Le blog

Lisez tous les conseils et astuces de pêche de notre fine équipe de rédacteurs.

Test de matériel, techniques de pêche, réflexions philosophiques, analyses comportementales des poisssons… Tout est ici, avec l’approche moderne de Fishare.

Le crankbait, un leurre tout terrain

Le crankbait est probablement le premier modèle de poisson-nageur qu’un pêcheur de carnassiers débutant aux leurres va acheter.

Qu’est-ce qu’un crankbait ?

crankbait

On le reconnaît au premier coup d’œil dans les rayons de notre détaillant. Il a généralement une forme rondouillarde avec une bavette plus ou moins longue. Il en existe trois catégories, qui portent généralement les abréviations suivantes :

  • SR pour Shallow Runner, c’est un modèle conçu pour évoluer entre 0 à 1.0 mètre.
  • MD pour Medium Runner, c’est un modèle conçu pour évoluer entre 1 à 2 mètres.
  • DP pour Deep Runner, c’est un modèle conçu pour évoluer à plus de 2 mètres.

La bavette, premier élément clef

Bavette et profondeur

Crankbait bavette profondeur

C’est à la fois sa longueur et son angle d’inclinaison qui conditionnent l’atteinte de la profondeur pour laquelle il a été conçu.

Une bavette courte inclinée entre 45° et 90° et votre crankbait évoluera entre la surface et 50 cm sous l’eau. A l’inverse, un modèle Deep Runner possède une longueur de bavette souvent égale voire supérieure à la longueur de son corps.

C’est la force de l’eau exercée sur la bavette, qui contribue à faire descendre le crankbait dans les couches d’eau inférieures. C’est ainsi que l’on peut identifier dans sa boîte, les différentes catégories de crankbait.

Bavette, forme et conséquence

Bavette carrée, type square bill

Crankbait_square_bill

Si le modèle que vous utilisez dispose d’une bavette rectangulaire, elle génère une nage plus chaloupée à votre crankbait que s’il était équipé d’une bavette arrondie et étroite.  J’ai peu utilisé ce modèle pour vous donner mon avis, néanmoins les spécialistes semblent le recommander pour pêcher le bois noyé et les plages.

Le Super Shad Rap (Rapala) a été conçu avec une bavette « cassée ». C’est un leurre idéal pour explorer la zone d’eau libre au-dessus des herbiers immergés, presque affleurant. Redoutable d’efficacité ! Aucune autre marque à ma connaissance n’a repris ce type de bavette.

Bavette arrondie

La bavette arrondie peut-être large ou étroite, elle influence la nage du crankbait. En tout état de cause, elle joue le rôle de déflecteur lorsqu’elle tape sur un obstacle (substrat, bois noyé…). La version arrondie est la plus courante, idéale pour prospecter la pleine eau.

La forme du corps, second élément clef

Rondouillard

Crankbait rondouillard

Les rondouillards ont une forme de poire, une tête massive, un corps court et renflé et une queue qui s’amincit. Il déplace plus d’eau que leur taille le laisse supposer, plus la section est ronde plus la nage est chaloupée.

J’utilise toujours cette forme de crankbait lorsque je recherche du poisson actif sur de vastes zones sans poste marqué ou lorsque les eaux sont chargées suite à une crue, par exemple.

Flanc plat

Ce type de crankbait est peu répandu. Je n’en possède qu’un ou deux modèles dans mes boîtes. Sa particularité est d’avoir une nage plus serrée, je dirais presque naturelle imitant un poisson-fourrage se déplaçant nonchalamment dans le courant.

Je le sors de ma boîte quand la pêche s’avère difficile. Je me sers du courant, afin de  lui faire décrire un arc-de-cercle après l’avoir lancé face à moi. Je le dirige naturellement devant les prédateurs postés en pleine eau le ramenant canne basse ou extrêmement lentement en parallèle du quai. Il peut être animé par quelques tirées sèches qui lui font faire des écarts comme un longbill minnow.

Bruiteur ou silencieux

Bruiteur

Le crankbait est en soi un leurre qui sait se faire remarquer dans l’élément liquide. Il déplace beaucoup d’eau, mais pour accentuer ce trait, la plupart des modèles sont équipés de billes. Le bruit qu’elles provoquent à la récupération a pour but d’agacer les carnassiers et déclencher une attaque.

Les billes sont contenues dans des chambres fermées, elles sont soit en verre, en acier, plus ou moins grosses et nombreuses. Le son généré sera plus ou moins aigu ou grave.

Silencieux

Sur les secteurs où la pression de pêche est importante, les poissons peuvent se méfier de ce qui fait trop de bruit. Vous devrez posséder dans votre boîte quelques modèles silencieux.

Néanmoins, un modèle silencieux peut-être équipé d’une grosse bille sans que le leurre soit pour autant bruiteur. Il s’agit d’un système de transfert de masse. Lorsque le leurre est en action de pêche, la bille se trouve positionnée vers la « tête » et lorsque vous lancez, la bille est expulsée vers la queue. Ce procédé aide à atteindre de plus grandes distances.

Crankbait articulé, un autre bruit !

Crankbait_jointed

Il existe quelques modèles articulés sur le marché, comme le Jointed Shad Rap (Rapala). L’articulation donne une nage plus proche d’un poisson, mais le claquement de l’articulation arrière sur la partie avant donne un son supplémentaire. Un modèle articulé sans bille bruiteuse ne sera pas si silencieux que cela.

Vitesse de récupération

Un crankbait peut être ramené à vitesse lente comme rapide, tout va dépendre de la manière dont vous allez l’utiliser et ce que vous voulez lui faire faire.

Si vous pêchez la truite, vous serez contraint de lancer vers l’amont. La vitesse d’écoulement étant souvent rapide dans un tel milieu, vous serez obligé de récupérer la ligne à une vitesse légèrement supérieure à celle du courant.

Si à l’inverse, vous pratiquez dans un bras mort en eaux calmes, encombrées de bois mort ou d’herbiers, une récupération lente sera peut-être la clef du succès.

Tout dépend des conditions de pêche, une paire de lunettes polarisantes peut vous être d’un grand secours. Ainsi, lorsque vous voyez un poisson suivre votre leurre, soyez attentif à ses réactions ! En accélérant la vitesse de récupération vous pouvez déclencher une attaque. J’en ai fait de nombreuses fois l’expérience.

Le crankbait, un sonar pour le pêcheur

En ramenant, votre crankbait de manière linéaire à vitesse continue, vous pouvez recueillir des informations sur la hauteur d’eau, sur la nature du substrat, sur la présence d’obstacles tels des herbiers.

C’est simple, dès que la bavette percutera le fond de la rivière, l’information sera transmise par la ligne jusque dans le poignet du pêcheur. Avec l’expérience, vous saurez vite identifier si le fond est dur ou mou. Si vous tapez régulièrement le fond, alors que vous utilisez un crankbait qui descend jusqu’à 2 mètres, vous saurez alors que la profondeur de votre zone de pêche fait moins de 2 mètres. Une information qui peut vous guider à changer de modèle, pour un plus plongeant et réaliser l’animation dite « bottom taping ». Il s’agit d’imiter un poisson se nourrissant sur le fond, et qui soulève ainsi des sédiments.

Crankbait_sondeur

Si votre leurre traverse des herbiers :

  • Un morceau coincé entre la ligne et la bavette indiquera que votre leurre est entré tête la première dans l’herbier. L’herbier est plus haut que la profondeur pour laquelle est conçu votre crankbait.
  • Un morceau accroché à une branche d’un triple indiquera que votre leurre a frôlé l’herbier. Si votre crankbait évolue à 2 mètres de profondeur, le haut de l’herbier est situé à cette hauteur.

Voilà d’autres indications dont il faut savoir tirer profit. Les prédateurs adorent se tenir dans ou à proximité des obstacles. Un leurre qui percute l’obstacle, attire l’attention du carnassier et sera sanctionné par une attaque.

Si vous percutez les obstacles (herbiers, bois mort, substrat…) et que cela ne déclenche pour autant aucune attaque, alors c’est le moment de savoir ce qui cloche. Soit il faut un crankbait non bruiteur, soit un coloris moins flashy… soit il est temps de passer au souple pour une exploration plus fine du spot.

Le crankbait, même pour un pêcheur pratiquant avec un sondeur, est un formidable outil de détection de son environnement subaquatique, qu’il ne faut pas négliger !

La canne idéale, suivant les spécialistes

Crankbait_canne

Le crankbait sollicite beaucoup le matériel, on le sent tirer dans la ligne. Les vibrations remontent parfois jusqu’au poignet, d’autant plus si vous avez une canne raide.

Les spécialistes recommandent une canne d’action regular (assez souple) et composée de fibres de verre et de carbone, intitulée « glass ». Cette action plus souple contribue à assurer le ferrage. Il n’est pas nécessaire de ferrer lorsque l’on pêche au crankbait, le poisson se pique souvent tout seul. Le fait d’utiliser une canne d’action « regular » contribue à diminuer les décrochages en cours de combat.

Mais, seuls les pêcheurs pratiquant en bateau ou en float-tube peuvent transporter plusieurs cannes avec eux. Vous pouvez utiliser une canne  d’action plus raide, mais en sachant que vous augmentez le risque de  perdre votre poisson durant le combat.

Il existe des crankbaits pesant 1.5 grammes jusqu’à plus de 25 grammes ; la puissance des cannes commencera à partir d’Ultra-Light. Vous pourrez utiliser aussi bien une canne spinning que casting. C’est plus une affaire de goût qu’un réel avantage de l’une par rapport à l’autre.

Quelques unes de mes utilisations du crankbait

Le bois noyé, son domaine de prédilection

Crankbait_bois_noyé

Le crankbait a été conçu pour explorer les bois morts noyés. Souvent, on pense au spinnerbait dans cette configuration. Toutefois, la bavette joue pleinement son rôle de déflecteur, désaxant le leurre. De plus, les crankbait sont pour la grande majorité d’entre eux flottant ; si vous arrêtez de mouliner il remontera vers la surface en marche arrière. Au tour de manivelle suivant il sautera l’obstacle.

Ne négligez pas les berges encombrées comme sur la photographie, il est à son aise en ces lieux.

La surface, avec une imitation d’insecte

Crankbait_insecte_surface

Il existe des modèles conçus pour explorer la surface. En récupérant un peu plus vite on peut même les faire nager juste sous la surface.  Le sillage en « V » généré par cette récupération attire à lui seul les prédateurs, en particulier les chevesnes. Le réalisme de la « proie » finit souvent de les convaincre. Dès que les beaux jours sont là, c’est une pêche que j’adore mettre en œuvre. Là, il vous faudra user d’une canne de puissance UL (0.5 à 5 grammes).

Crankbait et street fishing

Le quai – la structure verticale où le crankbait excelle

crankbait quai street fishing

En street fishing, le crankbait est le leurre idéal pour dénicher les prédateurs embusqués contre les quais. Cette structure verticale offre des caches et/ou une zone d’ombre où le carnassier à l’affût est invisible de ses proies. Le crankbait lancé vers l’aval, est ramené en longeant le quai. Il ne faut pas hésiter à le faire percuter ce dernier. Je ne compte plus le nombre de perches, sandres, chevesnes et brochets que j’ai fait réagir de cette manière.

Les couloirs d’eau dans les herbiers de bordure

En 2017, je vous faisais part de mon retour d’expérience sur mes débuts en street fishing, sur la Saône à Lyon. Notamment, j’évoquais que l’exploration des couloirs d’eau libre dans les bancs d’herbiers pouvait se faire avec un crankbait.

Le crankbait, une référence pour le power fishing

En street fishing, je commence souvent ma pêche au crankbait. Ce leurre m’aide à identifier si l’activité se situe proche de la surface ou plus en profondeur. L’orientation du scion de ma canne au ras de la surface, voire même des fois dans l’eau pour gagner quelques décimètres de profondeur, l’utilisation de toutes les catégories (SR, MR ou DP) vont m’aider à identifier dans quelle couche d’eau les prédateurs évoluent.  Le crankbait va me permettre d’identifier si les herbiers ont commencé à pousser… car les herbiers concentrent la vie donc les prédateurs également.

En fonction des circonstances de pêche, je peux pratiquer 2 heures non stop avec un crankbait ou rapidement basculer sur un souple pour une approche plus fine, plus précise, plus lente… Je suis bien incapable de me passer de ce type de leurres.

Canne basse… pas tout le temps !

Si la pratique se fait la majorité du temps canne basse, il m’arrive de pêcher la canne à l’horizontale, parallèle à la surface de l’eau. Ainsi, je peux garder un modèle MD (plongeant à 2 mètres) même sur une zone de faible profondeur,  dès que je pense que le leurre a passé le haut-fond, je rabaisse mon scion au ras de l’eau pour décider un poisson posté sur la cassure.

En conclusion

Que vous soyez un pêcheur de truites, de perches, de sandres, de brochets, de silures, de black-bass ou de chevesnes, le crankbait doit faire partie de vos leurres. Il excelle dans de très nombreuses situations, conditions de pêche, saisons et terrains de jeu… c’est un véritable leurre tout terrain !

Truite au leurre souple, une technique d’ouverture.

La majorité des pêcheurs rencontrés au bord de l’eau, le jour de l’ouverture sont des pêcheurs aux appâts naturels. Les pêcheurs aux leurres ne sont pas légion. Et parmi, ces derniers peu nombreux sont ceux qui vont pêcher la truite au leurre souple. Ils vont préférer la pêche à la cuillère et/ou au poisson-nageur.

Petite sauvage prise au Kiji worm small pin

Les différents leurres souples

Les shads

Cette catégorie est  probablement la plus utilisée par ceux pêchant la truite au leurre souple. Il s’agit de l’imitation d’un poisson, pour la truite je dirais plutôt celle d’un alevin de « blanc ».

  • Fish Arrow Flash J Huddle 1″ ; 46 mm ; poids 0.8 g ; mon coloris préféré 02
  • Berkley Powerbait Minnow 2″ ; 50 mm ; mon coloris préféré  smelt (eau limpide) ; chartreuse shad (eau turbide)
  • Reins Rockvib Shad 2″ ; 50 mm ; mon coloris préféré gold legend.

Les worms

L’imitation de vers de terre est très peu utilisé pour la pêche de la truite. J’ai découvert leur existence grâce à Florian, qui me donna un modèle à tester début 2017. Et, ce fut une réelle révélation apportant à mon panel déjà vaste de leurres, une nouvelle option.

  • Nikko France Kiji worm small pin 48 mm ; mon coloris préféré rose
  • Amazing Fishing Mantillo 70 mm ; mon coloris préféré « rouge »

Les créatures

Je regroupe dans l’appellation créature, les imitations d’invertébrés ou d’écrevisses. Mes ruisseaux et petites rivières comportent une population d’écrevisses américaines et/ou à pattes blanches. Je suis convaincu que ces crustacés d’eau douce rentrent en partie dans l’alimentation des truites.

  • Impulse Rigged Mini Craw ; 40 mm ; coloris summer craw
  • Big Bite Baits Bug Series Hopper ; 40 mm ; coloris black
  • Big Bite Baits Bug Series Cricket ; 25 mm ; coloris bumble bee swirl
De gauche à droite : creatures, worm et shad.

Dans quelle taille et coloris faut-il les choisir ?

Une taille adaptée aux truites de votre parcours.

La truite est un prédateur disposant morphologiquement d’une petite bouche et avalant  au cours d’une journée de nombreuses petites proies aquatiques (gammares, porte-bois, vairons…), terrestres (ver de terre, grillon, sauterelle…) ou aériennes (mouche, abeille…).

Dans mes cours d’eau, la grande majorité des truites que je capture font entre 18 et 25 cm. C’est pour cette raison que je vous recommande des leurres entre 25 et 60 mm.

Choisir le coloris en fonction des conditions de pêche.

Le coloris est fonction de la turbidité de l’eau. Une eau limpide me fera privilégier un coloris naturel. J’affectionne tout particulièrement le coloris smelt du Powerbait Minnow qui me semble imiter à merveille un alevin. A l’inverse, dans une eau de crue tendance chocolat au lait, je vais opter pour un coloris flashy tel jaune fluo ou rose. Un coloris qui tranche et qui aidera à sa détection par un poisson.

Par contre, je n’utilise jamais un coloris flashy dans une eau limpide. La truite Fario est un poisson qui s’effraie d’un rien, un coloris agressif la fera fuir.

Quel matériel utiliser pour la truite au leurre souple ?

Les caractéristiques de la canne

En ruisseau, l’encombrement des lieux exige une canne courte, d’une longueur maximale de 180 cm, de puissance light (2-8 g) ou ultra-light (1-5 g) si les conditions l’imposent. En petite rivière, soit celle dont la largeur fait moins de 10 mètres, la canne pourra être un peu plus longue jusqu’à 210 cm. La puissance sera une Light (2-8 g). L’action se devra d’être fast pour disposer d’une sensibilité et ainsi bien ressentir la touche. Il ne faut surtout pas utiliser un modèle conçu pour pêcher la truite à la cuillère. Leur action (regular) n’est pas adaptée pour la pêche au leurre souple.

Mes choix :

  • Smith Dragonbait Trout 6′ (2-8 g)
  • Garbolino Maxxter 1803 UL (1-5 g)

Tresse ou nylon

J’ai longtemps pêcher en nylon mais depuis que je pratique en tresse, c’est le jour et la nuit. La détection de la touche est nettement améliorée, sans compter qu’une couleur de tresse orange ou vert fluo aide à mieux percevoir un déplacement latéral de la ligne.

Bas de ligne

Il est impératif dès lors que l’on pêche en tresse, d’utiliser un bas de ligne en fluorocarbone pour gagner en discrétion. Sa longueur doit être au moins égale à la longueur de la canne, en diamètre 16/100 ou 18/100 ème. Je n’emploie jamais d’agrafe avec un souple.

Tête plombée, poids et forme.

J’affectionne la marque de tête plombée Macadam Fishing (Delalande) forme football avec un poids entre 1,5 et 3 grammes, hameçon numéro 4 à 6. Cette saison 2018, je vais essayer des jigheads texan de chez Decoy (SV38) forme conique, pesant 1.8 ou 2.6 grammes. Ces TP devraient me permettre d’explorer des postes scabreux, tel que des amas de bois.

J’adapte la taille de l’hameçon à la taille du leurre ; ainsi que le poids de la jighead à la vitesse du courant ou de la profondeur du poste.

Néanmoins, pour les leurres souples les plus minuscules, je me sers d’un hameçon droit prévu pour monter des mouches en n° 8 ou 10. Je plombe l’appât avec une bille en tungstène. Vous pouvez voir ce montage sur les imitations de criquet ou  de sauterelle, à gauche sur la photo montrant les différentes catégories de souples.

Quels sont les postes à explorer au leurre souple ?

La fosse est le poste type où un leurre souple peut faire merveille.

Le poste type pour pêcher au souple est une cuvette en aval d’une cascade, comme le montre la photo ci-dessus. L’approche un point fondamental lorsqu’on traque la truite, tenez-vous en retrait, agenouillé ou accroupi pour vous dissimuler à la vue des truites.

Il est possible sur ce poste de prendre du poisson partout : à fin de la cuvette, dans le profond, dans le pied de chute de la cascade et sans oublier les bordures de part et d’autre de la fosse.

Les plus beaux sujets se tiendront dans le fond de la cuvette d’autant plus si elle comporte des blocs rocheux synonymes de caches.

Voilà un poste de bordure à ne pas négliger !

La photo ci-dessus montre une bordure composée de blocs rocheux, l’eau coule ici sur un lit de pierres de tailles variables. Ce qui offre de nombreuses caches, tant dans la veine d’eau que dans les anfractuosités de la berge. L’eau s’écoule même sous le bloc rocheux au premier plan.

La vitesse d’écoulement étant relativement lente, voilà un poste à ne pas négliger et dont l’approche au souple sera idéale.

Sur cette photo, l’approche classique est une exploration au poisson-nageur. Si le nombre de touches ralenti, je  vous conseille d’opter pour une approche au leurre souple. Celle-ci moins agressive peut permettre de décider quelques poissons supplémentaires.

Quelle animation du leurre souple ?

Je n’anime pas mon leurre, je le dépose en amont du poste que je vise, et laisse le courant l’emporter dans la veine d’eau que je souhaite explorer, m’efforçant de le faire évoluer au plus près des caches. Je corrige si nécessaire pour qu’au lancer suivant, le leurre soit porter par la bonne veine là où je souhaite l’amener. Mon animation est plus proche de ce que fait un pratiquant au “toc” qu’à une pêche en lancer-ramener.

Je n’hésite pas à faire des pauses (1 à 5 secondes) sur le substrat pour décider un poisson suiveur et timide, et je ne compte plus les truites prises ainsi. Il m’arrive aussi de déposer mon montage dans une zone calme, tel un remous derrière une belle pierre, en laissant l’appât (pardon le leurre) immobile devant la cache. S’il y a une truite, il ne faut pas attendre longtemps pour qu’elle se décide à attaquer mon montage.

Dans une petite rivière et plus encore dans un ruisseau, les postes sont réduits et l’animation  s’impose d’elle même par une maîtrise des dérives ce qui oblige à bien lire l’eau. La pêche en lancer-ramener ne peut se faire que dans de rares situations.

Belle Fario prise au souple

A quelle saison pêcher la truite au leurre souple ?

Il n’y a pas de saison pour pêcher au souple, mais néanmoins c’est une technique qui convient parfaitement au mois de mars. A cette époque de l’année, les poissons se tiennent dans les zones profondes et à la vitesse d’écoulement faible à modérée. A cela s’ajoute le fait que leur activité est réduite, il faut que le leurre passe au plus près de leur gueule.

La pêche de la truite au  leurre souple, telle que je la pratique est en adéquation parfaite avec les conditions du moment. C’est à mon sens, une technique à utiliser impérativement le jour de l’ouverture et durant tout le mois de mars.

Pour ceux désirant pratiquer en grande rivière, je vous recommande la lecture de l’article écrit par Tom Couchoud du team Ultimate Fishing.

La pêche par procuration

À l’heure où la pratique du No Kill semble se généraliser, notamment auprès des plus jeunes pêcheurs, un phénomène émergeant se développe au travers du prisme déformant des réseaux sociaux et de l’image. Si cette dernière prédomine depuis déjà plusieurs décennies, l’instantanéité de la diffusion de l’information et un besoin absolu de reconnaissance au travers de « j’aime » virtuels seraient-ils devenus les seuls moyens d’exister au sein d’une société régentée par l’anonymat ?

D’ailleurs, les pêcheurs soucieux d’apparaître quoi qu’il advienne sur une image, somme toute éphémère, ne prennent plus le temps d’admirer le poisson qu’ils viennent de capturer, si ce n’est de manière interposée au gré des appréciations et autres commentaires électroniques qui viendront mesurer son niveau de popularité. L’esprit du no-kill lui-même ne serait-il pas galvaudé quand la prise photographique s’éternise de manière excessive ou que la manipulation d’un poisson est de nature à lui occasionner des lésions plus ou moins graves ou d’inutiles souffrances ? La pratique du Catch & release (synonyme de No Kill) ne constituerait-elle pas alors qu’un simple effet de mode codifié où l’intégrité du poisson ne passerait finalement qu’au second plan pour permettre à un pêcheur d’exister, de se mettre en scène, à moins qu’il s’agisse de l’emprise d’un processus cognitif inconscient ?

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C’est cette réflexion que je vous invite à mener avec moi au fil de cet article qui ne se veut pas moralisateur, mais finalement plutôt optimiste quant à l’évolution de notre pratique à l’aune du chemin déjà parcouru.

En effet, certains disciples de Saint-Pierre semblent obnubilés par la prise photographique au détriment de l’instant magique durant lequel nous devrions prendre le temps d’admirer – juste le temps nécessaire ! – le poisson que nous venons de capturer. Cette obsession de l’image et de sa diffusion peut les conduire à oublier l’essence même de notre passion. À l’instar des personnes qui assistent à un concert les yeux rivés sur leur téléphone portable, certains pêcheurs ne regardent plus leurs prises et les paysages qu’ils ont parcourus qu’au travers de leur écran de façon interposée. Cette contemplation « par procuration » est somme toute assez alarmante car elle paraît nous détacher de la réalité. Je dis « nous » car ma récente découverte des réseaux sociaux a déjà considérablement changé ma façon d’observer toutes les choses merveilleuses qui m’entourent quand je suis à la pêche et me fait m’interroger sur les raisons qui me conduisent à observer une modification de mon propre comportement.

Je dois ainsi reconnaître que le désir de vouloir partager les magnifiques paysages que je contemple prend quelquefois le pas sur les choses essentielles qui nous poussent à nous rendre au bord de l’eau. Indépendamment du partage de nos émotions et de nos petites expériences halieutiques, le besoin de figurer aux côtés du poisson sur le cliché, tel Narcisse admirant son reflet dans l’eau claire d’une source, me conduit à me questionner sur le manque de précautions qui peut survenir quand il s’agit de le maintenir le temps d’un selfie dans une position inconfortable ou à l’exposer trop longuement à l’air libre. Trop de poissons sont encore maladroitement tenus par la gueule ou trop serrés au niveau des organes vitaux sur certaines photographies en raison des difficultés que représente ce type d’exercice.

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Pris en flagrant délit de selfie !

Certains poissons chutent quelquefois lourdement à cette occasion ou finissent par se débattre sur un sol jonché de pierres ou dans la boue. L’idéal serait, bien évidemment, de mettre en valeur le poisson et éviter toute manipulation superfétatoire afin de préserver son intégrité et limiter sa souffrance. Je sais néanmoins combien il est difficile de succomber à la tentation et au plaisir de conserver le souvenir de sa capture quand un gros poisson se trouve dans l’épuisette. Le risque de voir une séance photo durer inutilement est malheureusement bien réel. J’aborderai cet aspect dans un prochain article.

Les conséquences sur l’intégrité du poisson me paraissent trop importantes pour ne pas m’interroger sur ma propre manière de pratiquer le no-kill. Si nous sommes accompagnés au bord de l’eau, la question se pose différemment car il est bien plus facile de présenter dans de bonnes conditions un poisson face à l’objectif si un compagnon de pêche prend la photographie. Si le poisson se débat, il suffit de le remettre prestement et délicatement dans l’eau, avant de reprendre l’opération dès qu’il est calmé. L’idéal est bel et bien de laisser sa prise le plus longtemps dans la rivière avant de le soulever rapidement, mais sans le serrer, juste le temps nécessaire pour prendre une ou deux photographies.

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Le temps d’exposition à l’air ne doit pas durer pour permettre au poisson de conserver toutes ses chances de survie… (photographie : Lionel Ainard)

L’opération ne devrait pas s’éterniser, mais il m’arrive encore de conserver un poisson dans mon épuisette plus longtemps que nécessaire ou de faire durer inutilement la prise photographique pour conserver un beau souvenir de ma capture, même si cette dernière reste dans son élément de façon quasi-permanente.

La génération actuelle, qui ne peut concevoir la pêche sans le no-kill, a considérablement participé à l’évolution des mentalités et de cette pratique. On est toutefois en droit de s’interroger si cette dernière constitue une simple finalité pour répondre à un effet de mode ou si elle correspond réellement à une démarche responsable et sincère où le poisson occuperait toutes nos préoccupations et toute notre attention. Je reste néanmoins convaincu que de nombreuses étapes ont été franchies, mais que nous devons encore progresser dans ce domaine et modifier notre façon d’appréhender les choses et de nous comporter au bord de l’eau. A contrario, nous devons faire montre de pédagogie et de retenue, notamment sur les réseaux sociaux, à l’égard d’un pêcheur qui, par méconnaissance ou par manque de lucidité, n’aurait pas encore pris conscience de l’inadéquation de son comportement.

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Même dans ce cas, il conviendra d’abréger cette prise photographique… (photographie : Aurélien Bachellerie)

En effet, comment imaginer une pratique du no-kill vertueuse sans soustraire les hameçons triples au bénéfice d’un armement beaucoup plus léger, comme des hameçons simples ? Que représente réellement la perte prématurée d’un poisson aux yeux d’un pêcheur soucieux de lui rendre sa liberté ? Pourquoi prendrions-nous le risque de faire souffrir un poisson pour l’immortaliser sur une image dont l’existence restera éphémère dans un monde virtuel et artificiel ? Je me pose régulièrement ce type de questions dans le dessein de modifier mon comportement quand je juge que ce dernier a été inapproprié. Il m’arrive encore de manquer de discernement lorsque je conserve par-devers moi, et plus durablement que nécessaire, une truite que je souhaite immortaliser au lieu de faire appel à ma simple mémoire. Le poisson ne devrait-il pas être au cœur de nos préoccupations, même si la pêche restera un petit jeu cruel envers un animal que l’on n’hésite pas à qualifier de « partenaire » ?

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Finalement, ce besoin de conserver le souvenir d’un poisson ne serait-il pas qu’une simple adaptation de notre espèce qui utiliserait un moyen technologique propre à mémoriser de façon artificielle des images ? L’homme aura toujours besoin d’images pour évoluer dans son environnement… Mais le poisson ne doit pas être considéré comme un simple produit de consommation ou un vulgaire accessoire destiné à satisfaire notre ego.

Au plaisir de vous rencontrer au bord de l’eau.

Ouverture truite, comment choisir le bon parcours ?

L’ouverture truite, voilà un jour particulier qu’il convient de préparer avec minutie pour se donner toutes les chances de réussir.

Il faut suivre la météo

Je regarde la météorologie quotidiennement, mais je la suis avec plus d’attention au fur et à mesure que le jour J approche. Chaque matin les bulletins météo de l’émission Télématin me fournissent les données du jour et parfois celles du lendemain. Pour une vision plus lointaine je vais sur : meteo-lyon.net un site météo local. J’ai éprouvé ce site depuis de nombreuses années sur la fiabilité de ses prévisions. Mais il faut rester prudent et ne pas oublier qu’il ne s’agit que de prévisions ! Je m’attache plus à identifier la tendance générale : amélioration, dégradation, arrivée de la pluie, radoucissement… plus que de savoir s’il fera beau le jour J.

Voilà le résultat de 24 heures de pluies !

Les impacts de la météo sur la rivière

La météo influence les milieux aquatiques, quelques exemples pour vous faire comprendre mon propos :

Situation 1 : Cela fait un mois qu’il pleut de manière quasi continue. Il sera tout  à fait logique que le niveau d’eau soit haut, et la rivière pourrait même être en crue.  Une situation qui englobe un niveau d’eau élevé, une turbidité importante et un débit fort.

Situation 2 : A l’inverse si l’hiver a été très sec vous risquez de trouver une rivière très basse, voir en étiage. Une situation qui engendrera une rivière à l’eau limpide et un débit faible.

Situation 3 : Quinze jours avant l’ouverture, un front froid accompagné de neige arrive du nord de l’Europe. L’impact sur la rivière sera immédiat. Le mélange entre l’eau de la rivière et la neige générera une baisse de la température de l’eau qui devrait se teinter. Le débit augmentera en fonction de la quantité de neige tombée.

Vous l’avez certainement compris, il convient de déterminer comment vont évoluer les paramètres suivants :

  • Le niveau et le débit.
  • La coloration de l’eau.
  • La température de l’eau.

Il est important de les suivre pour choisir le parcours où vous aurez les meilleures chances de réussite.

Astuces :

  1. Si votre rivière fait partie du système de suivi vigicrues vous pouvez suivre à distance les variations de niveau et de débit.
  2. Avoir un réseau d’informateurs, comme des personnes habitants à côté de vos parcours préférés qui vous renseignent en direct des évolutions de la rivière.
La station vigie-crue de la Brévenne, la crue est finie !

Eviter de pêcher en terre inconnue

Pour l’ouverture truite, on peut être tenté d’aller pêcher des eaux réputées mais que l’on ne connaît pas ou mal. Je déconseillerai totalement cette approche car vous aurez grand mal à vous adapter si par malheur vous n’enregistrez aucune prise et aucun indice d’activité piscicole (suivi, touche manquée). Sans connaissance des lieux vous ne saurez peut être pas sur quelle zone vous rendre pour rentrer du poisson.

A l’inverse en pêchant un parcours que vous connaissez comme votre poche vous vous rappellerez que derrière cette pierre au milieu du courant vous aviez pris l’été dernier une belle sauvage, ou que dans ce petit courant de bordure vous avez capturé votre première truite de souche lors de la saison passée.

Si vous avez déjà fait votre ouverture truite sur ce secteur, vous en connaissez les forces et les faiblesses à cette période de l’année. Il sera alors plus facile pour vous de vous adapter si la pêche s’avère difficile.

Repérer les parcours avant l’ouverture truite

Pendant six mois, la pêche a été fermée et vous n’avez probablement pas eu l’occasion de voir l’évolution de votre rivière. Il est indispensable d’aller voir comment les crues hivernales ont pu la modifier.

Par exemple, la rivière qui l’année dernière s’écoulait là en longeant la rive droite a pu voir son lit mineur réduit de moitié, et s’écoule désormais en rive opposée ; ou encore cette portion auparavant pauvre en raison de sa trop grande largeur, de sa lame d’eau peu profonde au substrat uniforme, offre désormais moultes caches grâce à cet enchevêtrement de bois morts, conséquence de la chute d’un vieux frêne.

La rivière est un milieu vivant en perpétuel évolution. Ce repérage vous aidera à choisir le « meilleur » parcours pour votre ouverture truite, mais aussi à choisir des leurres adaptés.

Cet arbre tombé a diversifié ce plat

Connaissance sur la truite

Pour réussir à la pêche, il faut s’efforcer de connaître son adversaire et l’évolution de son comportement au fil des saisons.

En mars, l’activité piscicole est faible. Les eaux sont encore froides. La nourriture disponible dans le milieu peu importante. La truite reste la majeure partie de son temps dans sa cache. En période hivernale, elle recherche des eaux profondes, à vitesse d’écoulement faible et à couvert végétal plus important. Elle cherche une cache pour se protéger de ses prédateurs et minimiser ses dépenses énergétiques comme un rocher, un tronc d’arbre, un couvert végétal ou une sous-berge.

Son rythme alimentaire est variable. En période hivernale elle tend à devenir nocturne et benthique (proche du fond). A cette époque de l’année, elle ralentit son métabolisme parfois jusqu’à jeûner pendant 4 à 5 mois suivant la latitude et l’altitude.

En mars, nous sommes en sortie d’hiver, et l’activité augmente mais n’est pas encore celle de la période faste d’avril-juin. Si la journée est ensoleillée, couplée à un radoucissement, voilà une situation propice pour réussir en ce jour d’ouverture.

A cette époque de l’année, la truite fait peu de déplacements, le leurre ou l’appât doit passer devant sa cache.

Au final, quel parcours choisir ?

Il doit d’abord correspondre à :

  • votre capacité physique, n’allez pas risquer votre vie dans une gorge qui exige une bonne condition.
  • votre niveau technique, si vous êtes débutant  n’allez pas vous risquer sur un ruisseau en gestion patrimoniale.

Si vous débutez, je vous recommanderai un parcours de plaine dans lequel des truites issues d’élevage ont été déversées quelques jours auparavant. Elles sont plus faciles à décider, elles n’assimilent pas l’homme à un danger mais elles subissent les agressions du milieu. Une eau chargée et très froide suite à un épisode neigeux leur fera clore la gueule. Les truites lâchées ont parfois du mal à bien se saisir d’un leurre, elles prennent plus facilement un appât comme un ver de terre.

Si vous êtes expérimentés, vous n’avez probablement pas besoin de mes conseils. Toutefois, évitez de vous rendre dans un secteur où la pénétration de la lumière est faible (gorge boisée), ces secteurs seront plus propice à partir d’avril-mai.

Le parcours doit comporter des zones profondes (fosses), avec de nombreux obstacles (arbres noyés, blocs rocheux), boisés (synonyme de sous-berges). Vous pouvez pêcher la rivière principale, le matin à la recherche de truites lâchées (arc-en-ciel ou fario), et l’après-midi aux heures les plus chaudes, un petit affluent pour traquer des truites de souches.

La bonne connaissance des lieux, issue de vos repérages et vos expériences passées vous seront là d’un grand secours. Si la rivière principale est en crue ou trop haute pour votre niveau technique, votre matériel. Il suffit de vous rendre sur un petit tributaire pour trouver chaussure à votre pied.

Mon choix

Pour ma part, il y a bien longtemps que j’ai tranché cette question ! Cela fait dix ans que je pratique sur le même parcours. Il comporte des courants sinuant au travers de pierres de toutes tailles, des accélérations oxygénant l’eau, des fosses parsemées de blocs, des plats profonds et lents… et la fin du parcours exige même une bonne condition physique. Il y a des truites d’élevage qui y sont déversées, mais il est possible d’y faire de belles truites sauvages. Il permet aussi de faire un bon casse-croûte avec les collègues, c’est aussi ça l’ouverture !

Une belle sauvage prise en fin de mâtinée

Matos photo et vidéo de l’équipe

Suite à plusieurs demandes sur le site et YouTube, nous avons décidé de mettre à jour cette vidéo avec un petit article rassemblant à peu près tout ce que l’équipe utilise.

SMARTPHONES

Lorsque je n’ai pas envie de m’encombrer avec une GoPro ou appareil photo j’utilise mon iPhone 6s qui permet de faire des photos correctes mais n’aura jamais le rendu d’une vraie focale fixe. Franck, de son côté, utilise un Samsung Galaxy S7 mais ne se considère pas comme un expert de la photo et privilégie le côté simple et pratique (peu encombrant).

APPAREILS PHOTOS

Pour faire la plupart de mes photos j’ai un hybride qui me permet de ne pas être trop encombré pour faire de belles photos. J’utilise le Panasonic Lumix GX80 (que Morgane a également avec un 30mm f2,8) avec un zoom 14/140mm pour le paysage et une focale fixe 25mm f1,7 pour les portraits (la focale fixe ayant beaucoup plus de profondeur de champ elle offre un joli bokeh, ce flou d’arrière plan qui permet de faire ressortir le sujet). À savoir que vous pouvez faire de bonnes affaires sur Le Bon Coin, j’ai ainsi acheté mon 14/140mm à 250€.

De son côté, Florian utilise le même zoom que moi sur un G80, modèle au dessus du GX80 qui a l’avantage d’avoir une entrée son pour brancher un micro contrairement à ce dernier. Ces appareils ont une stabilisation sur 5 axes ce qui permet de faire des vidéos assez stables à main levée. Louis, quant à lui utilise un Canon EOS 700D accompagné d’un zoom 18/55mm, d’un grip batterie et de cette focale fixe 50mm qu’il trouve très bien à condition de ne pas se servir de l’autofocus.

En plus des lunettes polarisantes, j’ai également des filtres polarisants de la marque Hoya (c’est une des marques de filtres les plus réputées) pour chaque objectif. Cela me permet de faire des photos en évitant les reflets du soleil sur l’eau, ou de prendre des paysages avec moins de tons blancs par exemple.

Si vous voulez vous amuser à faire de la photo macro sans dépenser une fortune dans un objectif macro il existe des bagues d’allonge qui fonctionnent assez bien (voilà un exemple de photo prise avec la bague de 10mm).

CAMÉRAS

La GoPro Hero5 Black a le gros avantage d’être étanche jusqu’à 10m de profondeur et permet de se balader sans boitier, donc avec un meilleur son, sans se soucier de la pluie et éventuelles projections d’eau du moulinet et poissons. Tout comme Florian, Louis et Gérémia, je filme avec un harnais en 1080p 60ips, ils utilisent quant à eux des GoPro 3+ à la 5 black. J’ai une carte mémoire de 128go qui me permet d’enregistrer pas loin d’une journée entière (une demie journée peut faire 75go dans ce format d’enregistrement).

Franck utilise une caméra G-Eye 700 dont vous pouvez voir les vidéos sur plusieurs articles du site. Ses avantages : waterproof sans caisson étanche (limité à 1m de profondeur et 30 minutes sous l’eau), capteur 16 megapixels, fonction zoom, écran tactile, 3h d’autonomie et filme en 1080p jusqu’à 60 images par secondes. Ses inconvénients : la batterie est interne, il est donc impossible de la changer pour une autre pour pouvoir continuer à filmer, et il n’y a pas de prise micro. A savoir que la G-Eye 900 est sortie depuis et coûte 149€.

Pour ce qui est des batteries j’en ai trois pour les temps de pluie et les sessions « courtes » mais il est également possible de brancher une batterie externe directement sur la prise d’alimentation de la GoPro. Il faut pour cela ne pas mettre de batterie à l’intérieur de la GoPro, cela permet de filmer toute une journée en continu (voire plus selon la batterie, avec ma 22000mAh j’ai pu recharger trois batteries de GoPro, deux du GX80, mon iPhone et il restait encore les 3/4 de la batterie. Après, il faut évidemment avoir assez de cartes mémoires pour sauvegarder plusieurs jours de vidéo ou avoir la possibilité de la vider sa carte SD tous les soirs).

Comme pour les objectifs de mon hybride j’utilise un filtre polarisant de la marque PolarPro (il en existe pour différents modèles de GoPro) qui améliore grandement la qualité des vidéos (vous trouverez à la suite une vidéo filmée avec pour mon article « Premiers Aspes », il y avait en revanche un peu de buée sur le filtre car j’avais mal séché la GoPro après avoir tenté de faire des images sous marines mais cela permet quand même de bien voir les aspes sous l’eau). La GoPro ayant un objectif grand angle elle capte énormément de lumière en journée et cela ne pose donc pas de problème de lui mettre un filtre lors des journées ensoleillées. Il ne faut cependant pas l’utiliser lors des conditions de basse luminosité (coup du soir, temps couvert…), les GoPro ayant déjà du mal à faire des images correctes sans filtres dans ce genre de conditions.



Pour transporter tout ça, j’utilise cette housse vendue 10,99€.

Pour ceux qui n’ont pas le budget pour une GoPro, la marque PNJ Cam est une très bonne alternative notamment utilisée par nos confrères de Scarna Fishing 😉

MONTAGE VIDÉO

Tout comme Franck avec Windows Movie Maker, j’aime iMovie pour son côté simple mais mon ordinateur commençant à se faire vieux j’ai parfois des problèmes à l’extraction. Florian, comme de nombreux autres, utilise Adobe Premiere Pro qui est un outil beaucoup plus poussé et forcément plus compliqué d’utilisation. D’autres utilisent Final Cut et Sony Vegas mais je ne les ai jamais essayés et ne pourrait donc pas vous en dire plus.

ACCESSOIRES

Voilà quelques accessoires qui peuvent être bien pratiques :

Ce mini trépied Manfrotto a le gros avantage de ne pas prendre de place et rentrer dans la poche. Il peut servir à un appareil photo comme à une GoPro ou un smartphone en y ajoutant un support.

L’écran du GX80 étant tactile j’ai mis dessus ces films de protection pas chers qui évitent de mouiller/abimer l’écran si on a les mains un peu humides ou sales mais j’essaye toujours de me sécher les mains avec un chiffon avant de prendre en main mon appareil.

Pour transporter tout ça j’utilise ce sac antichoc (que je mets dans mon bakkan ou sac à dos), dans lequel j’arrive à faire tenir tout mon matos photo/vidéo et ma batterie externe.

Autre accessoire bien pratique que vous pouvez fixer sur une bretelle de sac à dos ou une ceinture de banane/sacoche, ce clip pour appareil photo peut également s’adapter à une GoPro en y vissant un support prévu à cet effet.

Il existe également des batteries autres que celles des marques fabriquant les appareils photos. Voilà celle que j’ai de rechange pour mon GX80, elle tient un poil moins longtemps que celle livrée avec l’appareil mais à 5 fois moins cher la question ne se pose pas très longtemps.

Street-fishing, la sacoche Fat Hip Bag d’Illex

Catégorie : Bagagerie
Type : sacoche « banane »
Marque : Illex
Usage : Pêche du bord itinérante
Prix indicatif :  40 €

J’utilise depuis quelques temps, une sacoche « banane » : la Fat Hip Bag de chez Illex. Voici mon retour d’expérience sur ce modèle.

Je recherche dans une bagagerie :

  • Du confort de manière à ne souffrir d’aucune douleur que ce soit après 1 ou 5 heures de pêche. En bref, une sacoche qui sache se faire oublier pour que mon esprit ne soit concentré que sur la pêche.
  • Des poches bien pensées afin de pouvoir ranger une boîte de leurres de taille moyenne, deux petites boîtes contenant des jigheads, au moins une dizaine de pochettes de leurres souples, une bobine de fluorocarbone, sans oublier ma caméra et son trépied.
  • Divers anneaux pour accrocher une pince décroche leurre, un coupe-fil, une goulotte de mesure des poissons, un chiffon pour s’essuyer les mains après chaque capture…
  • Un produit solide qui durera dans le temps.

Présentation du produit

Il est spécialement étudié pour les pêcheurs itinérants du bord, en polyamide 420 Deniers avec une doublure en PVC souple et étanche.

  • Une sangle de transport ajustable et démontable,
  • Une ceinture de transport ajustable,
  • Un compartiment principal de rangement,
  • Une poche de rangement avant zippée à double compartiments dont une sur-pochette de rangement zippée.
  • Une poche latérale de rangement étanche (côté droit),
  • Une poche filet isotherme porte-bouteille (côté gauche),
  • Un holdster pince à anneaux brisés (côté gauche),
  • Un système astucieux de maintien d’un Fish-Grip (sous le dessous du sac).
  • Un système de porte-canne (sur la droite),
  • Une multitude de points d’attache pour des accessoires sur chaque côté.
  • Dimension : 39 x 17  x 22 cm

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Ci-dessus, le côté gauche de la sacoche où j’attache mes accessoires : un chiffon, une lime pour affûter les hameçons, une pince à anneaux brisés, un gant « easy protect », une goulotte de mesure fixée sur un bouton de service, une pince servant à décrocher les poissons.

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La vue sur la partie matelassée du sac qui est contre mon ventre (dos ou côté). L’épaisseur importante contribue beaucoup au confort en action de pêche.

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La vue sur le compartiment principal où je stocke aisément :

  • Une boîte (20 x 13 x 4cm) contenant une quinzaine de poissons-nageurs, lames vibrantes ou souples montés.
  • Une dizaine de pochettes de leurres souples.
  • Ma caméra Geonaute Eye-700 et son pied.
  • Une petite pince.
  • Mon téléphone portable.
  • Ma carte de pêche et ma CNI.
  • Mon étui à lunettes.

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La vue de la poche de devant qui comporte deux compartiments. Pour ma part, j’y glisse une à deux petites boîtes (11 x 8 x 2cm) contenant des jigheads ou un tube d’attractant et un tube recyclé qui contient des plombs drop-shot.

La poche sur la droite de la sacoche est étanche, et contient une bobine de fluoro pour réaliser mes bas de lignes.

En conclusion :

  • Une sacoche très bien conçue et adaptée au pêcheur urbain traquant les percidés.
  • Elle me permet d’avoir tout ce que je veux à portée de main pour rester efficace à tout instant.
  • J’adore les nombreux points d’attache pour accrocher tous mes accessoires.
  • Elle ne gêne pas les mouvements en action de pêche.
  • Je recommande l’utilisation de la sangle qui contribue à soulager le dos lors de session longue.
  • J’apprécie le fait qu’elle dispose d’une poche prévue pour une bouteille d’eau.

Comment choisir ses poissons nageurs pour la pêche de la truite ?

Bon nombre de pêcheurs connaissent la pêche au leurre via l’utilisation de la bonne vieille petite cuillère métallique. Ce leurre est d’ailleurs encore très efficace de nos jours et possède de nombreuses années devant lui malgré ce que pourraient penser certains. Néanmoins, les temps changent et les modes de pêche évoluent.

C’est pourquoi, de plus en plus de pêcheurs aguerris n’hésitent pas à s’équiper d’une boîte supplémentaire contenant de vrais petits bijoux : les poissons nageurs.

Le but de cet article n’est pas de vous donner des marques ou des modèles de leurres mais bien de vous fournir des explications claires qui vont vous permettre de choisir vous-même les poissons nageurs les plus adaptés à votre rivière. À noter que nous ne parlerons ici que des leurres durs.

Qu’est ce qu’un poisson nageur ?

Ce type de leurre représentant un poisson de la taille d’un vairon (pour la truite), fait sa première apparition au milieu du 17ème siècle et se verra breveté pour la première fois aux Etats-Unis en 1874.

Eh oui ça date ! D’ailleurs il n’est pas rare qu’en discutant avec des personnes d’un certain âge au bord de l’eau, on s’aperçoivent qu’ils connaissent très bien les poissons nageurs, mais sous le nom de Rapala.

En effet, c’est bien Lauri Rapala qui lance en 1936 les premiers poissons nageurs à bavette sur le marché, d’où le souvenir de nos aînés…

Tout d’abord créés principalement en bois, les fabricants d’aujourd’hui font preuve de beaucoup d’ingéniosité et utilisent d’autres matériaux tels que la résine pour rendre les poissons nageurs de plus en plus représentatifs de la réalité.

Beaucoup de marques proposent des gammes très complètes de ces petits objets dans des coloris et des tailles différentes mais c’est là que le bât blesse ! Nous autres pauvres pêcheurs nous nous perdons un peu dans tous ces choix…

Les différents types de poissons nageurs

Avant même d’acheter un poisson nageur, il est important de connaitre la rivière sur laquelle vous souhaitez l’utiliser.

En effet, comme il existe différents types de cuillères (tournantes ou ondulantes), il existe aussi différents types de poissons nageurs. De manière générale, nous vous conseillons d’avoir dans votre boîte, au moins un leurre de chaque type, vous allez comprendre pourquoi par la suite.

1. Les leurres “flottants” (ou “floating”)

Après avoir effectué votre lancé, si votre leurre reste immobile, celui-ci va flotter à la surface de l’eau, sans jamais couler. Dès lors que vous allez commencer à l’animer, sa bavette va lui permettre de descendre un peu dans la couche d’eau. C’est la largeur de la bavette qui va déterminer la profondeur à laquelle votre leurre pourra descendre grâce à la résistance émise par celle-ci sur l’eau. Plus la bavette sera grosse et plus la profondeur de nage sera importante. Lorsque votre action de moulinet se termine, le leurre remonte aussitôt à la surface.

C’est donc un leurre qui devra être utilisé dans des zones où le courant est assez faible sous peine qu’il soit emporté par la veine d’eau et que sa nage devienne inefficace.

2. Les leurres “suspending”

Nous abordons ici le sujet des leurres qui vont rester en suspension.

En effet, les leurres de type “Suspending” ont une densité très proche de celle de l’eau ce qui leur permet de rester presque tout le temps au même niveau dans la couche d’eau, que ce soit pendant l’animation ou à l’arrêt.

Grâce à ce type de leurre, vous pourrez pratiquer par exemple la technique du “Stop & Go” qui consiste à amener votre leurre jusqu’au spot repéré, à effectuer une petite pause de quelques secondes et à repartir. La truite, sortie pour saisir la proie pendant la récupération, va alors déclencher son attaque en voyant votre poisson nageur repartir.

Ce type de leurre sera plutôt adapté pour des courants allant de faibles à modérés.

3. Les leurres “coulants” (ou “sinking”)

Contrairement aux leurres flottants, ce type de poisson nageur va couler immédiatement à son arrivée dans l’eau. Bien entendu ce n’est pas une pierre, la descente va se faire plus ou moins lentement selon la densité de votre leurre.

L’avantage est que vous allez pouvoir pêcher tout type de courant avec celui-ci car son poids va lui permettre de rester stable dans des zones ou le courant est plus important.

En effet, comme il est plus lourd, il va descendre dans la couche d’eau et se fera moins emporter par les remous en surface. Attention néanmoins à ne pas utiliser ce type de leurre dans des zones où le niveau d’eau est trop bas, sinon vous pêcherez les cailloux !

Vous voilà désormais prêt pour vous confectionner une petite boîte au top. Pour compléter cette lecture, vous pouvez visionner ces deux vidéos complémentaires :

https://www.youtube.com/watch?v=3jO00I4sAMs

Comment choisir ses leurres pour la pêche de la truite quand on débute ? Voici une sélection de leurres pas cher pour se lancer dans les meilleures conditions.

https://www.youtube.com/watch?v=92z5o7k_6xs

Comment animer ses leurres pour la pêche de la truite ? Retrouvez dans cette vidéo quelques conseils pour animer vos leurres en fonction des postes de pêche rencontrés.

Street-fishing, le bilan d’une première saison.

Un bilan c’est d’abord des chiffres ! Cette saison ce fut 36 sorties ayant eut lieu du 17 mai au 17 novembre 2017. Leur durée moyenne a été de 2h30 au cours desquelles j’ai enregistré la capture de 97 perches et 21 brochets. Je ciblais ma recherche uniquement sur la perche ; les brochets ne furent que des prises accidentelles et la majorité furent des juvéniles !

En compétition « street-fishing » la taille minimum prise en compte pour la perche est fixée à 20 cm. Je me suis servi de cette « maille » pour évaluer le potentiel halieutique de ma zone de pêche, résultat 80 % de mes prises sont maillées.

Le choix du parcours : crucial

Streetfishing Lyon Saône

Pour cette découverte de la pêche en milieu urbain, j’ai choisi de pêcher la Saône qui coule à Lyon. J’ai limité mon exploration à un parcours d’une longueur d’environ 1 500 m où j’ai pratiqué sur les deux rives.

A chaque session, j’explore minutieusement un tronçon de 500 à 600 m. Je me concentre à identifier les postes (herbier, haut-fond, enrochement, plage, escalier…), la profondeur, la nature des fonds (sablonneux, caillouteux, vaseux…), la localisation du poisson fourrage et de leurs prédatrices : les perches. Ainsi, j’ai cartographié dans mon esprit la morphologie du cours d’eau. Je ne le connais pas encore sur le bout des doigts mais j’en ai une bonne représentation.

J’ai cherché à comprendre comment la rivière évoluait au fil des saisons. En résumé, je suis en questionnement perpétuel afin de comprendre le milieu et être à même de m’adapter pour rentrer du poisson à chaque sortie.

Ce parcours à proximité de chez moi me donne l’opportunité d’aller y pêcher dès que j’ai un moment de libre. L’hiver qui approche me lance un défi, trouver les perches alors que les herbiers ont presque disparu… et les poissons semblent gagner les profondeurs. Je constate que je touche plus de brochets que de perches… et j’ai l’espoir de prendre mes premiers sandres avant fin janvier.

Côté technique : essais transformés

Si je suis un débutant en pêche urbaine, je ne le suis pas comme pêcheur de carnassiers. J’ai plusieurs saisons de pêche en float-tube en lac derrière moi. A chaque sortie « street » j’expérimente un nouveau leurre ou une nouvelle technique.

Je pense que prendre le temps de bien connaître tous les leurres présents dans sa boîte de pêche, permettra un jour prochain de savoir quel leurre sélectionner pour correspondre parfaitement à la configuration du jour.

Je fais régulièrement des incursions sur Internet pour trouver des idées de techniques adaptées aux situations rencontrées sur mon parcours. Je relis régulièrement les articles écrit par Morgan Calu, streetfisher de renom, auteur pour Brochet-Sandre Magazine.

Le crankbait

Streetfishing_crankbait

J’utilise ce leurre pour chercher les poissons actifs et quand d’autres techniques n’ont rien donné. C’est une sorte de sauve-bredouille. J’ai 5 à 6 modèles dans ma boîte. Certains ont les flancs plats, d’autres sont rondouillards et d’autres encore sont articulés… capable d’évoluer de 1 à 3 mètres.

L’animation est à la portée de tous, un lancer-ramener éventuellement entrecoupé de pauses (le fameux stop and go). J’affectionne tout particulièrement le coloris perche.

Mes choix : Aragon MR (Illex), Diving Chubby (Illex), Golem 200 (Sakura), B-Switcher 2.0 (Zip Baits), Diving Cherry (Illex).

Le longbill minnow

Streetfishing_longbill minnow

Un cousin du crankbait que j’utilise peu en lancer-ramener. Je préfère le twicher pour imiter un alevin effrayé. Un excellent stimuli pour déclencher les attaques. Dans l’article sur le quai, c’est ce type de leurre qui me rapporte du poisson.

Mes choix : SC Shiner (Daïwa), Bevy Shad (Lucky Craft) et Squirrel 61 et 76 (Illex).

Le chatterbait

Le chatterbait est idéal dans les herbiers denses et pour gratter à proximité du fond, ce leurre ne m’a pas rapporté de captures mais j’ai réussi à déclencher de nombreuses touches surtout des brochets. Je pense qu’un jour un silure pourrait bien s’y intéresser.

Mon choix : DK Chatter weedless en 7 grammes (Fish Arrow). Il passe vraiment bien dans les herbiers. Il m’a permis de faire un silure de 80 cm et 2 jolis black-bass de 40 cm lors d’une session en float-tube cette année. 

Le spinnerbait

J’utilise des modèles conçus pour la perche ou le black-bass. Tête plombée de 5 à 7 grammes, palettes feuilles de saule, coloris naturel ou flashy. Excellent le long du quai, au milieu d’herbiers épars, à frôler les structures dures (bois morts, scooter, barrière métallique).

Je monte parfois un « trailer » pour donner plus de volume, faire une association de couleur, apporter une vibration différente ou supplémentaire mais cela contribue aussi à ralentir la descente du leurre dans la couche d’eau. Le « trailer » se doit d’être utilisé à bon escient. Il n’est pas indispensable.

Mes choix : MTS Spinnerbait (Damiki), un modèle Homemade, Pond Magic 5 grammes (Booyah).

Jeu de fléchettes

Streetfishing darting technique

J’ai découvert la technique du « darting » suite à la lecture d’un des articles de Morgan Calu. En anglais « dart » signifie « fléchette ». Il s’agit d’une animation pour laquelle il faut utiliser des leurres souples dit « finesse » et des têtes plombées ayant une forme triangulaire. C’est cette association TP triangulaire +  LS finesse qui permet d’engendrer cette nage erratique.

L’animation permet de réaliser un « walking the dog » subaquatique. Le leurre évolue en 3 dimensions : de haut vers le bas, de droite à gauche et d’avant en arrière. Elle peut-être soit lente proche du fond et insistante soit au contraire vive et ample du fond à la surface.

Cette technique est capable de susciter des touches alors que rien d’autre n’a fonctionné. Ce n’est pas une technique de prospection. Elle donne vraiment à mon sens tout son potentiel dans un herbier ou à proximité.

Un balancier sous la canne permet d’expédier le leurre d’un geste précis dans une trouée ou contre un obstacle. Pick-up ouvert, il faut laisser le leurre descendre jusqu’au fond. La forme de la tête aide à ce qu’il descende à l’aplomb de l’impact avec l’eau.

Il n’est pas nécessaire de commencer l’animation tout de suite, patience. Il m’est arrivé plusieurs fois qu’un poisson s’en saisisse sur le fond.

La touche est généralement franche : un « toc » ou une « lourdeur » qui doit entraîner un ferrage sec mais pas trop violent sous risque d’une décroche immédiate. La canne doit disposer d’une bonne réserve de puissance pour être à même d’extraire en force le poisson de son antre.

Mes choix (en 3 pouces) : Powerbait Minnow (Berkley) ; Flash-J (Fish Arrow) ; Drop-shot Minnow (Berkley). Et mes coloris favoris : blanc (pearl white), jaune fluo (chartreuse shad), bleu pailleté dos noir (rainbow) , perche, dos noir ventre rouge (black-red), dos noir ventre argenté (watermelon/silver).

Jighead light

streetfishing perche jighead light

J’entends par light, des poids compris entre 2 et 5 grammes. J’ai une prédilection pour les têtes de forme « football » soit comme un ballon de rugby montées d’un hameçon de numéro 2 à 4. Je monte des petits souples entre 2 et 3 pouces. Je préfère une animation en dent scie pour imiter un poisson blessé ou malade qu’un simple lancer-ramener.

Mes choix (en 2 pouces) : Divinator S (Biwaa) ; I-Grub (Damiki) et Powerbait Minnow (Berkley).

Quel combo ?

Damiki Spinning Blue Angel 662 EX Light – Shimano Exage 1000 FC – Tresse 8/100ème

J’ai utilisé cette canne (achetée en février 2008) de puissance 2-10 grammes de mai à septembre à la recherche des perches. Sa longueur de presque 2 mètres est idéale pour pratiquer sur mon secteur, et sa grande réserve de puissance m’assure la possibilité de sortir une jolie perche d’un herbier.

Pezon et Michel Casting Kaze Medium – Abu Garcia Promax 2 – Tresse 13/100ème

Ce modèle est conçu pour lancer de 5 à 20 grammes, a une action « fast » qui offre une très grande réserve de puissance. C’est à mon sens la canne parfaite pour pêcher la perche ou le brochet avec un large panel de leurres (hardbait, softbait, lames, leurres métalliques).

Avec ce matériel, j’ai découvert le plaisir de « pitcher » du haut d’un quai avec une grande précision contre la coque d’une péniche ou dans une trouée d’herbiers. Cet ensemble est le prolongement de mon bras. Il permet de vivre en direct le combat avec un beau poisson comme de guider son leurre vers l’antre du carnassier que je traque.

Abu Garcia Xcrossfield ML 662 – Abu Garcia Promax 2 – Tresse 8/100ème

Ce modèle a été acquis en octobre 2017 il est conçu pour lancer de 2 à 18 grammes, c’est une canne très légère d’action « regular fast ».

J’ai déjà pu juger de ses capacités en lançant des leurres léger : 3 à 5 grammes ; de sa réserve de puissance en combattant quelques perches à proximité d’herbiers. Je pense l’utiliser avec des leurres pesant entre 3 à 12 grammes.

J’ambitionne pour ma saison 2018 en street-fishing de pratiquer exclusivement en casting. Je suis fan de la gestuelle qu’exige ce type de canne et de son confort de pêche qui ne m’engendre aucune fatigue du poignet.

Seul point en suspend, l’acquisition d’un moulinet baitfinesse, en raison de son prix exhorbitant (300 à 400 euros).

Parlons, bas de ligne.

Je recommande l’usage d’un fluorocarbone qui a la capacité de résister à l’abrasion. Pour ma part j’utilise depuis de nombreuses années du Water Queen PVDF, je ne peux que vous le recommander. J’ai fais le choix d’utiliser un diamètre de 25/100 à 30/100.

J’affectionne une longueur entre 2 à 3 mètres qui me sert en action de pêche pour évaluer la profondeur. Je n’utilise pas d’agrafe, montant mes leurres par un nœud universel.

Les accessoires et la bagagerie

Streetfishing_fathipbag_00

Une bagagerie adaptée à la pratique du street-fishing contribue à être efficace au bord de l’eau, chaque accessoire à sa place dédiée et à portée de main pour être efficace.

J’utilise deux sacoches distribuée par Illex, le Shoulder Bag et depuis peu une sacoche type banane le Fat Hip Bag. Elles sont spécialement conçues pour la pêche du bord itinérant. Je vous les recommande vivement, vous ne serez pas déçu.

N’oubliez pas votre paire de lunettes polarisantes !

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