plusieurs formes :

  • La garderie, via la fonction de Garde de Pêche Particulier. Ce bénévole assermenté assure un contrôle du respect de la réglementation pêche sur les lots gérés par l’AAPPMA et peut-être amené à intervenir pour constater les infractions au code de l’environnement (pollution).
  • La participation au suivi piscicole (pêche électrique) au côté des techniciens de la fédération. 


 

La formation des générations futures

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Une AAPPMA peut encadrer un Atelier Pêche Nature ou fournir des bénévoles pour aider un animateur pêche de la Fédération Départementale à encadrer un groupe de jeunes.

Une AAPPMA peut organiser une fois par an, une manifestation dans le cadre national de la Fête de la Pêche (en juin de chaque année).

La communication

Voilà l’un des points noirs de la plupart des AAPPMA, la communication se résume trop souvent à un article dans un journal local et/ou à un affichage en mairie. 

À partir du 1er Janvier 2019, la vente des cartes de pêche ne pourra se faire que par internet. Cela va offrir l’opportunité à chaque secrétaire d’AAPPMA de disposer d’un fichier informatisé d’adresses mail qui devraient grandement faciliter la communication vers les adhérents. C’est déjà le cas dans nombre d’associations.

Les besoins en la matière peuvent être de collaborer à la rédaction d’une newsletter, d’un blog, d’une page Facebook… les jeunes générations plus habituées à ces technologies ont beaucoup à apporter dans ce domaine. 

En tant que média digital, Fishare peut contribuer à véhiculer l’information de certaines AAPPMA ou Fédérations Départementales en reliant les nouvelles.

Cela reste néanmoins, le rôle du Président et du Secrétaire de l’AAPPMA de faire connaître les actions menées, les dates d’assemblées générales, de travaux…

Le fonctionnement de l’association

Le conseil d’administration est composé de 7 à 15 membres élus en assemblée générale. Pour l’intégrer il faut au minimum avoir pris sa carte de pêche pendant 2 ans consécutif dans votre AAPPMA.

Le bureau est composé au minimum d’un PrésidentVice-PrésidentTrésorier et Secrétaire. Ils sont élus parmi les membres du conseil d’administration à bulletin secret.

Les commissions sont créées par le conseil, sauf l’une d’entre elles qui est définie par les statuts. Il s’agit de la commission du contrôle des comptes.

Tout cela exige d’avoir une grande disponibilité de temps, ce qui implique :

  • De s’efforcer d’être présent à toutes les réunions pour participer activement aux prises de décisions qui font vivre et avancer l’association.
  • D’être force de propositions en amenant ou animant des projets. 

Lorsqu’on est actif (salarié, chef d’entreprise, étudiant…) il est plus difficile d’être administrateur ou membre du bureau que lorsque l’on est retraité. C’est pour cela que les AAPPMA sont gérées en grande partie par des personnes de plus de 65 ans. C’est selon moi une force. Ces hommes ont eu une vie professionnelle pendant laquelle ils ont acquis une expérience et des connaissances ou des savoirs qu’ils peuvent mettre à disposition d’une association.

Nous ne devons pas nous diviser mais nous unir entre les générations pour que notre loisir grandisse.

I have a dream…

Tout comme Martin Luther King, j’ai fait un rêve… Le mien est de voir un jour prochain tous les pêcheurs se rassembler et se mobiliser pour la défense de nos rivières ou plans d’eau, pour partager leur savoir au plus grand nombre.

Arrêtons de nous diviser parce que nous ne pratiquons pas la même pêche, que nous ne pratiquons pas la relâche systématique de nos prises… chacun est persuadé que sa façon de voir est la meilleure. Il est temps de faire fit de nos différences et de nous rassembler pour ce qui nous réunis.

J’ai fait le rêve que demain chaque pêcheur prenant une carte majeur donne gracieusement une demi-journée de son temps libre à son association pour une action qui lui tient à coeur. Qu’est-ce une demi-journée dans une année ? Mais je sais que 1 000 000 de demi-journées et de nombreux projets pourront s’accomplir pour le bien de tous.

Tout dépend de vous ! Vous pouvez laisser faire les autres… mais vous pouvez aussi décider de vous engager ! De vous rengagez ! Les choses ne bougeront qu’avec la volonté des hommes et des femmes de ce pays. 

Alors en 2018 devenez bénévole !

Comment devenir bénévole ?

  • Prendre contact avec le Président de votre association de pêche (numéro de téléphone présent sur le dépliant fourni avec votre carte de pêche ou sur le site de votre fédération).
  • Se rendre à l’assemblée générale qui se déroule entre décembre et fin mars de chaque année. La date est souvent indiquée sur le dépliant, vous pouvez même recevoir une convocation papier ou mail si vous êtes adhérents d’une association dynamique. 

Mise au point : notre article sur le sexisme à la pêche

Bonjour tout le monde,

J’aimerais revenir sur certaines réactions qui ont suivi mon article sur le sexisme à la pêche, et plus particulièrement sur la réaction d’Esoxiste qui en a publié un article que vous pouvez lire sur son site.

Tout d’abord, Fishare ainsi que moi-même n’avons jamais revendiqué et ne revendiquons aucunement appartenir à un mouvement féministe quel qu’il soit. Nous ne sommes ni en faveur d’une supériorité du masculin sur le féminin, ni en faveur d’une supériorité du féminin sur le masculin mais pour un traitement égal du masculin et du féminin. En somme, nous nous opposons au sexisme (qui est je le rappelle en citant le Dictionnaire Larousse « une attitude discriminatoire fondée sur le sexe »), et de manière plus générale nous nous opposons à toutes formes de discrimination.

La femme n’est pas toujours « dévalorisée et victime de la méchante société des hommes » (je cite l’article d’Esoxiste) mais parfois elle peut l’être, tout comme des hommes peuvent être dévalorisés voire victimes de certains comportements. Dans l’article, je me concentre sur le domaine de la pêche où l’on peut remarquer que les femmes ne sont pas encore traitées sur Internet de la même manière que les hommes puisque pour obtenir des photos d’hommes dénudés en train de pêcher on doit ajouter le terme « sexy » dans la barre de recherche alors que ceci n’est pas nécessaire pour obtenir des photos de femmes dénudées. Mais dans l’article, je ne me limite pas à cela, je cherche à montrer que la société tend à définir les comportements des hommes et des femmes en fonction de leur sexe et notamment par le biais des médias.

Ainsi, j’ai cité deux médias qui relayaient une image dénudée de la femme : Esoxiste et Topito. À aucun moment je n’ai porté un jugement de valeur sur cette activité et encore moins sur les auteurs des articles. Je n’ai fait qu’énoncer factuellement ce qui se faisait et n’ai jamais pointé du doigt une quelconque personne pour dire que ce qu’elle faisait était bien ou mal. Ce que j’ai cherché à dire dans cet article en prenant appui sur ces deux médias, c’est que l’image première qui venait sur Internet de la femme à la pêche était celle dénudée et non pas celle en train de pêcher. Il semblerait qu’en relayant des images de femmes dénudées ces médias tendent à faire oublier les autres articles traitant des pêcheuses. Je trouve tout simplement dommage que les articles sur celles-ci ne soient pas davantage mis en valeur. Peut-être pourrait-on faire évoluer l’image de la femme à la pêche avec des pêcheuses du mois traitées comme l’égal de l’homme ? Car nommer les photos de femmes dénudées à la pêche comme « pêcheuses du mois » n’est-ce pas se tromper dans les termes ? Pour qualifier ce genre de photos ne faudrait-il pas plutôt parler, par exemple, des « pin-up » du mois ?

Il n’est pas possible de laisser passer la réaction par article interposé de Sylvain Russo sur esoxiste.com à propos de notre article et sa rédactrice sur le sexisme à la pêche publié le 27 novembre 2017.

Premièrement, il est étonnant et inquiétant de voir que l’auteur d’esoxiste.com ne mesure pas l’impact que peuvent avoir les articles, les commentaires ou les photos postés sur son site. En tant que média d’influence et personnage publique, il est impératif de réfléchir à l’image que l’on renvoie. Il semblerait que c’est quelque chose qui lui échappe complètement. Semblant complètement dépassé par cela, il n’a par exemple pas hésité à ajouter de l’huile sur le feu en répondant à des commentaires douteux sous son article ou en likant des commentaires véhéments voire insultants à propos de notre rédactrice sur ses réseaux sociaux.

Ensuite, on peut se questionner sur l’intérêt de diffuser des images de prétendues pêcheuses renvoyant une image faussée de la pêche… On en a une idée quand Sylvain Russo nous indique que « Juste pour info, l’ article mettant en exergue de jeunes filles en maillot et publié le jour de l’ an est l’un des plus consultés de l’ année ». J’ai d’ailleurs été surpris de voir plusieurs réactions nous accusant de « surfer sur une mode » pour « faire le buzz » alors qu’il est bien plus facile de relayer des photos de femmes dénudées que d’écrire des articles de fond.

Enfin, on peut regretter que dès le début de l’article soit mis en avant le fait que notre rédactrice soit débutante à la pêche, jeune, étudiante en philosophie… Et j’en passe. Faut-il nécessairement pratiquer la pêche pour en faire un constat social ? Ce stratagème, conscient ou inconscient, oriente la lecture de l’article. Il est facile de le remarquer tant la récurrence de ces informations est importante dans les commentaires.

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Florian Morel – Responsable de la ligne éditoriale de fishare-peche.fr

J’ai été vivement critiquée pour avoir cité l’article d’Esoxiste sans l’avoir préalablement contacté. Contacte-t-on réellement nos sources pour demander une autorisation de citation ? Je ne vais pas m’étendre sur ce point qui coule de source mais je vais plutôt me consacrer à répondre point par point aux incohérences de l’article d’Esoxiste :

1-         L’auteur de l’article écrit « Soit, objectivement la femme est pour la plupart du temps dévalorisée à la pêche, c’est une donnée factuelle. » Effectivement, c’est justement le constat que je fais dans l’article. C’est à se demander s’il a réellement lu ce dernier.

2-         « 5 % des pêcheurs sont des pêcheuses, à ce titre elles sont une réelle minorité et même si leur nombre monte à 10 % elle resteront une minorité.  Et dans cette minorité, où faut-il le rappeler c’est la majorité qui compte, se trouve une autre minorité hurlante qui réclame l’égalité. Or, 10 % ne feront jamais 50 % même si on tourne les chiffres dans tous les sens. » J’aimerais sur ce point rassurer l’auteur de l’article : je sais bien compter. La question est de savoir ce que l’on fait de cette minorité. Doit-on l’ignorer ? Ce que met en avant mon article c’est que malgré qu’il s’agisse d’un petit nombre, celui-ci est en droit d’être représenté. Il est important d’insister sur le fait que « la minorité hurlante qui réclame l’égalité » ne se situe pas forcément dans les 5% des pêcheuses : il y aussi des pêcheurs !

3-         « j’exècre le combat « féministe » comme il existe actuellement, ce moralisme extrémiste qui voudrait nous faire tous ressembler à un (e) humain (e), tous semblables, tous pareils alors que ce sont nos différences qui nous font nous apprécier ». Tout d’abord, sur ce point, je ne comprends pas pourquoi il nous inclus dans « ce moralisme extrémiste » car à aucun moment nous ne prenons une position féministe et quand bien même nous l’aurions fait à aucun moment nous ne nous serions permis d’être moralistes et extrémistes : encore une fois nous ne jugeons personne, nous ne disons aucunement que telle ou telle action est bien ou mal, nous nous contentons de montrer que l’image de la femme à la pêche est traitée différemment de celle de l’homme. Ensuite, notre propos ne porte pas sur le sexe, effectivement nous sommes tous différents physiquement et nous ne prétendons pas vouloir une ressemblance sur ce point-là, mais sur le genre. Le genre sert, selon le Dictionnaire Larousse, « à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement, les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes ». Nous évoquons tout simplement l’idée qu’il serait sans doute préférable d’arrêter de penser de manière genrée pour ne plus mettre de barrière sociales (et non physiques, il s’agit là d’une autre question) entre les hommes et les femmes.

4-         « Pourtant j’apprécie les très belles choses et une mannequin en bikini posant avec un poisson retient mon attention de pêcheur mâle, il n’y a rien de mal à ça et ce n’est pas parce que j’apprécie ces clichés que je suis un immonde porc. » ; « Là, on me reproche de publier des photos de filles en maillot ». Tout d’abord, et encore une fois, nous n’avons fait aucun reproche ni jugement de valeur, s’il parle de lui comme un « immonde porc », nous ne l’avons jamais fait et ne le ferons jamais. Ensuite, ce dont il parle n’a aucunement été traité dans notre article, il s’agit d’un autre sujet. En effet, nous ne disons aucunement qu’il est mal de regarder une femme dénudée, nous ne parlons pas de la sexualisation de l’image du corps et du regard que l’on peut lui porter, nous disons même que nous pouvons comprendre que cela puisse être un plaisir pour certains hommes mais également pour certaines femmes.

5-         L’auteur de l’article me juge et juge mon article sur ma formation philosophique or cet article n’est aucunement philosophique. Ce n’est pas parce que je suis une formation philosophique que je me comporte comme une philosophe à chaque instant de ma vie. Je ne suis pas philosophe lorsque je vais faire mes courses, je ne suis pas philosophe lorsque je prends une photo, je ne suis pas philosophe dès que j’écris quelque chose, je suis philosophe lorsque je relève des tensions, des problématiques, lorsque je questionne des concepts, pas lorsque je mets en évidence des données factuelles. Or dans l’article sur le sexisme à la pêche, je me suis contentée d’exposer des faits. Bien entendu la question peut être traitée de manière philosophique et sans doute qu’elle le sera plus tard.

Pour finir, je ne comprends pas comment on peut en venir à me juger sur ma personne et sur ma formation en ayant lu cet article. Je ne comprends également pas comment on peut écrire publiquement des choses diffamatoires à mon sujet après avoir lu mon article. Je ne comprends pas comment on peut faire des amalgames de la sorte et s’en servir pour salir la réputation d’une personne. Finalement, à qui devrait-on attribuer la qualité de « vision étriquée » ? La façon dont l’auteur fini son article pourrait peut-être nous aider dans cette question : « Suis-je sexiste, oui ! Suis-je misogyne, phallocrate, féminiphobe ? Non !  Vive le sexisme et même à la pêche. » Finalement, qu’il s’agisse d’ironie, de second degré ou d’une simple réaction agressive et excessive, ou peut-être même sexiste, je ne comprends décidément pas pourquoi cette réponse à mon article a été publiée si ce n’est peut-être pour faire l’objet d’une illustration du sexisme à la pêche.

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