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La truite en ruisseau, c’est le top !

Aujourd’hui, je vais essayer de vous donner les clefs pour réussir en ruisseau.

Truite_en_ruisseau_biotope

Définition d’un ruisseau à truite

Un ruisseau est un cours d’eau ayant une largeur comprise entre 1 et 5 mètre(s).

Le parcours idéal se doit d’être très diversifié dans son profil. Il comportera ; des petites fosses, des cascades, des zones rapides, la présence de nombreuses caches et disposant d’une ripisylve, (il s’agit de la végétation bordant un milieu aquatique).

L’ombrage apporté par les arbres apporte de la fraîcheur au ruisseau et une autre source de nourriture pour la faune piscicole. Cela offre l’opportunité de capturer des poissons actifs même en pleine journée. J’affectionne tout particulièrement les secteurs traversant des bois ou bordant des prairies.

La connaissance sur la truite

La truite s’alimente en grande partie par le biais de la nourriture apportée par le courant. Sa position naturelle est d’avoir la bouche face au courant près à gober une proie.

Il en résulte que pour réussir, il faut impérativement remonter le ruisseau de l’aval vers l’amont. Ainsi, vous progressez en arrivant dans son dos, sous un angle où elle a du mal à percevoir son environnement.

Je vous recommande de lire l’excellent article du site pechetruite.com qui aborde le sujet de la vision de la truite.

Truite_en_ruisseau

Identifier les postes

La truite se tient sur un poste de chasse lorsqu’elle est en activité alimentaire, et le reste du temps dans un poste de repos.

Poste de repos ou cache

Ce type de poste n’est pas le plus facile à identifier, la truite s’y cachant pour se tenir à l’abri de ses prédateurs. Le croquis vous montre une coupe transversale d’un ruisseau. Les croix rouges vous indiquent la présence d’une cache sous la berge et d’une autre sous un bloc rocheux.

La moindre pierre offre un abri potentiel à une truite, notamment contre la violence du courant. Si ce bloc rocheux est suffisamment important, il peut abriter plusieurs individus. Chacune de ses faces peut offrir une cache. Je l’expliquais dans une vidéo réalisée en compagnie de Gérémia.

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Poste de chasse

Le poste de chasse est une tenue où la truite se positionne afin de capter une plus grande quantité de nourriture, cela peut-être le milieu d’une veine d’eau ou en tête d’un courant. Ainsi, elle s’expose plus au danger, et ses sens sont en éveil pour fuir vers une cache à la moindre alerte.

Truite_en_ruisseau_poste_chasse
Les croix vertes vous indiquent quelques postes de chasse.

Les 6 clefs de la réussite

L’observation

L’observation est l’une des clefs menant à la réussite. Il faut apprendre à observer le milieu. Je m’efforce d’identifier les différentes veines d’eau, leur vitesse d’écoulement, leur profondeur… mais aussi les postes de chasse et de repos potentiels.

De mon observation, il va en découler : le choix du leurre et l’ordre d’exploration de chaque poste. Pour bien observer, il faut absolument disposer d’une bonne paire de lunettes polarisantes.

L’approche d’un ruisseau à truite

La truite fuit au moindre signe de danger. Pour déjouer sa méfiance, il faut l’approcher avec une grande discrétion.  Pour cela, il ne faut pas hésiter à s’accroupir, à avancer sur les genoux, à se servir du terrain pour se positionner au mieux avant d’effectuer son lancer. Il faut faire des gestes lents, mesurés, prendre le temps de la réflexion pour savoir quel angle sera le mieux pour attaquer un poste.

 

Le soleil peut-être un handicap, car notre ombre portée sur l’eau est un fort signal d’alerte pour une truite. Les deux photographies vous montrent une approche peu discrète (photo de gauche), et une approche plus discrète (photo de droite) où je confonds mon ombre avec celle d’un arbre.

La précision des lancers

Il faut impérativement être précis pour explorer chaque poste susceptible d’abriter un poisson. En ruisseau, la plupart des lancers se font à courte distance (4 à 10 mètres), et certains postes à explorer font la taille d’une assiette plate. De fait, le leurre doit tomber au bon endroit et rentrer tout de suite en action de pêche.

Les postes les plus scabreux tels que le dessous de frondaisons exigent une précision sans faille.

La précision ne s’acquiert qu’après une longue pratique ou un long entraînement. Si vous débutez, je vous recommande de vous entraîner dans votre jardin ou sur la pelouse d’un parc public. Il suffit de prendre avec vous votre canne à lancer montée avec son moulinet garni d’un vieux nylon, d’une cuillère sans hameçon qui vous servira de poids et d’une assiette en carton pour cible.

La discrétion des posés

Vous devez travailler sur la discrétion du posé de votre leurre. Sinon vous risquez de ruiner une approche bien menée, et vos efforts dans la réalisation d’un lancer parfait par un « plouf » trop bruyant.

Une entrée trop bruyante risque fort d’alerter la truite postée, et peut l’inhiber en refusant votre leurre.

Pour freiner le leurre progressivement avant qu’il ne pénètre dans l’eau, l’astuce est de positionner son index sur la lèvre de la bobine de votre moulinet. C’est un réflexe à acquérir.

Le choix du bon leurre

Si vous débutez je vous recommande de pêcher avec des cuillères tournantes (Mepps Aglia ou Panther Martin), avant de penser à pêcher avec un poisson-nageur ou un leurre souple.

Dès que vous achetez un nouveau leurre, il faut le tester sur différents types de postes afin d’identifier quel est son domaine d’action.

Avec l’expérience, en un coup d’œil je sais quel leurre je ne peux utiliser, parfois un seul modèle conviendra, et souvent les options sont plus nombreuses. La saison, les niveaux d’eau, la turbidité sont des critères qui rentrent en ligne de compte pour le choix d’un leurre.

Ne négligez aucun poste !

La truite pouvant se tenir cachée derrière ou sous n’importe quelle pierre, il faut pêcher tous les postes susceptibles d’en abriter. Ne vous focalisez pas uniquement sur les postes les plus prometteurs.

En exemple, sur la photographie ci-après, pour ma part je ne négligerais pas le poste à droite plus calme que la veine principale de gauche.

Truite en ruisseau

Quelle est la meilleure saison pour la truite en ruisseau ?

Il est possible de pratiquer toute l’année en ruisseau, tant que le niveau d’eau le permet. Je considère que la meilleure période demeure celle entre la mi-avril et la fin juin.

Le matériel

Truite_en_ruisseau_matériel

Nul besoin d’investir dans matériel haut de gamme, par contre il faut ne pas se tromper sur le choix de sa canne et de son moulinet.

La canne

Elle doit faire une longueur maximale de 180 cm, sa puissance sera soit de 1 à 5 gramme(s) (Ultra-Light) ou de 2 à 8 grammes (Light), son action de regular à fast suivant la gamme de leurres que l’on souhaite utiliser (cuillère seulement ou un panel étendu). L’un des points clefs est de faire en sorte que la longueur de sa poignée, qui ne dépasse pas 25 cm. Une poignée trop longue vous gênerait dans l’exécution d’un balancé sous la canne. Ce type de lancer est probablement celui que j’utilise le plus en ruisseau.

Le moulinet

Il doit avoir une récupération rapide d’au minimum 75 cm par tour de manivelle, être léger (moins de 250 grammes) pour équilibrer parfaitement votre canne. Vous pourrez le garnir de tresse (6/100ème suffise) ou de nylon (14 à 16/100ème).

Autres accessoires

Un gilet de pêche avec ses multi-poches permet de ranger sa (ou ses) boîtes de leurres, sa pince pour décrocher les poissons, son coupe-fil, un système de mesure (Mayatruite ou mètre à ruban), sa carte de pêche.

Une épuisette que l’on accroche dans le dos du gilet avec un système aimanté ou plus économique un velcro.

Une paire de cuissardes comme chaussant suffit dans la majorité des cas.

Un chapeau ou une casquette permet d’améliorer la qualité de la vision lorsqu’on porte des lunettes polarisantes.

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A propos de l'auteur
Je pêche exclusivement aux leurres. J'adore pratiquer en ruisseau et petites rivières, biotopes qui exigent pour réussir une approche discrète et un bon niveau technique. J'affectionne tout particulièrement la traque de la truite, de la perche et du chevesne. Depuis mai 2017, j'arpente les berges de Saône à deux pas de chez moi, découvrant ainsi le "street-fishing" ses contraintes et ses plaisirs. Je suis aussi un pêcheur engagé, bénévole depuis 2011 dans une aappma et élu secrétaire en 2015.

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